Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Gauvreau, Claude

Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Inventorié --
 

Haut de la page

Synthèse

Claude Gauvreau est né à Montréal, le 19 août 1925.

Gauvreau étudie au collège Sainte-Marie. Il est renvoyé à deux reprises de l'institution pour incompatibilité idéologique et pour des croquis obscènes. En 1947, il obtient un baccalauréat en philosophie de l'Université de Montréal.

En 1942, son frère Pierre l'initie à l'art moderne et lui fait rencontrer Paul-Émile Borduas avec qui il se lie d'amitié. Gauvreau devient l'une des figures de proue du mouvement automatiste et signe le Refus global en 1948. Il s'adonne à la poésie et au théâtre. En 1947, il met en scène sa pièce Bien-être, écrite pour la comédienne et amie Muriel Guilbault. Il rédige également des textes radiophoniques pour Radio-Canada et est critique de théâtre pour l'hebdomadaire anticlérical Le Haut Parleur.

En 1952, Gauvreau écrit aussi son seul roman, Beauté baroque, à la mémoire de Muriel Guilbault, sa muse, qui s'est suicidée. Très affecté par cette perte, Gauvreau est interné à plusieurs reprises entre 1955 et 1965. En 1953, il écrit la pièce L'asile de la pureté. Un an plus tard, il organise la dernière exposition automatiste.

Les pièces de théâtre de Gauvreau seront surtout jouées après sa mort. Bien que la pièce La charge de l'orignal épormyable, écrite en 1956 et jouée en 1970, s'avère un échec, les metteurs en scène Jean-Pierre Ronfard au Théâtre du Nouveau Monde et André Brassard au Théâtre de Quat'Sous, réussissent à faire connaître son génie. La mise en scène par Ronfard au TNM en 1972, de la pièce Les oranges sont vertes, écrite en 1970, connaît un mémorable succès.

Gauvreau collabore à plusieurs périodiques, notamment Notre Temps, Le Petit journal et L'Autorité du peuple. Il ne publie que trois livres de son vivant, Brochuges (1956), Sur fil métamorphose (1956) et Étal mixte (1968). Le recueil intitulé Oeuvres créatrices complètes (1977) ne paraît qu'après son décès. Dénonciateur du conformisme et du cléricalisme, il est considéré comme un pionnier de la modernité théâtrale au Québec.

Il est décédé à Montréal le 7 juillet 1971.

Haut de la page

Références

Notices bibliographiques :

  • BERTIN, Raymond. « Gauvreau, Claude ». Institut Historica-Dominion. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
  • HAMEL, Réginald, John HARE et Paul WYCZYNSKI. Dictionnaire des auteurs de langue française en Amérique du Nord. Montréal, Fides, 1989. 1364 p.

Multimédias disponibles en ligne :

Haut de la page

Gouvernement du Québec

© Gouvernement du Québec, 2013