Ministère de la Culture et des Communications
Répertoire du patrimoine culturel du Québec

Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Peinture (Saint Thomas)

Type :

Patrimoine mobilier (Oeuvre d'art / Ethno-historique)

Région administrative :

  • Capitale-Nationale

Date :

  • après 1794 – avant 1805 (Production)
  • 1830 – 1831 (Modification ou transformation de l'objet)
  • 1961 (Restauration)
  • 1984‑07‑19 – 1984‑11‑16 (Restauration)

Période :

  • Le Régime britannique (1760 à 1867)

Thématique :

  • Patrimoine religieux (Culte)

Tradition religieuse :

  • Christianisme (Catholicisme (rite latin))

Classification :

  • Oeuvre d'art / Bien ethno-historique > Objets de communication > Beaux-arts > Peinture

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (2)

Patrimoine mobilier associé (15)

Fait partie de :

Autres biens associés :

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Groupes associés (1)

Personnes associées (3)

Inventaires associés (1)

Images

Description

Saint Thomas, debout, tient dans la main gauche une lance, et un livre sous son bras droit. Il est vêtu d'une tunique bleue verte, drapée d'une toge brune.

Numéro de l'objet :

  • Numéro d'accession : 2020.382
  • Numéro précédent : P-159
  • Numéro précédent : 2008-68

Lieu de production :

  • Amérique du Nord > Canada > Québec > Montréal > Montréal

Dimensions :

  • Hauteur (Estimée / intégral) : 177,8 centimètre(s)
  • Largeur (Estimée / intégral) : 104,1 centimètre(s)

Matériaux :

  • Bois
  • Peinture
  • Fibre

Médium :

  • Huile

Support :

  • Toile

Technique de fabrication :

  • Peint

Représentation iconographique :

  • Lance
  • Livre
  • Saint Thomas

Sujet :

  • Religion

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Classement Objet patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 1961-07-06
 

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Informations historiques

Tableau représentant saint Thomas, apôtre. Il est représenté tenant en main une lance, instrument de son martyr. Alors qu'il voyageait en Inde, il fut transpercé d'une lance par un grand-prêtre, insulté par son refus de vénérer une « idole païenne ».

Ce tableau fait partie d'un ensemble de 14 tableaux représentant les 12 apôtres et les deux évangélistes, peints par Louis Dulongpré (1759-1843) et offerts à la communauté des Augustines par la famille de Jacques Dénéchaud (1728-1810) en 1805 pour orner les murs de l'église alors nouvellement reconstruite. Louis Dulongpré s'inspire de la suite de gravures SS. Apostolorum Icones (1646-1650) exécutées par Cornelis Galle l'Ancien (1576-1650) et Pieter Clouwet (1629-1670), elles-mêmes inspirées de compositions de Pierre Paul Rubens (1577-1640).

Louis Dulongpré serait originaire de Paris et serait venu s'établir à Montréal vers 1785. D'abord militaire, puis professeur de musique et de danse, il voyage aux États-Unis de 1793 à 1794 pour se perfectionner en peinture. À son retour, il s'affiche comme peintre dans les journaux de la province et s'y adonna avec succès.

Jacques Dénéchaud était chirurgien, apothicaire et propriétaire foncier. Originaire de France, il arrive à Québec en 1752 et exerce la médecine à l'Hôtel-Dieu de Québec de 1769 jusqu'à son décès en 1810. Il y tenait également vraisemblablement une boutique d'apothicaire. Il avait acquis sa formation en France et à son décès il est le dernier des médecins français venus s'établir à Québec avant la Conquête. Jacques Dénéchaud fut enterré dans l'église et les Augustines possèdent son portrait dans leurs collections (2010.1963). Il avait également fait don aux Augustines en 1803 d'un tableau pour leur maître-autel, remplacé ultérieurement par la Descente de Croix d'Antoine Plamondon. Il aurait également déboursé pour faire réaliser les ornements sculptés de l'église, qui ont été enlevés lorsque Thomas Baillairgé (1791-1859) refit entièrement à neuf la voûte et le décor de l'église en 1829-1830.

En 1830-1831, le peintre Louis-Hubert Triaud (1790-1836) est engagé pour repeindre les tableaux des apôtres, des évangélistes, de la Vision de saint Antoine de Padoue et de la Vision de sainte Thérèse d'Avila. De la série des apôtres et évangélistes, celui de saint Marc a été retiré de l'église en 1960 lors de la construction du vestibule.

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Références

Contributeur de données :

Direction générale du patrimoine

Notices bibliographiques :

  • Commission des biens culturels du Québec. Les chemins de la mémoire. Biens mobiliers du Québec. Tome III. Québec, Les Publications du Québec, 1999. 428 p.

Multimédias disponibles en ligne :

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