Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Gauvreau, Pierre

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Synthèse

Né le 23 août 1922 à Montréal, Pierre Gauvreau (Marcel Henri Lucien Pierre Gauvrau), est le fils aîné de Lucien Gauvreau, militaire, et de Julienne Saint-Mars. Il est le frère de Claude Gauvreau, poète et écrivain.

Il fait ses études primaires à l'Institut des sourdes-muettes, établissement géré par les Sœurs de la Providence. Au terme de ses études primaires, il obtient une bourse afin de poursuivre son cheminement au collège classique. C'est au collège Sainte-Marie qu'il effectue son cours classique et qu'il rencontre Bruno Cormier, avec lequel il se lie d'amitié. À la même époque, il rencontre Françoise Sullivan. À l'automne 1938, il ne retourne pas au collège et abandonne ses études. Suivant l'exemple de Sullivan, il entre à l'École des Beaux-Arts en 1939. Là, avec un groupe d'étudiants avides d'art moderne composé notamment de Sullivan, Fernand Leduc et Louise Renaud, il s'initie aux artistes et courants boudés par les Beaux-Arts. Dans leur quête de référents, Gauvreau et Sullivan vont même jusqu'à visiter inopinément Alfred Pellan à sa résidence afin de voir ses tableaux.

En 1942, à la suite de l'adoption de la Loi sur la conscription, il fait son service militaire. Au départ, ses formations militaires ne l'empêchent pas de participer à quelques événements culturels et de peaufiner son art. Cependant, son engagement militaire le retient de plus en plus avec l'année qui avance. Il peint ses premières œuvres non figuratives pendant ses quelques répits et permissions à Montréal tandis que son frère veille à la diffusion de son travail dans des expositions. Il est éventuellement déployé en Angleterre en 1945 et y arrive deux semaines avant la fin du conflit avec l'Allemagne. Il supervise l'embarquement des troupes qui reviennent au Canada jusqu'en aout 1946. De retour à Montréal, il retrouve un groupe d'automatistes agrandi par des étudiants de l'École du Meuble, dont Marcel Barbeau, Jean-Paul Riopelle, Jean Paul Mousseau et Marcelle Ferron. Il prend régulièrement la parole dans les médias pour défendre le courant automatiste et travaille à la formulation de ses orientations. Au même moment, ses peintures se font remarquer.

Il signe le manifeste Refus global en 1948, paru dans un recueil du même nom, qui fera beaucoup de vagues dans la province. Il s'investit beaucoup dans le processus d'édition piloté par Maurice Perron, titulaire des droits de la maison Mithra-Mythe qui assure l'édition du recueil. Il sera également impliqué dans la seconde parution de la maison d'édition, Le Vierge incendié de Paul-Marie Lapointe.

Pour subvenir à ses besoins, il travaille peu de temps à l'Artistic Decalcomania, un atelier de sérigraphie. Il devient ensuite annonceur à la station CHLP en 1949, ce qui amorce une longue carrière dans le domaine des télécommunications. Il passe par la radio, le journal ainsi que par la télévision. Bien que ces nouveaux engagements occasionnent des pauses de création picturale, Pierre Gauvreau ne délaisse pas la peinture.

Il travaille pour la télévision de Radio-Canada, de Radio-Québec ainsi que pour l'Office national du Film. Il réalise des épisodes de la télésérie pour enfant Pépinot et Capucine, les séries Radisson (1957-1959) et D'Iberville (1967-1968), qui est la première série couleur de la chaine d'État. Son travail le plus notoire est celui de créateur de la télésérie Le temps d'une paix de 1980 à 1989, premier volet d'une trilogie qui compte aussi Cormoran (1990-1993) et Le volcan tranquille (1997-1998).

Il est décédé à Montréal le 7 avril 2011.

Il avait épousé à Montréal, le 18 juin 1949, Magdeleine Arbour. Ils ont eu deux enfants et ont divorcé en 1960.

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Références

Notices bibliographiques :

  • BIONDI, Jeanette. Pierre Gauvreau: le jeune homme en colère. Outremont, Lanctôt, 2003. 478 p.
  • DUBOIS, Sophie. Refus global : histoire d'une réception partielle. Nouvelles études québécoises, 16. Montréal, Les Presses de l'Université de Montréal, 2017. 429 p.
  • ELLENWOOD, Ray. Égrégore: une histoire du mouvement automatiste de Montréal. Montréal, Éditions du Passage, 2014. 330 p.
  • GAGNON, François-Marc. Chronique du mouvement automatiste québécois, 1941-1954. Outremont, Lanctôt éditeur, 1998. 1023 p.
  • SMART, Patricia. Les femmes du Refus global. Montréal, Boréal, 1998. 334 p.
  • WILKIN, Karen. « Pierre Gauvreau ». Institut Historica-Dominion. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. https://www.encyclopediecanadienne.ca/fr/article/pierre-gauvreau/

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