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Bataille de Saint-Eustache

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Synthèse

La bataille de Saint-Eustache est un événement des rébellions de 1837-1838. Elle a lieu le 14 décembre 1837 à Saint-Eustache, un village situé au nord-ouest de Montréal. Elle oppose des patriotes à l'armée britannique, aidée de volontaires loyaux.

Après avoir pacifié le sud de Montréal, le commandant en chef des forces armées pour le Haut et le Bas-Canada, sir John Colborne, décide d'attaquer la région des Deux-Montagnes. Selon ses informateurs, les patriotes y seraient très bien organisés. Il prépare donc son offensive en conséquence. Il recrute des volontaires de Montréal et de la région de Deux-Montagnes. Il mobilise aussi plusieurs régiments de l'armée en vue de l'attaque. Au matin du 13 décembre 1837, c'est près de 1500 soldats et volontaires qui convergent vers le village de Saint-Eustache.

Les patriotes du comté des Deux-Montagnes sont organisés en deux camps. À Saint-Eustache, ils sont dirigés par le suisse Amury Girod et le docteur Jean-Olivier Chénier. Des villageois et des patriotes venus de Montréal sont regroupés dans des camps aux abords du noyau institutionnel du village. Les effectifs varient de jour en jour.

Colborne envoie un groupe de volontaires, dirigés par le capitaine Maximilien Globensky, passer par le village de Sainte-Dorothée. Le reste de l'armée traverse la rivière des Mille-Îles en aval de Saint-Eustache. Lorsqu'il aperçoit le groupe de volontaires dirigé par Globensky, Chénier se lance à leur poursuite sur la rivière gelée. Colborne profite du fait qu'ils sont à découvert pour tirer des coups de canon dans leur direction. Chénier et son groupe se replient alors au centre du village. Dès lors, c'est la débandade chez les patriotes. Plusieurs prennent la fuite tandis que d'autres se réfugient dans l'église et des bâtiments institutionnels à proximité. L'armée et les volontaires loyaux encerclent le village et arrêtent de nombreux fuyards. À un moment, des militaires ou des volontaires allument des foyers d'incendie dans le presbytère, le couvent puis l'église. Les patriotes sont alors pris au piège dans l'église en flamme. Plusieurs s'enfuient et sont aussitôt arrêtés par l'armée. L'un des derniers à sortir de l'église est le chef Jean-Olivier Chénier, qui est aussitôt abattu.

Au cours des heures qui suivent, le village de Saint-Eustache est pillé et incendié. La bataille a fait près de 70 morts et plus d'une centaine de prisonniers patriotes. Dès le lendemain, l'armée dirigée par sir John Colborne se dirige vers le village de Saint-Benoît pour y arrêter les principaux chefs du comté des Deux-Montagnes.

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Références

Notices bibliographiques :

  • BERNARD, Jean-Paul. « Bataille de Saint-Eustache ». Institut Historica-Dominion. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
  • Bibliothèque et Archives nationales du Québec. La ligne du temps du Québec [En Ligne]. http://numerique.banq.qc.ca/ligne-du-temps?eventid=100&fbclid=IwAR2kr3FK0C19KkD2nNye1qlclQK0Er8kXH4c3as9qxyJs4sLwcWM__kfpnk
  • SENIOR, Elinor Kyte. Les habits rouges et les patriotes. Montréal, VLB, 1997. 310 p.

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