Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Peinture (Portrait d'Alexandre le Ragois de Bretonvilliers)

Type :

Patrimoine mobilier (Oeuvre d'art / Ethno-historique)

Variante(s) du titre :

  • Portrait de Bretonvilliers

Région administrative :

  • Montréal

Période :

  • Le Régime français (1534 à 1760)

Thématique :

  • Patrimoine de la Nouvelle-France
  • Patrimoine religieux

Tradition religieuse :

  • Christianisme (Catholicisme (rite latin))

Classification :

  • Oeuvre d'art / Bien ethno-historique > Objets de communication > Beaux-arts

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Images

Description

Le portrait d'Alexandre Le Ragois de Bretonvilliers montre le sulpicien de trois quart et de profil droit, se détachant d'un fond sombre. Il porte un surplis blanc, comme sa soutane, et un rabat ainsi qu'une calotte. Sa main droite est levée, esquissant un geste de bénédiction, et son regard est dirigé avec intensité vers le spectateur.

Numéro de l'objet :

  • Numéro d'inventaire : 2018.2137

Lieu de production :

  • Amérique du Nord > Canada > Québec > Montréal > Montréal
  • Europe > France

Dimensions :

  • Hauteur (Mesurée / intégral) : 76,2 centimètre(s)
  • Largeur (Mesurée / intégral) : 61 centimètre(s)

Médium :

  • Huile

Support :

  • Toile

Type de fabrication :

Artisanal

Technique de fabrication :

  • Peint

Représentation iconographique :

  • Portrait

Sujet :

  • Portrait

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Avis d'intention de classement Partie d'un objet patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 2020-08-20
 
Inventorié --
 

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Informations historiques

Ce portrait d'Alexandre Le Ragois de Bretonvilliers est une copie du portrait original réalisé par le peintre français Nicolas de Plattemontagne et gravé par Louis Barbery. Si Bretonvilliers n'est jamais venu à Montréal, il joue un rôle majeur pour la métropole. Né à Paris dans une famille de haut rang, il entre au Séminaire de Saint-Sulpice en 1652 et devient le supérieur de la Compagnie à la mort du fondateur, Jean-Jacques Olier, en 1657. Il le restera jusqu'à son décès en 1676. Une des particularités de la société religieuse fondée, quelques années plus tôt, par Olier est que les prêtres sulpiciens ne font pas voeu de pauvreté et peuvent entrer en religion avec une fortune personnelle. Bretonvilliers, fils d'un des secrétaires de la Cour du roi, dispose ainsi de fonds assez conséquents pour qu'on le qualifie de clerc le plus riche de France.

Pourtant, il met cette fortune au profit de l'entreprise coloniale : membre de la Société Notre-Dame, il défend le projet montréalais. Ainsi, il n'hésite pas, en 1663, à puiser dans ses propres réserves pour éponger les dettes de la Société Notre-Dame, au nom du Séminaire de Saint-Sulpice de Paris. Cette intervention sauve l'implantation européenne à Ville-Marie et inaugure près de deux siècles d'un régime seigneurial spécifique à Montréal : des prêtres, venus avec une mission d'évangélisation, se retrouvent désormais à la tête d'une ville à bâtir. Par la suite, Bretonvilliers contribue chaque année et sur ses propres fonds au fonctionnement de la colonie. Il offre notamment une participation conséquente pour la construction de la première église Notre-Dame.

La présence de ce portrait dans les collections montréalaises des Sulpiciens suggère la filiation, par-delà les siècles et les mers, entre cette générosité première depuis la France et l'enracinement des Sulpiciens aujourd'hui poursuivi.

Auteur: Jean Rey-Regazzi, 2019

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Références

Mention de droits d'auteurs :

Pascale Bergeron © Univers culturel de Saint-Sulpice

Notices bibliographiques :

  • DESLANDRES, Dominique, John Alexander DICKINSON et Ollivier HUBERT. Les Sulpiciens de Montréal: une histoire de pouvoir et de discrétion, 1657-2007. Montréal, Fides, 2007. 670 p.

Multimédias disponibles en ligne :

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