Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Association des Fils de la Liberté

Statuts

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Synthèse

L'Association des Fils de la Liberté est un regroupement politique et paramilitaire du Bas-Canada opposé à l'administration britannique et inspiré des Sons of Liberty de la Révolution américaine. Il est fondé dans le contexte des troubles politiques de 1837 et entretient des liens serrés avec le Parti patriote.

Le 5 septembre 1837, entre 500 et 700 patriotes, essentiellement des jeunes, se réunissent à l'Hôtel Nelson à Montréal et forment l'Association des Fils de la Liberté. Celle-ci est basée sur l'idée que les instances parlementaires ne suffisent pas à faire entendre la cause des patriotes et qu'il est nécessaire d'utiliser d'autres véhicules d'expression, la force si nécessaire.

La structure de l'Association des Fils de la Liberté reflète la volonté des fondateurs de se préparer à prendre les armes si la situation les y appelle. En plus de la section civile, le comité de régie présidé par l'avocat André Ouimet, l'association se dote d'une section militaire sous le commandement de Thomas Storrow Brown, un quincailler. L'organisation militaire prévoit une division en six sections comprenant des compagnies de maximum 50 hommes chacune. Celles-ci sont composées d'un chef, de deux lieutenants, d'un enseigne et de cinq sergents. L'association doit se rencontrer le premier lundi de chaque mois pour discuter des affaires civiles et organiser occasionnellement des manoeuvres d'entraînement militaire, parfois en plein coeur de Montréal. La devise de l'association est « En avant! » et Georges-Étienne Cartier leur compose un hymne qui s'intitule « Avant tout, je suis Canadien. » Les rencontres de l'association sont annoncées dans les petites annonces des journaux La Minerve et The Vindicator.

L'essentiel des membres des Fils de la Liberté se situe à Montréal. D'autres groupes s'organisent en dehors de la métropole, mais ne regroupent pas plus de 200 personnes. Au total, le gouverneur Archibald Acheson, comte Gosford, estime à environ 2000 le nombre de membres, mais il est ardu de le déterminer avec précision, puisque la participation d'une activité à l'autre diffère largement.

Le 6 novembre 1837, les patriotes de l'association, réunis en assemblée à l'auberge Bonacina, à Montréal, attirent l'attention du Doric Club, un groupe paramilitaire loyaliste. Ce dernier convoque les loyalistes de Montréal à se mobiliser avec l'objectif avoué d'aller écraser les Fils de la Liberté. La confrontation entre les deux groupes donne lieu à une série d'escarmouches dans les rues de Montréal qui se terminent avec le saccage des bureaux du journal The Vindicator et de la maison de Louis-Joseph Papineau par les loyalistes.

Le 16 novembre, conséquence directe de l'échauffourée urbaine, une série de mandats d'arrêt pour haute trahison est lancée par les autorités coloniales contre les principaux chefs patriotes. André Ouimet et plusieurs autres sont capturés, d'autres s'échappent. À cette date, l'Association des Fils de la Liberté cesse vraisemblablement ses activités.

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Références

Notices bibliographiques :

  • AUBIN, Georges, dir. et André OUIMET. Journal de prison d'un Fils de la liberté, 1837-1838. Montréal, Typo impression, 2006. 155 p.
  • AUBIN, Georges et Marcel RHEAULT. Médecins et patriotes. Québec, Septentrion, 2006. 350 p.
  • Institut Historica-Dominion. L'encyclopédie canadienne [En Ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
  • ROCHON, Paul. 1837 : la petite histoire des patriotes. Montréal, Éditions du Taureau, 1987. 283 p.
  • s.a. Les Patriotes de 1837 à 1838 [En Ligne]. http://www.1837.qc.ca

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