Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Bénitier

Type :

Patrimoine mobilier (Oeuvre d'art / Ethno-historique)

Autre(s) nom(s) :

  • Seau à eau bénite

Région administrative :

  • Capitale-Nationale

Date :

  • 1717 (Production)
  • 1862 – 1865 (Déménagement)

Période :

  • Le Régime français (1534 à 1760)

Thématique :

  • Patrimoine religieux (Culte)

Tradition religieuse :

  • Christianisme (Catholicisme)

Classification :

  • Oeuvre d'art / Bien ethno-historique > Objets de communication > Arts décoratifs > Orfèvrerie
  • Oeuvre d'art / Bien ethno-historique > Objets de communication > Objet de cérémonie > Objet religieux > Objet lié à l'ablution et à l'aspersion

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (1)

Groupes associés (1)

Personnes associées (1)

Images

Description

Lieu de production :

  • Présumé : Europe > France > Paris

Dimensions :

  • Hauteur : 12,5 centimètre(s)

Matériaux :

  • Métal (Argent)

Type de fabrication :

Artisanal

Technique de fabrication :

  • Présumé : Martelé
  • Présumé : Repoussé
  • Présumé : Ciselé

Représentation iconographique :

  • Feuillage
  • Motifs végétaux
  • Têtes d'angelots

Poinçon :

  • « A » renversé et couronné
  • 1 B T

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Classement Objet patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 1967-10-04
 

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Valeur patrimoniale

Le bénitier présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. Exécuté en 1717, il s'agit vraisemblablement du plus ancien seau à eau bénite préservé au Québec. Utilisé pour les aspersions rituelles, le seau à eau bénite ou bénitier portatif s'accompagne généralement d'un goupillon que le prêtre immerge dans l'eau pour en asperger les fidèles ou les objets à bénir. Souvent fabriqué en métal précieux comme l'or ou l'argent, l'objet est aussi richement orné. Cette pièce d'orfèvrerie témoigne ainsi de l'attention particulière portée à l'ornementation des objets liturgiques au XVIIIe siècle.

Le bénitier présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur artistique. Conçue par le maître orfèvre parisien Jean Thibaron (avant 1717-1760), l'oeuvre en argent massif est représentative de l'orfèvrerie baroque française en vogue durant le règne de Louis XIV (1638-1715). À ce jour, peu de choses sont connues sur la vie et l'oeuvre de Thibaron, reçu maître en 1717. De rares pièces conservées au Québec, dont ce bénitier, témoignent cependant de son grand savoir-faire. La finesse du dessin, le galbe accusé de la panse du seau, les motifs décoratifs classiques tels que les têtes de chérubin, les feuillages et les volutes, de même que le contraste produit entre les éléments en relief et le fond amati font de cet objet un exemple significatif du style baroque.

Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2020.

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Informations historiques

Ce bénitier est conçu en 1717 par le maître orfèvre parisien Jean Thibaron (avant 1717-1760). Il est ensuite acquis à une date inconnue par la mission jésuite de la Jeune-Lorette (aujourd'hui Wendake).

En 1651, un groupe de 300 Hurons-Wendats fuyant les Iroquois se réfugient sur l'île d'Orléans sous la protection des Français. Ils rejoignent ensuite les Jésuites à la mission de Notre-Dame-de-Foy en 1668, mais, comme de nouveaux membres s'ajoutent constamment au groupe, la place vient rapidement à manquer. Le père Chaumonot (1611-1693) fonde alors la mission de Notre-Dame-de-Lorette en 1674, renommée L'Ancienne-Lorette en 1697 lorsque le groupe quitte le lieu pour s'établir à la nouvelle mission de la Jeune-Lorette. Une chapelle en bois est érigée en 1698 à Wendake grâce à un don de Mgr de Saint-Vallier (1653-1727). Cette dernière est remplacée par une église de pierre vers 1730.

C'est peut-être à cette époque que le bénitier entre dans la collection d'objets liturgiques de la paroisse. Utilisé pour les aspersions rituelles, le seau à eau bénite ou bénitier portatif s'accompagne généralement d'un goupillon que le prêtre immerge dans l'eau pour en asperger les fidèles ou les objets à bénir. Souvent fabriqué en métal précieux comme l'or ou l'argent, l'objet est aussi richement orné.

À ce jour, peu de choses sont connues sur la vie et l'oeuvre de Thibaron, reçu maître en 1717. De rares pièces conservées au Québec, dont ce bénitier, témoignent cependant de son grand savoir-faire. L'objet en argent massif, au décor et à la forme raffinés, est représentatif de l'orfèvrerie baroque française en vogue durant le règne de Louis XIV (1638-1715).

En 1862, l'église de Notre-Dame-de-Lorette est partiellement brûlée. Les membres de la paroisse réussissent toutefois à sauver la plus grande partie du mobilier et du trésor. Le lieu de culte est reconstruit trois ans plus tard selon le modèle de l'église précédente.

Le bénitier est classé en 1967, en même temps qu'un ensemble d'objets faisant partie du trésor de l'église de Notre-Dame-de-Lorette, classée dix ans plus tôt. Il s'agit vraisemblablement du plus ancien seau à eau bénite préservé au Québec.

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Références

Contributeur de données :

Direction générale du patrimoine

Notices bibliographiques :

  • Commission des biens culturels du Québec. Les chemins de la mémoire. Biens mobiliers du Québec. Tome III. Québec, Les Publications du Québec, 1999. 428 p.

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