Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Église de Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus

Type :

Patrimoine immobilier

Région administrative :

  • Saguenay--Lac-Saint-Jean

Municipalité :

  • Saguenay

Date :

  • 1927 – 1928 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine religieux (Culte)

Tradition religieuse :

  • Christianisme (Catholicisme (rite latin))

Usage :

  • Services et institutions (Églises, temples, synagogues et mosquées)

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (2)

Personnes associées (9)

Inventaires associés (1)

Images

Carte

Description

L'église de Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus est un lieu de culte de tradition catholique, érigé en 1927 et 1928. Ce bâtiment en brique de plan rectangulaire comprend une nef se terminant par un chevet plat et des bas-côtés. La sacristie d'un étage et demi avec un toit en appentis est greffée à son extrémité. L'église est coiffée d'un toit à deux versants et dispose de hautes ouvertures cintrées. La façade, percée d'un portail triple cintré et d'un oculus, est ponctuée d'une tour latérale surmontée d'un clocher et d'un dôme déposé sur une base carrée. L'église de Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus se situe dans un quartier ouvrier, face à un carrefour giratoire, dans l'arrondissement de Jonquière de la ville de Saguenay.

Ce bien est cité immeuble patrimonial. La protection s'applique à l'enveloppe extérieure du bâtiment.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Recommandation ministérielle de déclaration Situé dans un site patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 2017-06-22
Prise d'effet : 2017-07-12
 
Citation Immeuble patrimonial Municipalité (Saguenay) 1999-10-12
 
Citation Situé dans un site patrimonial Municipalité (Saguenay)

Statuts antérieurs

  • Inventorié
 

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Informations historiques

L'église de Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus est le premier lieu de culte de la ville d'Arvida. Cette dernière est fondée en 1926 par les autorités d'Alcoa (dont la filiale canadienne deviendra plus tard Alcan), une compagnie américaine. Le nom Arvida provient des premières lettres des noms du fondateur et président de l'aluminerie, Arthur Vining Davis (1867-1962). L'aménagement organisé et fonctionnel de la ville est destiné à loger les ouvriers et les cadres de la nouvelle compagnie. Un centre-ville monumental, des secteurs résidentiels parsemés de rues incurvées afin de ralentir la circulation et l'aménagement de nombreux parcs et espaces verts sont entre autres prévus. La réalisation de cet ambitieux projet urbain est prise en charge par Arvida Works, une filiale d'Alcoa. À cette époque où le nombre de familles demeure restreint, la messe est célébrée dans la salle à manger des employés. La chapelle est même déménagée dans le sous-sol d'un grand édifice de la compagnie Alcoa.

Mgr Michel-Thomas Labrecque (1849-1932), évêque du diocèse de Chicoutimi, intervient auprès des dirigeants américains d'Alcoa pour l'érection d'une église dans la municipalité. Les représentants de la compagnie acquiescent à la demande et cèdent à la paroisse un grand terrain situé au centre-ville en plus d'octroyer un don de 40 000 $. Compte tenu de la faible démographie de la ville et de la lourdeur fiscale d'une telle construction, Alcoa s'engage à prélever directement sur le salaire des employés le montant que chaque paroissien donnerait à la dîme et en dons. En 1927, Mgr Joseph Lévêque choisit la carmélite Thérèse Martin de Lisieux comme patronne de la paroisse.

Les architectes Alfred Lamontagne (1883-1961) et Armand Gravel (1895-1980) participent à la conception de l'église. Les travaux débutent en 1927. Une des caractéristiques de ce bâtiment est l'imposante voûte. Le béton coffré est le matériau privilégié, afin de rendre le bâtiment à l'épreuve du feu. À l'époque, il est encore peu utilisé au Québec pour la construction d'édifices religieux. Les imposantes portes en bronze ainsi que les scènes figuratives apposées sont réalisées par l'artiste d'origine française Albert Gilles (1895-1979). Le nouveau temple est inauguré en 1928. Situé à l'intersection de routes importantes, il agit en tant qu'élément structurant du quartier ouvrier. La paroisse est érigée canoniquement en 1930.

En raison du coût élevé de ce bâtiment, l'intérieur de l'église demeure dénudé jusqu'en 1948. À ce moment, le décor est parachevé, notamment par Ludger Lemieux (1872-1953), et inauguré en octobre 1950 par Mgr Georges Melançon. Les autels, la balustrade et la chaire sont en marbre de couleur pastel importé de Vérone en Italie. Les vitraux disposés le long de la nef sont l'oeuvre de l'artiste Guido Nincheri. En 1969, l'aménagement intérieur est modifié à la suite des recommandations du concile Vatican II. Arvida est fusionnée en 1976 à la ville de Jonquière.

L'église de Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus est citée en 1999. Depuis 2002, Jonquière est un arrondissement municipal de la ville de Saguenay.

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Emplacement

Region administrative :

  • Saguenay--Lac-Saint-Jean

MRC :

  • Saguenay

Municipalité :

  • Saguenay

Arrondissement municipal :

  • Jonquière

Adresse :

  • 2811, boulevard du Saguenay

Lieux-dits :

  • Arvida

Localisation informelle :

Située à droite du presbytère (1802, rue Wöhler).

Latitude :

  • 48° 25' 56.7"

Longitude :

  • -71° 10' 47.4"

Désignation cadastrale :

  • Lot 3 411 444

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Références

Notices bibliographiques :

  • MORISSET, Lucie K. Arvida, cité industrielle : une épopée urbaine en Amérique. Québec, Septentrion, 1998. 251 p.
  • MORISSET, Lucie K. et Luc NOPPEN. Jonquière, mémoires et lieux: Guide d'excursion et d'interprétation du patrimoine. Jonquière, Ministère de la culture et des communications, 1994. 103 p.

Multimédias disponibles en ligne :

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