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Compagnie du chemin de fer Canadien du Pacifique

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Synthèse

En 1871, la condition d'entrée de la Colombie-Britannique dans le nouveau Dominion est la construction d'un chemin de fer transcontinental. L'importance des montants en jeux engendre énormément de corruption conduisant au scandale du Pacifique (1873) qui entraine la chute du gouvernement de John Alexander Macdonald. De retour au pouvoir en 1878, Macdonald relance les appels d'offres pour la construction d'une ligne transcontinentale. Le contrat est accordé à trois des plus grands hommes d'affaires de l'époque, Donald Alexander Smith, James Jerome Hill et George Stephen. L'incorporation de la Compagnie du chemin de fer Canadien du Pacifique (C.P.) a lieu le 16 février 1881.

Comme le projet est titanesque, il bénéficie d'une aide substantielle du gouvernement. Ainsi, la nouvelle compagnie reçoit 25 millions de dollars en argent comptant, environ 10 000 hectares de terrains le long des voies, 37 millions de dollars pour couvrir les frais d'arpentage et un monopole de 20 ans pour le transport vers les États-Unis. Dès 1882, la direction de la compagnie est donnée à William Cornelius Van Horne. Compte tenu des immenses défis à relever, tant le passage des Rocheuses que celui des tourbières du Bouclier canadien, les besoins en main-d'oeuvre sont gigantesques. Au plus fort de la construction, près de 9 000 hommes travaillent sur les chantiers, dont plus des deux tiers sont d'origine chinoise. Le 7 novembre 1885, le dernier crampon est posé et la ligne de chemin de fer vers l'ouest est complétée. Quatre ans plus tard, la ville de Saint-Jean au Nouveau-Brunswick est reliée au réseau qui s'étend désormais d'un océan à l'autre.

Voulant consolider le développement de la ligne en construction, ses dirigeants optent pour la mise en valeur des territoires longés par le réseau du Canadien Pacifique. Ils encouragent la colonisation par la vente de terres et favorisent le développement du tourisme avec l'érection de gares-hôtels et de restaurants. La compagnie diversifie ses activités en mettant sur pied une flotte de bateaux naviguant d'abord sur les Grands Lacs, puis sur l'Atlantique et le Pacifique. Elle a aussi des intérêts dans plusieurs entreprises oeuvrant dans des domaines aussi variés que la messagerie, la métallurgie, la télégraphie et, plus tard, l'aviation.

Sous la direction de Thomas George Shaughnessy, la compagnie connaît une importante phase d'expansion ferroviaire. Entre 1893 et 1918, le réseau du Canadien Pacifique passe d'environ 11 200 à 17 600 km de lignes, dont plus de la moitié se trouvent dans les Prairies. L'entreprise subit toutefois la concurrence de nouveaux joueurs, tels la Canadian Northern Railway et le chemin de fer Grand Tronc Pacifique. L'arrivée en 1923 de la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada (Canadien National), une création de l'État canadien née de la fusion de cinq grandes sociétés de chemin de fer, et la crise financière des années 1930, sont sources de difficultés pour le C.P. La Seconde Guerre mondiale permet cependant à la compagnie de retrouver le chemin de la rentabilité en assurant le transport des troupes de même qu'en produisant du matériel et des armes.

Le C.P. traverse le XXe siècle en subissant plusieurs réorganisations et cures de rajeunissement. En 1971, la compagnie prend le nom de Canadien Pacifique ltée et, en 1996, son siège social déménage de Montréal à Calgary.

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Références

Notices bibliographiques :

  • Groupe Harcart Inc. Inventaire des gares du Canadien Pacifique de la région des Laurentides. Montréal, Ministère des Affaires culturelles, 1986. s.p.
  • LAVALLÉE, Omer S. A. « Canadien Pacifique, chemin de fer du ». Institut Historica-Dominion. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
  • MCDOUGALL, J. Lorne. Le Canadien Pacifique: brève histoire de la Compagnie du chemin de fer Canadien du Pacifique. Montréal, Presses de l'Université de Montréal, 1968. 207 p.
  • REFORD, Alexander. « Smith, Donald Alexander, 1er baron Strathcona et Mount Royal ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
  • REFORD, Alexander. « Stephen, George, 1er baron Mount Stephen ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
  • REGEHR, Theodore D. « Shaughnessy, Thomas George, 1er baron Shaughnessy ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
  • REGEHR, Theodore D. « Van Horne, sir William Cornelius ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/

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