Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Site patrimonial de l'Île-d'Orléans

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Arrondissement historique de l'Île-d'Orléans

Région administrative :

  • Capitale-Nationale

Municipalité :

  • Saint-François-de-l'Île-d'Orléans
  • Saint-Jean-de-l'Île-d'Orléans
  • Saint-Laurent-de-l'Île-d'Orléans
  • Saint-Pierre-de-l'Île-d'Orléans
  • Sainte-Famille
  • Sainte-Pétronille

Thématique :

  • Patrimoine de la Nouvelle-France

Usage :

  • Non applicable

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (3,369)

Patrimoine mobilier associé (1)

Plaques commémoratives associées (11)

Personnes associées (6)

Carte

Description

Le site patrimonial de l'Île-d'Orléans est un territoire à caractère rural couvrant la totalité de cette île, d'une longueur approximative de 34 km et d'une largeur maximale de 8 km. Une crête centrale couverte en majeure partie de forêt relie les pointes formant ses extrémités. Son relief est marqué par une série de terrasses qui s'étagent depuis les rives. Le lotissement régulier, issu du régime seigneurial, rythme le paysage. Vue du ciel, l'île apparaît comme une succession de terres rectangulaires étroites et allongées, disposées de part et d'autre d'une ligne longitudinale, qui ont front sur le fleuve Saint-Laurent. Maisons anciennes, dépendances agricoles, résidences de villégiature, constructions contemporaines, noyaux villageois, anses, estran, boisés et falaises animent ce paysage qui porte la trace de plus de trois siècles d'histoire.

L'île d'Orléans est située en aval de la ville de Québec, dans le haut estuaire du fleuve Saint-Laurent. Le paysage du bras nord est marqué par la fin des basses-terres du Saint-Laurent sur la Côte-de-Beaupré et les Laurentides; celui du chenal sud, par la vaste plaine agricole de Bellechasse et le piémont appalachien.

L'île est ceinturée par le chemin Royal, qui relie ses six municipalités, soit Saint-Pierre-de-l'Île-d'Orléans, Sainte-Pétronille, Saint-Laurent-de-l'Île-d'Orléans, Saint-Jean-de-l'Île-d'Orléans, Saint-François-de-l'Île-d'Orléans et Sainte-Famille. Trois routes la traversent dans la largeur, soit la route des Prêtres, la route du Mitan et la route Prévost qui débouche sur le pont de l'Île-d'Orléans, unique lien terrestre entre les rives.

L'agriculture, qui constitue l'activité dominante de l'île, crée un paysage rural diversifié marqué par les productions laitières, les productions maraîchères et fruitières ainsi que les érablières. Les terrasses sont notamment dédiées à la culture de la pomme, de la pomme de terre et des petits fruits, dont les fraises.

Ce bien est déclaré site patrimonial. L'île compte quelque 3 600 bâtiments, parmi lesquels 19 immeubles patrimoniaux classés. Elle comprend également plusieurs sites archéologiques amérindiens et euroquébécois connus et offre un important potentiel de recherche archéologique.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Déclaration Site patrimonial Gouvernement du Québec 1970-03-11
 

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Valeur patrimoniale

Le site patrimonial de l'Île-d'Orléans présente un intérêt pour sa valeur historique. L'île est fréquentée depuis longtemps par les Amérindiens, lorsqu'elle est explorée par le navigateur Jacques Cartier (1491-1557) en 1535. Concédée en seigneurie en 1636, elle accueille ses premiers colons dès 1648, ce qui en fait l'un des premiers foyers de peuplement de la vallée du Saint-Laurent. Pendant le XVIIe siècle, l'île est la terre d'accueil de quelque 300 familles originaires de France. Ces familles souches comptent aujourd'hui plus de 100 000 descendants en Amérique du Nord, dont le plus grand nombre vit au Québec. Ses premiers habitants s'adonnent principalement à l'agriculture. Cette activité deviendra plus tard marchande, puis industrielle. Au XIXe siècle, diverses activités maritimes, dont la construction de navires et de chaloupes, se concentrent sur la rive sud de l'île. Quelques secteurs deviennent aussi des stations de villégiature. Des sites archéologiques témoignent de l'occupation humaine du lieu. De nos jours, ce haut-lieu des familles souches francophones attire de nombreux visiteurs intéressés par l'histoire.

Le site présente aussi un intérêt pour sa valeur paysagère, issue de son caractère insulaire et rural. Le dynamisme de ce paysage est créé par l'interaction entre ses vastes panoramas sur le fleuve Saint-Laurent et les rives, la richesse de son patrimoine naturel et l'alternance entre les terres agricoles, les noyaux villageois et les secteurs de villégiature. De plus, le lotissement porte les traces du système de rangs issu du régime seigneurial. Celui-ci se reflète dans les rectangles étroits et allongés des terres, orientées perpendiculairement au fleuve et divisées par une ligne centrale longitudinale. D'autres éléments illustrent l'ancienneté du paysage. Ainsi, le chemin Royal qui ceinture l'île depuis 1744 scinde les concessions initiales. Les noyaux villageois, plus denses, et les secteurs de villégiature respectent de façon générale l'alignement originel, les voies plus récentes étant souvent dérivées d'anciens chemins agricoles. Témoin de plus de trois siècles d'occupation, le paysage de l'île conserve ainsi la marque de transformations découlant des relations entretenues entre les habitants et leur milieu.

Le site présente également un intérêt pour sa valeur architecturale. L'architecture se démarque notamment par son ancienneté et sa variété. L'île présente l'une des plus fortes concentrations de demeures rurales d'esprit français du XVIIIe siècle en Amérique, auxquelles s'ajoutent plusieurs dépendances agricoles, dont des granges datant des XIXe et XXe siècles. Elle compte aussi plusieurs résidences d'inspiration néoclassique de la première moitié du XIXe siècle et d'autres de facture plus éclectique associées au courant de villégiature de la seconde moitié du siècle. L'île possède également un riche patrimoine religieux : trois églises catholiques construites sous le Régime français et deux au XIXe siècle, un temple anglican, des presbytères érigés dans la seconde moitié du XIXe siècle, cinq chapelles de procession et de nombreuses croix de chemin. Plusieurs architectes de renom ont travaillé à la construction ou à la réfection des églises. L'île comporte enfin un important patrimoine architectural maritime.

Le site présente en outre un intérêt pour sa valeur emblématique. Terre de légendes, muse des artistes, l'île fait partie de l'imaginaire collectif des Québécois. Tel un pèlerinage, le « tour de l'Île », mis en chanson par Félix Leclerc (1914-1988), constitue un retour aux sources et un circuit prisé des touristes en quête d'une immersion dans le terroir québécois. Des érudits ont présenté l'île comme un microcosme du Québec rural traditionnel. De plus, feux follets, loups-garous et diables nourrissent l'image mythique de ce lieu parfois nommé « l'île aux Sorciers ».

Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2005.

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Éléments caractéristiques

Les éléments clés du site patrimonial de l'Île-d'Orléans liés à ses valeurs historique, paysagère, architecturale et emblématique comprennent, entre autres :
- sa situation stratégique dans le haut estuaire du fleuve Saint-Laurent;
- la présence de sites archéologiques amérindiens et euroquébécois connus et son potentiel de recherche archéologique;
- le caractère rural de l'île, dont les terrasses, les boisés, les vergers, les cultures, les pâturages et le bâti;
- son caractère insulaire, dont les panoramas sur le fleuve Saint-Laurent et les rives, les terres orientées perpendiculairement au fleuve, le pont, les quais, les jetées, les havres, les baies et les plages;
- les parcours, dont le chemin de pourtour, les trois routes transversales et les voies empruntant d'anciens chemins agricoles;
- le lotissement portant les traces du régime seigneurial, dont les terres agricoles en rectangles étroits et allongés divisées au centre de l'île par une ligne longitudinale, les clôtures souvent de perches et les arbres délimitant les propriétés, le bâti généralement implanté en retrait de la route;
- les six noyaux villageois organisés en fonction des activités maritimes et agricoles, dont l'alignement et l'orientation des bâtiments en fonction de la voie publique et du fleuve ainsi que leur implantation près de la route sur des parcelles généralement plus petites;
- les zones de transition aux abords des villages, dont l'orientation des bâtiments en fonction de la voie publique et du fleuve, près de la route sur des parcelles assez petites ou en retrait de la route sur des parcelles plus grandes;
- les secteurs de villégiature sur la bande riveraine;
- la concentration de maisons québécoises d'esprit français en pierre ou en bois, caractérisées par un corps de logis peu dégagé du sol, un plan carré ou rectangulaire, un toit aigu aux versants droits et des ouvertures en nombre restreint distribuées de manière asymétrique;
- la présence de maisons québécoises d'inspiration néoclassique en pierre, en brique ou en bois, caractérisées par un corps de logis dégagé du sol, un plan rectangulaire, un toit aux versants retroussés aux larmiers saillants, une fenestration abondante et régulière ainsi qu'une façade symétrique pourvue d'une galerie;
- la présence de maisons de villégiature de facture éclectique (styles Regency, Second Empire ou victorien), caractérisées par un corps de logis dégagé du sol, un toit mansardé ou aux versants retroussés, des fenêtres à battants, à guillotine et à plusieurs meneaux, des parements en bois et en brique ainsi qu'une ornementation élaborée;
- la présence d'églises catholiques du Régime français et du XIXe siècle, caractérisées par un corps de bâtiment en pierre, un plan en croix latine ou « à la récollet », un toit aigu, un clocher en façade, une sacristie et un décor intérieur en bois;
- la présence d'une église anglicane en bois;
- les presbytères d'inspiration néoclassique, caractérisés par un corps de logis allongé, un toit aux versants retroussés aux larmiers saillants, une composition symétrique de la façade et une fenestration régulière;
- les presbytères d'influence Second Empire, caractérisés par un carré massif et dégagé du sol, un toit mansardé à quatre versants et une ornementation élaborée;
- la présence de calvaires, de croix de chemin et de chapelles de procession caractérisées par un plan allongé, des dimensions réduites, une ornementation sobre et un clocher disposé sur le faîte du toit en façade;
- les témoins des activités de villégiature, dont des plages aménagées, des quais et le terrain de golf de Sainte-Pétronille;
- les témoins des activités maritimes, dont des maisons de pilote, des chalouperies et d'anciens chantiers maritimes;
- les témoins des activités agricoles, dont d'anciens moulins, des granges et des fours à pain.

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Informations historiques

Le site patrimonial de l'Île-d'Orléans est l'un des premiers foyers de peuplement de la vallée du Saint-Laurent. Par l'émigration de sa population, dès 1680, l'île est le berceau de nombreuses familles de la francophonie d'Amérique. Les quelque 300 familles originaires de France qui s'y sont établies au XVIIe siècle comptent de nos jours plus de 100 000 descendants en Amérique du Nord, dont la majorité vit au Québec.

Avant la venue des Européens, l'île est fréquentée depuis longtemps par les Amérindiens. En 1535, elle est explorée par le navigateur Jacques Cartier (1491-1557), qui la nomme « île de Bacchus ». L'année suivante, lors d'un second débarquement, Cartier la rebaptise de manière à rendre hommage au duc d'Orléans (Henri II, 1519-1559), deuxième fils de François Ier, roi de France.

En 1636, l'île est concédée en seigneurie à la Compagnie de Beaupré par la Compagnie de la Nouvelle-France (Compagnie des Cent-Associés). Les premiers colons s'y établissent dès 1648. La colonisation demeure toutefois une entreprise périlleuse en raison des incursions iroquoises. À partir de 1665 néanmoins, son peuplement est rendu plus sécuritaire par la présence du régiment de Carignan-Salières dans la colonie. En 1661, la Paroisse de l'Île est fondée. Une église y est construite huit ans plus tard. En 1679, les paroisses Saint-François, Saint-Pierre et Saint-Paul (renommée Saint-Laurent en 1698) sont détachées de la Paroisse de l'Île, qui devient la paroisse La Sainte-Famille. La mission Saint-Jean est ouverte l'année suivante.

À la suite de la Grande Paix de 1701, la colonisation de l'île s'intensifie. En 1748, la seigneurie est divisée en deux parties comprenant neuf arrière-fiefs. Vers le milieu du XVIIIe siècle, toutes les censives sont concédées. Elles sont orientées perpendiculairement au fleuve Saint-Laurent et divisées par une ligne centrale longitudinale. Sur ces lots, les insulaires pratiquent l'agriculture et érigent des demeures d'esprit français ainsi que plusieurs dépendances. Le développement de l'île est toutefois freiné par le siège de Québec en 1759. Plusieurs bâtiments et exploitations de la partie occidentale sont alors mis à sac par les Britanniques.

Pendant le XIXe siècle, différents facteurs bouleversent l'économie traditionnelle de l'île. Les cultures spécialisées apparaissent afin d'approvisionner le marché de Québec. Sur la rive sud, se concentrent les maisons de pilotes, les chalouperies et les chantiers de construction navale. Quelques secteurs, comme celui de Sainte-Pétronille, qui sera érigé en paroisse en 1870, deviennent aussi des stations de villégiature. À compter de 1855, un traversier assure la liaison entre Québec et Sainte-Pétronille. Des plages sont aménagées ainsi qu'un terrain de golf, l'un des plus anciens en Amérique. De nouvelles résidences d'inspiration néoclassique et de facture plus éclectique font alors leur apparition.

En 1935, le pont Taschereau est construit. Le gouvernement adopte alors une loi pour protéger l'île. Mais les contacts avec les rives se multiplient et l'agriculture passe à la phase industrielle. Soumise au phénomène croissant de l'étalement urbain, l'île devient de plus en plus populeuse. Avec le temps, le tourisme et le commerce s'ajoutent à l'agriculture comme activités économiques principales.

Des érudits tels l'archiviste Pierre-Georges Roy (1870-1953), l'ethnologue Marius Barbeau (1883-1969) et l'architecte Ramsay Traquair (1874-1952) ont présenté l'île comme un microcosme du Québec rural traditionnel. Malgré les changements, elle continue de faire partie de l'imaginaire collectif des Québécois. Elle a été la muse de plusieurs artistes, dont le peintre Horatio Walker (1858-1938) et le poète-chansonnier Félix Leclerc (1914-1988).

Le site patrimonial de l'Île-d'Orléans est déclaré en 1970. Il est encore de nos jours un lieu symbolique qui conserve son caractère rural et attire de nombreux visiteurs.

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Emplacement

Region administrative :

  • Capitale-Nationale

MRC :

  • L'Île-d'Orléans

Municipalité :

  • Saint-François-de-l'Île-d'Orléans
  • Saint-Jean-de-l'Île-d'Orléans
  • Saint-Laurent-de-l'Île-d'Orléans
  • Saint-Pierre-de-l'Île-d'Orléans
  • Sainte-Famille
  • Sainte-Pétronille

Lieux-dits :

  • Saint-François
  • Saint-François-d'Orléans
  • Saint-Jean
  • Saint-Jean-d'Orléans
  • Saint-Laurent-L'Ile-d'Orléans
  • Saint-Pierre-Ile-d'Orléans

Latitude :

46° 51' 54.4"

Longitude :

-71° 6' 14.1"

Code Borden

CfEq-2 CfEr-1 CfEr-10(en réservation) CfEr-11(en réservation)
CfEr-12(en réservation) CfEr-13(en réservation) CfEr-14(en réservation) CfEr-2
CfEr-3 CfEr-6 CfEr-7(en réservation) CfEr-8(en réservation)
CfEr-9(en réservation) CfEs-1 CfEs-10 CfEs-11
CfEs-12 CfEs-13 CfEs-14 CfEs-15
CfEs-16 CfEs-2 CfEs-25 CfEs-33
CfEs-5 CfEs-6 CfEs-7 CfEs-8
CfEs-9 CgEq-13 CgEq-26 CgEq-3
CgEq-36 CgEr-16 CgEr-2 CgEr-9

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Références

Liens Internet :

Notices bibliographiques :

  • AUGERON, Mickaël, dir., Dominique GUILLEMET, dir., Alain ROY, dir. et Marc ST-HILAIRE. Les traces de la Nouvelle-France au Québec et en Poitou-Charentes. Québec, Les Presses de l'Université Laval, 2008. 308 p.
  • BOURQUE, Hélène, Donald DION et Brigitte OSTIGUY. L'île d'Orléans, un enchantement. Québec, Les éditions du chien rouge, 1999. 45 p.
  • CHASSÉ, Béatrice, Bernard GENEST, Pierre LAHOUD, Guy-André ROY et Henri-Paul THIBAULT. « Arrondissement historique de l'Île d'Orléans ». Commission des biens culturels du Québec. Les chemins de la mémoire. Monuments et sites historiques du Québec. Tome I. Québec, Les Publications du Québec, 1990, p. 261-265.
  • DUBÉ, Claude et Pierre LAROCHELLE. Le génie du lieu à l'île d'Orléans. Étude des caractères formels essentiels du milieu bâti comme structure héritée. s.l. Municipalité régionale de comté de l'Île d'Orléans, 1993. 176 p.
  • FAURE, Isabelle. Projet pilote d'analyse paysagère de l'arrondissement historique de l'île d'Orléans. Volet 1 : L'Île d'Orléans, une île en péril ou l'analyse critique du système de gestion du patrimoine de l'Île d'Orléans. Québec, Commission des Biens Culturels du Québec, 1996. s.p.
  • HOUDE, Sylvie. L'île d'Orléans comme lieu symbolique. Mémoire de maîtrise, Université Laval, 1982. 127 p.
  • LESSARD, Michel. L'île d'Orléans : aux sources du peuple québécois et de l'Amérique française. Montréal, Éditions de l'Homme, 1998. 415 p.
  • MORENCY, Richard et al. Île d'Orléans, arrondissement historique : sommaire de la première phase des études du milieu en vue de sa sauvegarde et de sa mise en valeur. Québec, Ministère des Affaires culturelles, 1977. 52 p.
  • ROY, Guy-André et Andrée RUEL. Le patrimoine religieux de l'île d'Orléans. Cahiers du patrimoine, 16. Québec, Ministère des Affaires culturelles, 1982. 313 p.
  • ROY, Pierre-Georges. L'Île d'Orléans. Québec, Librairie Garneau / Éditeur officiel du Québec, 1976. 571 p.
  • s.a. L'ABC de l'arrondissement historique de l'Île-d'Orléans. Québec, Commission des biens culturels du Québec / Ministère de la culture et des communications / MRC de l'Île-d'Orléans, 2003. s.p.

Multimédias disponibles en ligne :

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