Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Compagnie des Cent-Associés

Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Inventorié --
 

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Synthèse

La Compagnie de la Nouvelle-France est créée en 1627 par Armand Jean du Plessis, duc et cardinal de Richelieu, principal ministre du roi Louis XIII. Financée par une centaine d'actionnaires, d'où son surnom de Compagnie des Cent-Associés, la nouvelle entreprise doit permettre de jeter les bases de l'empire colonial français en Amérique du Nord. Disposant d'un capital total de 300 000 livres, la compagnie est dirigée par un conseil d'administration composé de douze directeurs, dont six résident à Paris.

Les pouvoirs et privilèges octroyés par le roi à la nouvelle compagnie sont importants. En échange de la promesse de « peupler la colonie de naturels Français catholiques », les Cent Associés obtiennent « en toute propriété, justice et seigneurie » le fort et l'habitation de Québec, ainsi que « tout le pays de la Nouvelle-France, dite Canada », dont le territoire s'étend, d'est en ouest, de l'île de Terre-Neuve « jusqu'au Grand lac de la mer douce et au-delà », et du sud au nord, de la Floride jusqu'à l'Arctique. Parmi les privilèges octroyés par Sa Majesté figure le monopole de la traite des fourrures. La compagnie s'engage à établir 4 000 colons en quinze ans, dont 300 dès la première année.

Dès le début, la guerre opposant la France et l'Angleterre freine les efforts des Cent Associés. Les quatre premiers navires envoyés au Canada par la compagnie, en 1628, sont capturés aux environs de Tadoussac par la flotte anglaise commandée par les frères Kirke, tandis que Québec tombe aux mains des Anglais l'année suivante. Le Canada et l'Acadie ne sont restitués à la France qu'en 1632, au terme de longues négociations. Au bord de la ruine, la Compagnie des Cent-Associés n'est alors plus en mesure de remplir ses obligations de peuplement. Elle s'en remet désormais à des particuliers, à qui sont concédées des seigneuries, et cède en 1645 son monopole sur la traite des fourrures à la Communauté des Habitants. Les dirigeants de la compagnie conservent néanmoins une partie de leurs pouvoirs, dont celui de nommer le gouverneur de la colonie.

Au début des années 1660, l'avènement du roi Louis XIV marque un changement dans les affaires coloniales. Le bilan des activités de colonisation de la compagnie, exigé par le nouveau roi et par son ministre Jean-Baptiste Colbert, se solde par un constat d'échec. Seule une fraction des colons promis se sont établis au Canada, dont la situation demeure précaire, notamment en raison des guerres contre les Iroquois. En 1663, le retrait des privilèges des Cent Associés et la dissolution de la compagnie mettent fin à un règne de plus de trente ans, au terme duquel l'administration de la colonie du Canada passe directement sous l'autorité royale.

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Références

Notices bibliographiques :

  • BLAIS, Christian, Gilles GALLICHAN, Frédéric LEMIEUX et Jocelyn SAINT-PIERRE. Québec: quatre siècles d'une capitale. Québec, Assemblée nationale du Québec - Les Publications du Québec, 2008. 692 p.
  • COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec [En Ligne]. http://www.memoireduquebec.com/
  • LACOURSIÈRE, Jacques, Jean PROVENCHER et Denis VAUGEOIS. Canada-Québec: synthèse historique, 1534-2000. Québec, Éditions du Septentrion, 2001. 591 p.
  • MATHIEU, Jacques. La Nouvelle-France: les Français en Amérique du Nord, XVIe-XVIIIe siècle. Québec, Presses de l'Université Laval, 2001. 271 p.
  • MIQUELON, Dale. « Compagnie des Cent-Associés ». Institut Historica-Dominion. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/

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