Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Baillairgé, Thomas

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Synthèse

Né à Québec le 20 décembre 1791, Thomas Baillairgé est le fils de François Baillairgé, peintre, sculpteur et architecte, et de Josephte Boutin.

Baillairgé s'initie à la sculpture et à l'architecture auprès de son père et de l'abbé Jérôme Demers, professeur au Séminaire de Québec.

En charge de l'atelier de son père à partir de 1812, Baillairgé obtient son premier véritable contrat d'architecture et de sculpture en 1815, alors qu'il entreprend les travaux de décoration intérieure de l'église de Saint-Joachim. Il travaille en étroite collaboration avec son ancien professeur, le vicaire général du diocèse de Québec Jérôme Demers, qui est chargé d'approuver les plans des nouvelles églises.

Baillairgé, architecte diocésain, dessine notamment les plans de la chapelle de l'aile de la Congrégation au séminaire de Québec (1824-1826), de l'église de Sainte-Claire dans la région de Bellechasse (1825-1827), de l'église de Saint-Charles-Borromée à Charlesbourg (1827-1830), du séminaire de Nicolet (1827-1836), de l'église Saint-Pierre-Apôtre à Saint-Pierre-les-Becquets (1834-1839), des églises de Saint-Joseph (1835-1838) et de Saint-Charles-Borromée (1838-1844) à Deschambault-Grondines, de l'église de Sainte-Agnès à La Malbaie (1841-1842), de la façade de la basilique-cathédrale de Notre-Dame-de-Québec (1843) et du palais épiscopal de l'évêché de Québec (1844-1845).

Il conçoit aussi les décors intérieurs de plusieurs églises dont ceux de l'église de Sainte-Famille à l'île d'Orléans (1821-1825), de l'église des Augustines-de-l'Hôtel-Dieu-de-Québec (1829-1834), de l'église de Saint-Pierre-de-l'Île-d'Orléans (années 1830-1840), de l'église de Saint-François-du-Lac (1845-1849) et de l'église de Sainte-Luce dans le Bas-Saint-Laurent (1845-1850).

Baillairgé dessine aussi les plans de certains bâtiments publics, dont l'édifice du Parlement érigé à partir de 1830 sur l'emplacement actuel du parc Montmorency à Québec. Il conçoit également les plans de plusieurs maisons privées, notamment sur les rues Saint-Louis et Sainte-Ursule dans la même ville.

Au cours de sa carrière, Baillairgé aura dessiné les plans de plusieurs bâtiments religieux, publics et privés, principalement dans les régions de Québec et de l'est du Québec. Il a combiné le style néoclassique anglais, alors en vogue, aux techniques de construction traditionnelles du Bas-Canada. Dans plusieurs de ses projets, la sculpture et l'architecture formaient un tout. Certains de ses élèves connaîtront une brillante carrière, comme Louis-Thomas Berlinguet, André Paquet et son petit-cousin Charles-Philippe-Ferdinand Baillairgé. Le succès de ses élèves conférera à Baillairgé un rayonnement certain.

En 1834 et 1835, Baillairgé a été élu conseiller du quartier du Séminaire au conseil municipal de Québec.

Il est décédé à Québec, le 9 février 1859. Il est inhumé dans la crypte de la basilique-cathédrale de Notre-Dame-de-Québec.

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Références

Notices bibliographiques :

  • Fondation du patrimoine religieux du Québec. Inventaire des lieux de culte du Québec [En Ligne]. http://www.lieuxdeculte.qc.ca/
  • NOPPEN, Luc. « Baillairgé, Thomas ». Bibliothèque et Archives Canada. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
  • NOPPEN, Luc. Le renouveau architectural proposé par Thomas Baillairgé au Québec de 1820 à 1850 : l'architecture néo-classique québécoise. Toulouse, Université Toulouse-Le Mirail, 1976. s.p.

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