Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Site patrimonial du Mont-Royal

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Description

Le site patrimonial du Mont-Royal est un territoire urbain d'une superficie d'environ 750 hectares. Son périmètre englobe les trois sommets du mont Royal, soit le sommet Mont-Royal qui culmine à 232 mètres, le sommet Outremont et le sommet Westmount, ainsi qu'une portion de ses flancs.

Le territoire présente une concentration d'éléments distinctifs reflétant ses multiples fonctions. Ces éléments relèvent des domaines du sacré, du savoir, de la santé, du loisir, des services et de l'habitation. En ce qui a trait au patrimoine naturel, les écosystèmes illustrent l'interaction constante entre le milieu naturel et l'activité humaine depuis des siècles. Cette rencontre a produit un ensemble d'espaces naturels et semi-naturels riches en arbres, en arbustes et en plantes herbacées, qui abritent de nombreuses espèces animales.

La Montagne, ainsi nommée par les Montréalais, émerge de la plaine qu'occupent la métropole et les régions limitrophes. Son altitude n'est pas uniforme, les élévations les plus importantes étant à la périphérie. Plus abrupte à l'est, elle présente sa façade la plus ouverte au nord. Un grand bassin est délimité par les versants intérieurs des trois collines qui la forment.

Le site patrimonial comprend des espaces verts parmi les plus vastes de l'île de Montréal, aménagés pour la plupart au XIXe siècle. Le parc du Mont-Royal, le plus important, met en scène les éléments naturels et topographiques par sa forêt urbaine, ses sentiers sinueux, ses belvédères et le lac aux Castors, situé à l'emplacement d'un ancien marécage. Deux grands cimetières, soit le cimetière Mont-Royal et le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, et deux cimetières juifs plus petits confèrent au lieu un statut de nécropole urbaine.

La topographie modèle le réseau viaire, qui épouse les courbes de niveau. Elle influence dans une moindre mesure le lotissement, de formes et de dimensions variées. Deux routes traversent le site, soit la voie Camillien-Houde, nommée chemin Remembrance sur une partie de son parcours, et le chemin de la Côte-des-Neiges. La silhouette de la Montagne qui domine le centre-ville, les coupes rocheuses qui ceinturent certaines voies (notamment la voie Camillien-Houde) et les escarpements qui exposent les phénomènes géologiques constituent des éléments uniques du paysage naturel montréalais.

Les flancs de la Montagne sont ceinturés par des bâtiments institutionnels et des zones d'habitation créés du XIXe siècle à nos jours. On y trouve des institutions religieuses et éducatives, des complexes hospitaliers, des lieux de culte, des quartiers résidentiels et des équipements publics.

Un grand nombre de spécialistes de l'aménagement, d'architectes et d'artistes, tant locaux qu'étrangers, ont contribué à constituer le patrimoine architectural et paysager. Celui-ci inclut un certain nombre de biens patrimoniaux classés. Il compte, de plus, une centaine de monuments commémoratifs et d'oeuvres d'art public. Le territoire englobe des sites inscrits à l'Inventaire des sites archéologiques du Québec, et des secteurs à potentiel archéologique peuvent encore témoigner de la présence amérindienne et euroquébécoise.

Ce bien est déclaré site patrimonial. Situé au sud-est de l'île de Montréal, il s'étend sur environ 4 kilomètres d'est en ouest et 2,5 kilomètres du nord au sud. Il est délimité par l'avenue de l'Esplanade et la rue Saint-Urbain à l'est; l'avenue des Pins, la rue Sherbrooke et l'avenue du Docteur-Penfield au sud; la limite de la ville de Westmount, le chemin Summit Circle et l'avenue Oakland à l'ouest; la rue Jean-Brillant, l'avenue Swail, l'avenue Louis-Colin, le boulevard Édouard-Montpetit, l'avenue Decelles, le chemin de la Côte-Sainte-Catherine, l'avenue Darlington, l'avenue Willowdale, la rue Vincent-D'Indy et l'avenue du Mont-Royal au nord.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Déclaration Site patrimonial Gouvernement du Québec 2005-03-09
 

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Valeur patrimoniale

Le site patrimonial du Mont-Royal présente un intérêt pour ses valeurs historique et emblématique. L'histoire du lieu est en effet étroitement liée à celle de Montréal et du Québec. De tout temps, l'endroit a été apprécié comme point de repère et d'observation exceptionnel. L'occupation amérindienne de la Montagne remonte probablement à 4000 ou 5000 ans. Les Autochtones exploitent ses carrières de cornéenne, sa faune et sa flore; elle possède aussi pour eux une valeur sacrée, comme en témoignent les sépultures et les cimetières. L'explorateur Jacques Cartier (1491-1557), qui s'y rend en 1535, lui donne le nom de « mont Royal ». En 1643, Paul de Chomedey de Maisonneuve (vers 1612-1676), fondateur de Montréal, y fait planter une croix. Par la suite, les Sulpiciens, devenus seigneurs de l'île en 1663, établissent leur domaine au pied de la Montagne. Celle-ci devient le coeur de l'espace agricole montréalais. De 1780 à 1840 environ, le paysage rural se voit transformé par le changement des pratiques agricoles, l'émergence de villages et le développement de la villégiature saisonnière. Durant les trois décennies suivantes, les domaines sont lotis et apparaît notamment le Mille carré doré. L'alimentation en eau potable de la ville dépend du mont Royal depuis longtemps et encore aujourd'hui, comme le rappelle le réservoir McTavish (1852-1856). C'est aussi à cette époque que diverses institutions commencent à choisir la Montagne pour installer ou étendre leurs activités. Plusieurs cimetières sont, en outre, aménagés. Dès 1863, la population s'intéresse à la conservation de la Montagne, rattrapée par l'urbanisation et la destruction du couvert végétal. Pour la préserver, le parc du Mont-Royal, inauguré en 1876, est créé par la Ville de Montréal. Territoire d'évasion, sujet prisé par les peintres, hôte de l'élite et d'importantes institutions, nécropole, lieu de pèlerinage, la Montagne symbolise la nature, le prestige, le sacré et commémore plusieurs personnages et événements de l'histoire de Montréal et du Québec.

Le site patrimonial présente aussi un intérêt pour ses valeurs paysagère et architecturale. Un grand nombre de spécialistes de l'aménagement, d'architectes et d'artistes, tant locaux qu'étrangers, ont contribué à constituer ce patrimoine. De plus, certains biens patrimoniaux du site sont classés. En ce qui concerne l'aspect paysager, les vues sur et depuis la Montagne sont au coeur de l'iconographie montréalaise, et l'endroit offre en soi une variété de paysages. Plusieurs parcs et cimetières occupent le territoire. Le parc du Mont-Royal est l'oeuvre de l'architecte paysagiste Frederick Law Olmsted (1822-1903), déjà renommé pour l'aménagement de Central Park à New York, qui a choisi de mettre en valeur le caractère escarpé et naturel du terrain. Le parc Summit, à l'emplacement de l'ancien jardin botanique de l'Université McGill, est une réserve d'oiseaux et de plantes. Les cimetières illustrent, par ailleurs, différentes façons de concevoir les lieux de sépultures selon les traditions religieuses. Enfin, les constructions institutionnelles et résidentielles ainsi que les monuments et oeuvres d'art public offrent une remarquable diversité stylistique. Elles comptent des oeuvres anciennes et modernes qui s'insèrent dans le paysage naturel pour témoigner des multiples significations attribuées à la Montagne au fil du temps.

Le site patrimonial présente également un intérêt pour sa valeur archéologique liée à l'ancienneté des sites identifiés et à l'unicité de la carrière de cornéenne. Des outils fabriqués à partir de cette matière première ont été trouvés dans plusieurs sites de la région. Par ailleurs, certains secteurs auraient été propices à l'établissement d'un village préhistorique ou encore peuvent éclairer des aspects de l'occupation euroquébécoise.

Source : Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec, 2009.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques du site patrimonial du Mont-Royal liés à ses valeurs historique, emblématique, paysagère, architecturale et archéologique comprennent, notamment :
- la présence de carrières, entre autres de cornéenne d'Utica;
- la croix symbolisant la croix votive de Maisonneuve, les monuments commémoratifs et funéraires ainsi que les oeuvres d'art public;
- les institutions religieuses, éducatives et hospitalières, dont la maison-mère des Soeurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie, le campus de l'Université McGill de type pavillonnaire et celui de l'Université de Montréal de plan compact (bâtiment principal), l'ancien Séminaire de philosophie, le collège Jean-de-Brébeuf et le collège Notre-Dame;
- les grands complexes hospitaliers, dont l'Hôtel-Dieu (hôpital-couvent), l'hôpital Royal Victoria (hôpital pavillonnaire) et l'hôpital Shriners;
- les espaces sacrés, dont les cimetières et les lieux de culte, notamment le cimetière Mont-Royal de type cimetière-jardin (avec ses charniers et son premier crématorium), le cimetière Notre-Dame-des-Neiges comprenant certains aménagements d'inspiration française (avec son pavillon administratif, sa porte d'accueil, son charnier et la chapelle de la Résurrection), le cimetière Shaerith Israel, le cimetière Shaar Hashomayim, le cimetière de la synagogue Temple Emanu-El à l'intérieur des limites du cimetière Mont-Royal, ainsi que l'oratoire Saint-Joseph;
- les parcs et les infrastructures de loisirs, dont le parc du Mont-Royal mettant en valeur le caractère escarpé et naturel du terrain (avec son belvédère, son chalet et le pavillon du lac aux Castors), le parc Summit (réserve d'oiseaux et de plantes), le parc Jeanne-Mance, le parc Rutheford et le parc Jean-Brillant;
- les témoins de l'architecture rurale et villageoise, dont la maison Simon-Lacombe, bien patrimonial classé;
- les témoins de l'architecture de villégiature, dont la maison Hosea-Bonnen-Smith et la villa Terra Nova;
- les témoins de l'architecture bourgeoise du XIXe siècle, dont la maison Albert-Furness, la maison Duggan, la maison Ravenscrag et les maisons en rangée Rupert;
- les témoins de l'architecture bourgeoise du XXe siècle, dont la maison Charles-G.-Greenshields, la maison et le site de la maison John-Wilson-McConnell, la maison Joseph-Aldéric-Raymond et la maison Ernest-Cormier, biens patrimoniaux classés;
- les conciergeries de l'îlot-Trafalgar-Gleneagles, site patrimonial classé;
- les ouvrages de génie, dont le réservoir et l'usine de pompage McTavish ainsi que le tunnel ferroviaire;
- le lotissement, de formes et de dimensions variées;
- le réseau viaire, dont la voie Camillien-Houde, nommée chemin Remembrance sur une partie de son parcours, le chemin de la Côte-des-Neiges évoquant l'ouverture des côtes au Régime français, les voies en cul-de-sac, ainsi que les escaliers;
- les vues sur et depuis la Montagne;
- ses paysages variés reposant sur la topographie et la diversité de ses espaces naturels et semi-naturels riches en arbres, en arbustes et en plantes herbacées et abritant de nombreuses espèces animales;
- les coupes rocheuses et les escarpements exposant les phénomènes géologiques;
- les sites préhistoriques d'exploitation et de transformation lithiques ainsi que les sites domestiques et de sépultures inscrits à l'Inventaire des sites archéologiques du Québec;
- les zones à potentiel archéologique amérindien ou euroquébécois.

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Informations historiques

Le territoire de l'actuel site patrimonial du Mont-Royal est connu et exploité depuis des millénaires. L'occupation amérindienne remonte probablement à 4000 ou 5000 ans. La Montagne est visitée en 1535 par l'explorateur Jacques Cartier (1491-1557), qui lui donne le nom de « mont Royal ». En 1643, Paul de Chomedey de Maisonneuve (vers 1612-1676), fondateur de Montréal, y fait planter une croix.

En 1663, les Sulpiciens deviennent seigneurs de l'île. Ils établissent leur domaine au pied de la Montagne. Celle-ci devient le coeur de l'espace agricole montréalais. De 1780 à 1840 environ, son paysage rural se voit transformé par les changements apportés aux pratiques agricoles, l'émergence de noyaux villageois et le développement de la villégiature saisonnière, née sous l'influence du mouvement hygiéniste.

Durant les trois décennies suivantes, les domaines sont lotis et apparaît notamment le Mille carré doré. Depuis longtemps et encore aujourd'hui, l'alimentation en eau potable de la ville dépend du mont Royal; relié à cette fonction, on assiste entre autres à la construction du réservoir McTavish (1852-1856). C'est aussi à cette époque que diverses institutions commencent à choisir la Montagne pour y installer ou étendre leurs activités. S'y implantent notamment l'Université McGill, créée en 1837, et l'Hôtel-Dieu des Hospitalières de Saint-Joseph. Les préoccupations croissantes pour la salubrité amènent le déménagement des cimetières hors des quartiers peuplés. Les cimetières Mont-Royal (protestant) et Notre-Dame-des-Neiges (catholique) ainsi que les cimetières juifs Shaerith Israel (sépharade) et Shaar Hashomayim (ashkénaze) voient ainsi le jour entre 1852 et 1863.

À partir de 1870, la Montagne est rattrapée par l'urbanisation et la destruction du couvert végétal. Pour préserver ce lieu, le conseil municipal de Montréal achète des terrains en 1872 et engage l'architecte paysagiste Frederick Law Olmsted (1822-1903) pour créer le parc du Mont-Royal. Aménagé de 1874 à 1877, celui-ci est inauguré en 1876. Ce geste est le premier règlement de protection d'un paysage patrimonial au Québec.

Entre 1880 et 1930, la vocation institutionnelle des flancs de la Montagne se consolide. Par exemple, l'Université McGill construit de nouveaux pavillons, et les hôpitaux Royal Victoria et Shriners sont inaugurés en 1893 et 1925. Sur le versant nord, le collège Jean-de-Brébeuf est érigé en 1928. L'oratoire Saint-Joseph est mis en chantier en 1922, sur un emplacement fréquenté depuis 1905. La Montagne accueille aussi d'importants monuments commémoratifs, dont celui de George-Étienne Cartier (1919) et la croix (1924) rappelant le geste de Maisonneuve.

Pendant cette période, la Montagne devient un lieu de prédilection pour les activités populaires. Elle est parcourue par les raquetteurs et sert aux exercices militaires, aux expositions et à divers rassemblements. En 1873, un terrain de golf est aménagé. Conséquence de cette affluence, un funiculaire est mis en service en 1885 et un belvédère est construit en 1906. Au siècle suivant, des carrières sont exploitées à Westmount et sur le flanc nord du mont Royal et un tunnel ferroviaire est percé dans le roc.

Entre 1930 et 1980, la Montagne est complètement ceinturée par le tissu urbain. L'expansion des institutions se poursuit, notamment avec l'achèvement des bâtiments originaux de l'Université de Montréal (1943). Le pavillon du lac aux Castors est aussi érigé.

Les années 1980 amènent des projets controversés. La Montagne est alors convoitée par des promoteurs. Certains projets sont contestés par des groupes de défense du patrimoine. Ainsi naissent Les amis de la montagne (1982) et le Centre de la montagne (1987).

En 1987, un site patrimonial est créé par la Ville de Montréal. En 1992, celle-ci adopte un plan de mise en valeur du mont Royal. Le site patrimonial du Mont-Royal est déclaré par le gouvernement du Québec en 2005.

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Emplacement

Region administrative :

  • Montréal

MRC :

  • Montréal

Municipalité :

  • Montréal
  • Westmount

Latitude :

45° 30' 12.0"

Longitude :

-73° 36' 11.0"

Désignation cadastrale

Circonscription foncière Division cadastrale Désignation secondaire Numéro de lot
Non déterminée Inconnue Absent

Code Borden

BiFj-80 BiFj-81 BiFj-88 BiFj-92
BiFj-93 BiFj-94 BjFj-117 BjFj-130
BjFj-134 BjFj-157 BjFj-158 BjFj-97

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Références

Notices bibliographiques :

  • BAILLARGEON, Georges-Émile. La survivance du régime seigneurial à Montréal. Un régime qui ne veut pas mourir. Montréal, Le Cercle du Livre de France, 1968. 310 p.
  • Beaupré et Michaud, architectes. Site du patrimoine du Mont Royal: principes et critères de restauration, d'insertion et d'intervention. Montréal, Beaupré et Michaud, architectes, 1989. 113 p.
  • BURGESS, Joanne et Claire POITRAS. Étude de caractérisation de l'arrondissement historique et naturel du Mont-Royal. Québec, Commission des biens culturels du Québec, 2005. 264 p.
  • Commission des biens culturels du Québec. L'avenir du Mont Royal: rapport: analyse et recommandations présentées à Mme Diane Lemieux, ministre d'État à la Culture et aux Communications. Québec, Commission des biens culturels du Québec, 2002. s.p.
  • DEBARBIEUX, Bernard. « Le Mont Royal, court essai de géographie historique et culturelle ». BRYANT, Christopher R., dir. et Claude MANZAGOL. Montréal 2001: visages et défis d'une métropole. Montréal, Presses de l'Université de Montréal, 1998, p. 295-301.
  • FOISY, Oswald et Peter JACOBS. Les quatre saisons du Mont-Royal. Montréal, Méridien, 2000. 140 p.
  • Groupe d'intervention urbaine de Montréal. La montagne en question. Montréal, Groupe d'intervention urbaine de Montréal, 1988. s.p.
  • JACOBS, Peter. Paysages en devenir: le Mont Royal. Montréal, Faculté de l'aménagement de l'Université de Montréal, 1989. 111 p.
  • LINTEAU, Paul-André. Histoire de Montréal depuis la Confédération. Montréal, Les Éditions du Boréal, 2000. 627 p.
  • PINARD, Guy. Montréal, son histoire, son architecture. Vol. 6. Montréal, Éditions du Méridien, 1995. 552 p.
  • Québec (Province). Ministère de la Culture et des Communications. Direction régionale de Montréal. Le mont Royal: un arrondissement historique et naturel à préserver. Montréal, ministère de la Culture et des Communications, 2003. 8 p.
  • ROBERT, Jean-Claude. Atlas historique de Montréal. Montréal, Art global / Libre expression, 1994. 167 p.
  • s.a. Le Mont-Royal [En Ligne]. www.lemontroyal.qc.ca
  • Ville de Montréal. Plan préliminaire de mise en valeur du Mont Royal. Montréal, Ville de Montréal, 1990. 43 p.
  • YOUNG, Brian. Une mort très digne: l'histoire du cimetière Mont-Royal. Montréal, McGill-Queen's University Press, 2003. 230 p.

Multimédias disponibles en ligne :

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