Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Maison Charles-G.-Greenshields

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Maison Pachany
  • Maison Pachiny

Région administrative :

  • Montréal

Municipalité :

  • Montréal

Date :

  • 1910 – 1911 (Construction)

Usage :

  • Fonction résidentielle (Villas et maisons bourgeoises (domaine))

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (4)

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Carte

Description

La maison Charles-G.-Greenshields est une résidence urbaine de style Beaux-Arts construite en 1910 et 1911. Cette habitation en pierre calcaire de trois étages est dotée d'une façade plutôt carrée et coiffée d'un toit plat couronné d'une corniche à denticules surmontée d'un parapet. L'annexe en brique ajoutée à l'arrière en 1915 confère au bâtiment un plan rectangulaire étroit et profond. La maison Charles-G.-Greenshields est située en bordure de l'avenue Docteur-Penfield, dans l'arrondissement municipal de Ville-Marie de la ville de Montréal.

Ce bien est classé immeuble patrimonial. La maison Charles-G.-Greenshields est comprise dans le site patrimonial du Mont-Royal. Elle bénéficie d'une aire de protection.

Plan au sol :

Rectangulaire

Nombre d'étages :

3

Groupement :

Adossé

Annexes :

  • Agrandissement

Saillies :

  • Baie en saillie
  • Balcon
  • Escalier
  • Fenêtre en saillie
  • Vestibule

Fondations :

  • Pierre

Élévations :

  • Façade est : Pierre (Taillée, À bossages), Brique
  • Façade nord : Brique
  • Façade sud : Pierre (À bossages, Taillée)

Toit :

  • Forme : Plat
    Matériau : Composite, multicouche

Porte principale :

  • bois, à panneaux et vitrage, à imposte

Fenêtre(s) :

  • Rectangulaire, À guillotine
  • Rectangulaire, À guillotine, à carreaux
  • Rectangulaire, Fixe

Éléments architecturaux :

  • Applique
  • Balustrade en fer forgé
  • Balustrade en pierre
  • Bandeau
  • Chambranle
  • Corniche à denticules
  • Entablement
  • Fer ornemental
  • Jeu de briques
  • Parapet
  • Pilastre
  • Portail
  • Table décorative
  • Vitrail

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Classement Immeuble patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 1974-09-30
 
Délimitation Aire de protection Ministre de la Culture et des Communications 1975-07-07

Transfert de responsabilité

  • Exercice de certains pouvoirs par la municipalité (Montréal), 2017-09-21
    Prise d'effet : 2018-09-21
 
Déclaration Situé dans un site patrimonial Gouvernement du Québec

Transfert de responsabilité

  • Exercice de certains pouvoirs par la municipalité (Montréal), 2017-09-21
    Prise d'effet : 2018-09-21
 
Citation Situé dans un site patrimonial Municipalité (Montréal)
 

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Valeur patrimoniale

La maison Charles-G.-Greenshields présente un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. L'avocat montréalais Charles G. Greenshields (né en 1883) confie aux architectes Morley W. Hogle et Huntly Ward Davis (1875-1952), du bureau Hogle and Davis, la réalisation des plans. Ces derniers optent pour le style Beaux-Arts, inspiré par les grands principes architecturaux établis par l'École des beaux-arts de Paris, qui interprète le classicisme architectural des XVIIe et XVIIIe siècles. Ce style est très en vogue entre 1895 et 1930 auprès de la bourgeoisie montréalaise, comme en témoignent la plupart des maisons construites au début du XXe siècle dans le Mille carré doré. La maison Charles-G.-Greenshields, bâtie en 1910 et 1911, en est une illustration par son parement en pierre de taille, son volume rectangulaire et son toit plat couronné d'une corniche à denticules surmontée d'un parapet orné de tables rentrantes. Le classicisme de la façade principale est exprimé par la succession des composantes, soit le soubassement, l'étage noble, le premier étage et l'attique séparé par un bandeau en pierre de taille. La maison est agrandie vers l'arrière en 1915 par l'ajout d'une annexe en brique. Les architectes Hogle and Davis ont aussi conçu, dans le même style, la maison Albert-Edd-Holt (1911-1912), également située dans le Mille carré doré, ainsi que la maison Peter-Charles-Ogilvies (1914).

La maison Charles-G.-Greenshields présente aussi un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. La demeure témoigne de la présence de la grande bourgeoisie dans ce secteur de la ville à partir de la seconde moitié du XIXe siècle. En effet, c'est à cette époque que le Mille carré doré se développe, sur un ancien territoire agricole. Il est caractérisé par ses habitations cossues, ses larges rues bordées d'arbres et ses institutions, dont l'Université McGill et le Club Mont-Royal. Entre 1850 et 1930, ses occupants figurent parmi les membres les plus riches et les plus influents de la bourgeoisie canadienne. À partir des années 1960, plusieurs demeures du Mille carré doré sont recyclées en immeubles de bureaux ou en maisons de chambres, alors que d'autres sont démolies et remplacées par des tours d'habitation. Dans ce contexte de densification rapide, plusieurs bâtiments sont classés afin de préserver certains témoins de l'architecture bourgeoise, dont la maison Charles-G.-Greenshields en 1974. En 1982, la demeure est intégrée dans un projet de copropriétés, Le Penfield. Conçu d'après les plans des architectes Lemay et Associés, le complexe résidentiel s'élève à l'ouest et au sud de la maison. Celle-ci rappelle donc l'époque des grandes demeures bourgeoises, dans un environnement urbain profondément transformé.

Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2006.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques de la maison Charles-G.-Greenshields liés à ses valeurs architecturale et historique comprennent, notamment :
- sa situation en bordure de l'avenue Docteur-Penfield, dans le périmètre de l'ancien Mille carré doré;
- la présence d'un muret en pierre bordant la limite est de la propriété;
- le volume de la résidence, dont le plan rectangulaire, l'élévation de trois étages (étage noble, premier étage et attique) sur un soubassement dégagé ainsi que le toit plat bordé d'un parapet orné de tables rentrantes;
- ses matériaux, dont le parement en pierre calcaire de couleur chamois, à bossage continu pour le soubassement et en pierre de taille lisse pour les étages;
- la distribution régulière et ordonnée des ouvertures, dont les fenêtres rectangulaires et leur chambranle en pierre de taille ainsi que la porte d'entrée (à double vantail et imposte) inscrite dans un portail classique (composé de pilastres et d'un entablement surmonté d'un garde-corps à balustres);
- la sobriété du décor, dont les bandeaux en pierre, la corniche à denticules ainsi que les éléments de ferronnerie ornementale;
- l'oriel de la façade latérale;
- l'escalier devant l'entrée principale;
- l'annexe en brique à l'arrière;
- les éléments intérieurs, dont le hall d'entrée et l'escalier principal ainsi que les lambris de chêne et d'acajou massifs des salles de réception.

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Informations historiques

L'avocat montréalais Charles G. Greenshields (né en 1883) est issu d'une famille de juristes d'origine écossaise établie dans les Cantons-de-l'Est. Il est le fils de James Naismith Greenshields (1853-1937), l'un des quatre avocats qui avaient accepté de défendre Louis Riel (1844-1885) lors de son procès pour trahison en 1885.

En août 1909, Charles G. Greenshields fait l'acquisition d'un terrain appartenant au marchand James Sutherland et situé en bordure de la rue McGregor, aujourd'hui avenue du Docteur-Penfield, dans le Mille carré doré. En 1910, Greenshields confie aux architectes Morley W. Hogle et Huntley Ward Davis (1875-1952), du bureau Hogle and Davis, la réalisation des plans de sa demeure. Ces architectes réputés ont conçu plusieurs résidences bourgeoises à Montréal, dont la maison Albert-Edd-Holt, sise au 1266 avenue des Pins (1911-1912), et la maison Peter-Charles-Ogilvies, sise au 311 avenue Kensington (1914). La maison Charles-G.-Greenshields est bâtie en 1910 et 1911. Hogle et Davis optent pour le style Beaux-Arts, très en vogue entre 1895 et 1930 auprès de la bourgeoisie montréalaise. En effet, presque toutes les maisons construites au début du XXe siècle dans le Mille carré doré adoptent ce style.

Dès la construction terminée, soit le 12 avril 1911, Charles G. Greenshields cède la propriété à sa mère, Elizabeth Mary Thompson Glass (1860-1919). En 1915, la maison est agrandie à l'arrière, portant sa profondeur à 30 mètres; elle occupe désormais presque tout le terrain.

La maison Charles-G.-Greenshields conserve sa fonction résidentielle tout au long de son histoire. De 1911 à 1950, la résidence unifamiliale change peu de mains. Au décès d'Elizabeth Mary Thompson Glass, elle est cédée par sa succession à Walter Molson (1883-1953). Le nouveau propriétaire la conserve jusqu'en 1951, année où elle est subdivisée en 26 unités locatives. Cette modification n'affecte que l'intérieur.

À partir des années 1960, plusieurs maisons autrefois comprises dans le Mile carré doré sont recyclées en immeubles de bureaux ou en maisons de chambres, alors que d'autres sont démolies et remplacées par des tours d'habitation.

La maison Charles-G.-Greenshields est classée en 1974. Ce statut est accordé dans la foulée de la démolition de plusieurs bâtiments anciens. La résidence bénéficie d'une aire de protection depuis 1975. En 1982, la résidence est intégrée à un projet de copropriétés de soixante unités, Le Penfield. Le complexe résidentiel, réalisé d'après les plans des architectes Lemay et Associés, s'élève à l'ouest et au sud de celle-ci.

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Emplacement

Region administrative :

  • Montréal

MRC :

  • Montréal

Municipalité :

  • Montréal

Arrondissement municipal :

  • Ville-Marie

Adresse :

  • 1515, avenue du Docteur-Penfield

Latitude :

  • 45° 29' 54.3"

Longitude :

  • -73° 35' 7.2"

Désignation cadastrale :

  • Lot 1 066 239
  • Lot 1 066 240

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Références

Notices bibliographiques :

  • MERRETT, Brian et François RÉMILLARD. Demeures bourgeoises de Montréal, Le Mille carré doré, 1850-1930. Montréal, Méridien, 1986. 242 p.
  • MERRETT, Brian et François RÉMILLARD. L'architecture de Montréal : guide des styles et des bâtiments. Montréal, Méridien, 1990. s.p.
  • NOPPEN, Luc. « Maison Greenshields ». Commission des biens culturels du Québec. Les chemins de la mémoire. Monuments et sites historiques du Québec. Tome II. Québec, Les Publications du Québec, 1991, p. 125.

Multimédias disponibles en ligne :

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