Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Barbeau, Marcel

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Synthèse

Né le 18 février 1925 à Montréal, Marcel Barbeau est le fils de Philippe Barbeau, menuisier, et d'Élisabeth Saint-Antoine.

Jusqu'en 1941, il fait ses études secondaires à l'école Louis-Hippolyte Lafontaine pour ensuite étudier l'ébénisterie dès l'année suivante à l'École du meuble de Montréal. En 1944, il réoriente ses études vers la section design de ce même établissement pour bénéficier des enseignements de Paul-Émile Borduas. Il y obtient son diplôme en 1947. Ce changement de parcours académique marque le début de son engouement pour l'art pictural. Il noue par la même occasion des amitiés avec Jean-Paul Riopelle et Maurice Perron.

Dès 1945, il participe activement au groupe des automatistes, qui réunit des artistes réfractaires aux traditions artistiques et qui valorisent l'intuition dans l'expression des arts. Il commence au même moment à créer de façon plus autonome et assidue, en louant notamment son premier atelier. Il signe le manifeste Refus global et participe à la confection des 400 copies du recueil éponyme. Cette même année, plusieurs automatistes rejettent en bloc une série de peintures qu'il a effectuées, ce qui le pousse à détruire quelque 50 toiles.

Jusqu'aux années 1960, il occupe différents emplois dans le commerce de détail et dans l'alimentation afin de subvenir à ses besoins et ceux de sa famille, ne pouvant vivre de son art. En 1952, il donne des cours de dessins à l'École des arts et métier de Rouyn-Noranda. Il retire également des revenus de son travail de photographe itinérant.
Barbeau doit fait face au début de sa carrière à plusieurs refus, mais également des succès, notamment pour exposer dans des galeries ou des expositions. Il établit progressivement sa notoriété artistique au début des années 1960. Il est membre du jury du Conseil des arts du Canada en 1968, ce qui lui fait parcourir le pays.

Il voyage beaucoup en raison de son art, que ce soit au Québec, au Canada, aux États-Unis ou en Europe. Il vit notamment quelques années à Paris et à New York, où il accumule de l'expérience et intègre des réseaux d'artistes qui lui sont bénéfiques. Jusqu'à sa mort, il continue de peindre des tableaux.

Il obtient le prix Zack de l'Académie royale du Canada en 1964 et, en 1994, remporte les Jeux de la Francophonie de Paris dans la section peinture. Il est reçu à l'Académie royale des arts du Canada en 1993, admis à l'Ordre du Canada comme officier en 1995 et à l'Ordre national du Québec en 2015.

Il est décédé à Montréal le 2 janvier 2016.

Il avait épousé à Montréal en 1948 Suzanne Meloche puis, en 1975, Ninon Gauthier.

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Références

Notices bibliographiques :

  • DAVIS, Ann. « Marcel Barbeau ». Institut Historica-Dominion. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. https://thecanadianencyclopedia.com/fr/article/barbeau-marcel/
  • DUBOIS, Sophie. Refus global : histoire d'une réception partielle. Nouvelles études québécoises, 16. Montréal, Les Presses de l'Université de Montréal, 2017. 429 p.
  • ELLENWOOD, Ray. Égrégore: une histoire du mouvement automatiste de Montréal. Montréal, Éditions du Passage, 2014. 330 p.
  • Fondation Marcel Barbeau. Fondation Marcel Barbeau [En Ligne]. https://marcelbarbeau.com/
  • GAGNON, Carolle et Ninon GAUTHIER. Marcel Barbeau: le regard en fugue. Montréal, Centre d'étude et de communication sur l'art, 1990. 243 p.
  • GAGNON, François-Marc. Chronique du mouvement automatiste québécois, 1941-1954. Outremont, Lanctôt éditeur, 1998. 1023 p.

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