Lesage, Jean
Type :
Personne (Homme)
Date :
- 1912‑06‑10 – 1980‑12‑12
Occupation :
- Avocat
- Ministre / conseiller exécutif / commissaire
- Personnalité d'affaires
- Premier ministre / chef de gouvernement
Patrimoine immobilier associé (3)
- Monument de Jean Lesage - Mention
- Monument funéraire de Jean Lesage - Lieu d'inhumation
- Mont-Tourbillon (démoli) - Propriété
Plaques commémoratives associées (2)
Événements associés (3)
- Deuxième phase de nationalisation de l'électricité au Québec (1963) - Participation
- Dépôt du rapport Rioux (1969) - Participation
-
Adoption de la Loi sur la capacité juridique de la femme mariée (1964)
- Participation
Groupes associés (2)
Personnes associées (6)
-
Lévesque, René (1922 – 1987)
- Collègue
-
Gérin-Lajoie, Paul (1920 – 2018)
- Collègue
- Kirkland, Marie-Claire (1924 – 2016) - Collègue
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Lapalme, Georges-Émile (1907 – 1985)
- Collègue
Inventaires associés (1)
Statuts
| Statut | Catégorie | Autorité | Date |
|---|---|---|---|
| Désignation | Personnage historique | Ministre de la Culture et des Communications | 2012-11-01 |
Statuts antérieurs
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| Inventorié | -- | ||
Synthèse
Né le 10 juin 1912 à Montréal, Jean Lesage est le fils de Xavéri Lesage, enseignant et fonctionnaire, et de Cécile Côté.
Lesage fait des études de droit à l'Université Laval. Admis à la pratique en 1934, il exerce la profession d'avocat à Québec. De 1939 à 1944, il est procureur de la couronne et procureur de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre.
Député libéral de Montmagny-L'Islet à la Chambre des communes de 1945 à 1958, Lesage est adjoint parlementaire du secrétaire d'État aux Affaires extérieures de 1951 à 1952, adjoint parlementaire du ministre des Finances en 1953, ministre des Ressources et du Développement économique dans le gouvernement de Louis-Stephen St-Laurent en 1953, puis ministre du Nord canadien et des Ressources nationales de 1953 à 1957. Il quitte son siège à Ottawa à la suite de son élection à la direction du Parti libéral du Québec en 1958.
En 1960, Lesage est élu député libéral de Québec-Ouest à l'Assemblée législative et devient premier ministre du Québec. Il occupe cette fonction ainsi que celle de ministre des Finances jusqu'en 1966. En outre, il est ministre des Affaires fédérales-provinciales de 1961 à 1966 et ministre du Revenu en 1963.
Jean Lesage est considéré comme l'un des pères de la Révolution tranquille, expression dont il serait d'ailleurs à l'origine. Cette période se caractérise par une série de réformes où l'État sert de levier pour moderniser des secteurs auparavant sous le contrôle du clergé comme la santé, les services sociaux et l'éducation. Des transformations majeures touchent également la culture, la condition féminine, le développement économique et les relations internationales. En 1961, le gouvernement de Lesage crée le ministère des Richesses naturelles, attribué à René Lévesque, ainsi que le ministère des Affaires culturelles, confié à Georges-Émile Lapalme. La même année, il crée un régime public et universel d'assurance-hospitalisation et institue la Commission royale d'enquête sur l'enseignement dans la province de Québec, appelée Commission Parent. En 1961, Lesage inaugure la Maison du Québec à Paris et son gouvernement ouvre une délégation générale du Québec à New York, bientôt suivie d'une délégation à Londres et d'un bureau à Milan. En 1962, il crée la Société générale de financement pour appuyer le développement d'entreprises. En 1963, le gouvernement de Lesage complète la nationalisation de l'électricité entamée en 1944 en permettant à Hydro-Québec d'acquérir les derniers producteurs privés d'électricité. En 1964, le ministère de l'Éducation est créé et la Loi sur la capacité juridique de la femme mariée est adoptée. En 1965, le gouvernement de Lesage crée la Caisse de dépôt et placement du Québec et instaure le Régime de rentes du Québec.
En 1966, Jean Lesage est élu dans Louis-Hébert, mais le Parti libéral récolte moins de sièges que l'Union nationale, malgré un meilleur résultat au niveau du vote populaire. Lesage devient alors chef de l'opposition. En 1969, il annonce son intention de quitter la chefferie du Parti libéral, mais il demeure en fonction jusqu'à son remplacement par Robert Bourassa en janvier 1970. Il revient ensuite à l'exercice du droit et devient membre du Comité de législation, créé à la suite de l'abolition du Conseil législatif pour assurer la préparation de la législation.
Après sa carrière politique, Lesage siège au conseil d'administration de plusieurs organisations, notamment les Nordiques de Québec dont il préside le conseil d'administration de 1972 à 1980.
Il est décédé à Sillery (Québec) le 12 décembre 1980. Il est inhumé dans le cimetière Notre-Dame-de-Belmont à Sainte-Foy (Québec).
Il avait épousé à Saint-Raymond, en 1938, Corinne Lagarde, cantatrice, fille d'Alexandre Lagarde, gérant de commerce, et de Valéria Matte.
Ce personnage historique a été désigné par le ministre de la Culture et des Communications le 1er novembre 2012.
Intérêt patrimonial
Ce personnage historique est désigné, avec les autres premiers ministres décédés du Québec, pour les motifs suivants:
Le premier ministre du Québec est, depuis l'Acte de l'Amérique du Nord britannique de 1867, le chef et la principale figure politique du gouvernement du Québec. Le titulaire de cette fonction occupe la plus haute fonction démocratique de la société québécoise. Il préside le Conseil exécutif, nomme les ministres et les hauts fonctionnaires, décide de la politique du gouvernement et en détermine les priorités. Désigné par le lieutenant-gouverneur, représentant de la Couronne, il est normalement le chef du parti possédant le plus grand nombre de sièges à l'Assemblée législative de la province de Québec (1867-1968), puis à l'Assemblée nationale (depuis 1968). Depuis 1867, cette fonction a été occupée par 30 personnes, dont 23 sont aujourd'hui décédées [en date du 1er novembre 2012]. Par leurs décisions et les politiques qu'ils ont mises en oeuvre, ces premiers ministres ont influencé le cours de l'histoire du Québec.
Références
Notices bibliographiques :
- Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
- COMEAU, Robert, dir. Jean Lesage et l'éveil d'une nation : les débuts de la Révolution tranquille. Sillery, Presses de l'Université du Québec, 1989. 367 p.
- SAINT-PIERRE, Jocelyn. « Lesage, Jean ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. https://www.biographi.ca/fr/bio/lesage_jean_20F.html
- THOMSON, Dale C. Jean Lesage et la Révolution tranquille. Québec, Éditions du Trécarré, 1984. 615 p.

Inscrit au Registre du patrimoine culturel