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Déportation des Acadiens

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Synthèse

La déportation des Acadiens est un événement de la guerre de Sept Ans. Elle se déroule en 1755 et elle précède la chute de la Nouvelle-France. Elle affecte la population francophone de l'Acadie qui est déplacée principalement sur le territoire nord-américain et en Grande-Bretagne par l'armée britannique.

Dans le cadre du traité d'Utrecht qui met fin à la guerre de la Succession d'Espagne en 1713, la France cède le territoire de l'Acadie à la Grande-Bretagne, mais conserve l'île Royale (île du Cap-Breton). Privilège des vainqueurs, le territoire annexé est dorénavant désigné sous le nom de Nouvelle-Écosse. Les Acadiens, assujettis aux Britanniques, refusent de prêter serment d'allégeance au roi de la Grande-Bretagne. Tout au plus acceptent-ils de prononcer un serment de neutralité dans l'éventualité où les Britanniques entreraient à nouveau en conflit avec les Français. Alors que la tension monte entre les deux royaumes rivaux, la France fait construire la forteresse de Louisbourg sur l'île du Cap-Breton ainsi que le fort Beauséjour. Les Britanniques ripostent en établissant une base navale à Halifax et le fort Lawrence.

Entre 1713 et 1755, la démographie de la région change radicalement avec le décuplement de la population acadienne et l'arrivée de nombreux colons britanniques. Ces derniers convoitent les terres occupées par les Acadiens.

Au début de la guerre de Sept Ans, les autorités coloniales britanniques songent à déplacer la population acadienne. En 1755, un regroupement de provinciaux en armes et de soldats britanniques prennent plusieurs forts français de la péninsule, dont le fort Beauséjour et le fort Gaspareaux. Le gouverneur de la Nouvelle-Écosse, Charles Lawrence, confisque les armes des Acadiens et exige d'eux qu'ils prêtent serment d'allégeance à la couronne britannique. Devant leur refus, Lawrence donne l'ordre aux commandants des districts de Beaubassin, de Pisiquid et d'Annapolis Royal d'attirer et de capturer les hommes acadiens. Près de 10 000 Acadiens, répartis selon leur âge et leur sexe, sont ensuite déportés à différents endroits sur la côte atlantique. Certains sont envoyés en Grande-Bretagne où ils sont emprisonnés. D'autres se retrouvent en France ou dans les Caraïbes. Des milliers meurent de maladie ou de faim à bord des navires insalubres.

Après la signature du traité de Paris en 1763, les terres des Acadiens sont occupées par des colons venus de la Nouvelle-Angleterre. La Grande-Bretagne autorise les anciens occupants à s'installer dans les colonies britanniques. Ceux-ci sont pour la plupart disséminés sur le territoire et doivent trouver de nouvelles terres à cultiver.

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Références

Notices bibliographiques :

  • Assemblée nationale du Québec. Par ici la démocratie. Ligne du temps [En Ligne]. http://paricilademocratie.com/
  • CHIASSON, père Anselme et Nicolas LANDRY. « Histoire de l'Acadie ». Institut Historica-Dominion. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
  • FRÉGAULT, Guy. « La déportation des Acadiens ». Revue d'histoire de l'Amérique française. Vol. 8, no 3 (1954), p. 309-358.
  • MARSH, James. « La déportation des Acadiens ». Institut Historica-Dominion. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
  • s.a. Patrimoine militaire canadien [En Ligne]. http://www.cmhg.gc.ca/cmh/fr/page_1.asp

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