Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Peinture (Portrait de François Picquet, p.s.s.)

Type :

Patrimoine mobilier (Oeuvre d'art / Ethno-historique)

Région administrative :

  • Montréal

Date :

  • 1754 (Production)
  • 2008 – 2009 (Restauration)

Thématique :

  • Patrimoine de la Nouvelle-France
  • Patrimoine religieux

Tradition religieuse :

  • Christianisme (Catholicisme (rite latin))

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (1)

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Inventaires associés (1)

Images

Description

Ce tableau non signé est un rare portrait d'un sulpicien français du XVIIIe siècle qui fut missionnaire au Canada. Il représente l'abbé François Picquet (1708-1781).

Il a été réalisé à Paris en 1754 par un certain Mangeard. Peint à l'huile sur une toile de lin qui fut marouflée plus tard sur une toile de polyester, le portrait mesure 64,5 cm de hauteur par 55,3 cm de largeur.

Selon une composition très classique, le personnage se découpe en buste sur un fond neutre de couleur brunâtre. Le corps légèrement tourné de trois-quarts vers sa gauche, le prêtre séculier se présente ici vêtu de la soutane noire à rabat gris et d'une calotte noire. Il replie son bras droit à la hauteur de sa taille et pointe l'index de sa main droite du côté droit du tableau, comme s'il indiquait une direction à suivre.
Tournant la tête vers le spectateur, il lui présente un visage rond au front haut et dégagé et au menton volontaire. Son regard franc est souligné par l'arrondi d'épais sourcils. Ses cheveux, qui grisonnent légèrement sur les tempes, lui tombent par-dessus les oreilles.

La palette restreinte de noir, de gris, de brun, devient plus chaudement colorée dans le visage replet du personnage au teint de brique.

Le portrait est entouré d'une bordure en chêne, ornée à l'intérieur d'une moulure peinte de couleur bronze.

Le tableau a été restauré en 2011-2012 par madame Anita Henry, avec l'aide financière du Conseil du patrimoine religieux du Québec.

Numéro de l'objet :

  • Numéro d'accession : 2002.0285

Lieu de production :

  • Europe > France > Paris

Dimensions :

  • Hauteur de l'image : 64,5 centimètre(s)
  • Largeur de l'image : 55,3 centimètre(s)

Médium :

  • Huile

Support :

  • Toile

Technique de fabrication :

  • Peint

Représentation iconographique :

  • François Picquet, p.s.s.

Sujet :

  • Portrait
  • Religion

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Avis d'intention de classement Partie d'un objet patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 2020-08-20
 
Inventorié --
 

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Informations historiques

François Picquet est né à Bourg-en-Bresse, en France, le 4 décembre 1708. Il est mort à Verjon, dans l'Ain (France), le 15 juillet 1781. Ordonné à Montréal en 1734, ce sulpicien exerça d'abord son ministère à la mission du lac des Deux-Montagnes (Oka), où il apprit les langues autochtones.

En 1749, le père Picquet fonda la mission de La Présentation ou Oswegatchie, en pays iroquois, dans un emplacement très stratégique situé dans le Haut Saint-Laurent, entre les villes ontariennes actuelles de Cornwall et de Brockville (sur le site actuel de la ville d'Ogdensburg, N.Y.).

Le portrait fut réalisé à Paris où le sulpicien s'était rendu en 1753 afin de solliciter de Louis XV une aide financière pour le maintien de sa mission d'évangélisation. Ce voyage visait aussi à recruter de nouveaux missionnaires. Parmi eux se trouvait François-Auguste Magon de Terlaye (1724-1777), jeune homme issu d'une famille de la noblesse de Bretagne.

Avant de s'embarquer pour le Canada, le missionnaire et sa nouvelle recrue firent peindre leur portrait respectif. Une inscription apparaissant au dos de la toile originale du portrait de Magon de Terlaye nous apprend qu'il posa à Paris en 1754 pour un certain Mangeard, en un lieu situé près des rues Saint-Antoine et des Tournelles, à proximité de la place de la Bastille dans le faubourg Saint-Antoine. Le format, la composition et la facture des deux portraits sont similaires, si bien que l'on peut attribuer le portrait de M. Picquet à ce même Mangeard, un peintre amateur sans doute, car on ne retrouve plus sa trace aujourd'hui.

Une fois revenu au pays, l'abbé Picquet participa à plusieurs expéditions militaires contre les Anglais. On dit même qu'il conduisit au combat les guerriers iroquois de sa mission, ce qui lui valut une réputation de combattant aguerri, voire même, d'ennemi à abattre pour le camp adverse. Suite à la destruction de la mission de La Présentation en 1760, le missionnaire dut s'enfuir en Nouvelle-Orléans afin d'échapper aux Anglais qui avaient mis sa tête à prix. En 1763, M. Picquet s'en retourna en France où il devait raconter plus tard le récit de ses exploits à l'astronome Joseph-Jérôme Lefrançois de Lalande (1732-1807), ami et compatriote qui s'empressa d'en mettre le détail sur papier et de publier le tout dans le volume 26 des Lettres édifiantes et curieuses, écrites des missions étrangères par quelques missionnaires de la Compagnie de Jésus (1780-1783).

Quant au portrait de Picquet, il échappa à la destruction et fut emporté à la mission du lac des Deux-Montagnes, où il demeura jusqu'à nos jours aux côtés de celui de Magon de Terlaye.

Auteur : Hélène Sicotte, 2014.

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Références

Gestionnaires des données :

Univers culturel de Saint-Sulpice

Contributeur de données :

Univers culturel de Saint-Sulpice

Notices bibliographiques :

  • HAREL, J.-Bruno. « Magon de Terlaye, François-Auguste ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/fr/bio/magon_de_terlaye_francois_auguste_4F.html
  • LAHAISE, Robert. « Picquet, François ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/fr/bio/picquet_francois_4F.html
  • LALANDE, J.J. Lefrançois de. « Mémoire sur la vie de M. Picquet, missionnaire au Canada ». DE QUERBEUF, Y.-M.-M. Lettres édifiantes et curieuses, écrites des missions étrangères par quelques missionnaires de la Compagnie de Jésus. Paris, 1780, p. 1-63.

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