Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Maison Marie-Rose-Durocher

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Maison de la Fabrique
  • Maison de la fondation de la Congrégation des Soeurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie
  • Maison Labadie

Région administrative :

  • Montérégie

Municipalité :

  • Longueuil

Date :

  • 1812 (Construction)

Usage :

  • Fonction culturelle et récréative, loisir (Musées)
  • Fonction résidentielle (Hôtels)
  • Fonction résidentielle (Maisons rurales et urbaines)
  • Services et institutions (Autres résidences de religieux et religieuses)
  • Services et institutions (Écoles primaires et secondaires)
  • Services et institutions (Hôtels de ville et salles des habitants)
  • Services et institutions (Palais de justice et bureaux d'enregistrement)

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (13)

Groupes associés (1)

Personnes associées (7)

Inventaires associés (2)

Carte

Description

La maison Marie-Rose-Durocher est une résidence d'inspiration française qui comporte certains traits d'esprit néoclassique. Construite en 1812, l'habitation en pierre de plan rectangulaire, à un étage et demi, est coiffée d'un toit à deux versants légèrement retroussés. La maison est située aujourd'hui sur le terrain du couvent des Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, dans l'arrondissement du Vieux-Longueuil de la ville de Longueuil.

Ce bien est classé immeuble patrimonial. Il bénéficie d'une aire de protection. La maison fait également partie d'un site patrimonial cité.

Plan au sol :

Rectangulaire

Nombre d'étages :

1 ½

Groupement :

Détaché

Saillies :

  • Tambour

Fondations :

  • Pierre

Élévations :

  • Toutes les façades : Pierre (Structure apparente)

Toit :

  • Forme : À deux versants droits retroussés
    Matériau : Tôle profilée

Porte principale :

  • bois, à panneaux et vitrage, à imposte

Autre(s) porte(s) :

  • bois, à panneaux et vitrage

Fenêtre(s) :

  • Rectangulaire, À battants, à petits carreaux

Lucarne(s) :

  • À fronton

Éléments architecturaux :

  • Chambranle
  • Persienne / jalousie
  • Retour de l'avant-toit

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Classement Immeuble patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 1960-03-02
 
Délimitation Aire de protection Ministre de la Culture et des Communications 1975-07-21
 
Citation Situé dans un site patrimonial Municipalité (Longueuil) 1993-07-14
 

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Valeur patrimoniale

La maison Marie-Rose-Durocher présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. Le bâtiment témoigne de l'histoire des communautés religieuses féminines du Québec. Elle est le berceau de la congrégation des Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie du Canada, appelées longtemps « Soeurs de Longueuil ». Le bâtiment, construit en 1812 pour servir d'auberge, devient une école vingt ans plus tard. En 1843, Mélodie Dufresne (1809-1881) et Eulalie Durocher (1811-1849) viennent habiter avec l'institutrice Henriette Céré (1804-1885). Guidées spirituellement par les Oblats de Marie Immaculée et avec l'appui de Mgr Ignace Bourget (1799-1885), évêque de Montréal, elles deviennent les trois premières postulantes d'une nouvelle communauté catholique vouée à l'éducation chrétienne des jeunes filles, les Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie du Canada. L'année suivante, les trois femmes prononcent leurs voeux. Considérée comme la fondatrice, Eulalie Durocher prend le voile sous le nom de mère Marie-Rose et devient la première supérieure de la communauté, qui déménage dans un nouvel édifice dès 1844. Décédée en 1849, mère Marie-Rose est proclamée bienheureuse en 1982.

La maison Marie-Rose-Durocher présente aussi un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. La demeure constitue un bel exemple de l'habitation d'inspiration française, dont la tradition se poursuit dans la vallée du Saint-Laurent au-delà de la Conquête (1760). Elle illustre ce type par son corps de logis en moellons peu dégagé du sol, son toit à deux versants, les cheminées situées dans les murs pignons comportant un chapeau en pierre taillée ainsi que par la charpente complexe de la toiture. Certains éléments sont inspirés du courant néoclassique, qui commence à influencer l'architecture résidentielle québécoise pendant les premières décennies du XIXe siècle, comme la disposition régulière des ouvertures et les lucarnes à pignon en façade.

Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2004.

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Éléments caractéristiques

Les éléments clés de la maison Marie-Rose-Durocher liés à sa valeur architecturale comprennent, notamment :
- les caractéristiques de la maison d'inspiration française, dont le plan rectangulaire, le corps de logis en moellons peu dégagé du sol, l'élévation d'un étage et demi, les fenêtres à battants à petits carreaux, les contrevents et les chambranles de facture simple, les cheminées situées dans les murs pignons et comportant un chapeau en pierre taillée, le toit à deux versants et la charpente complexe de la toiture formée de trois fermes comprenant un poinçon, un entrait, deux contrefiches et deux chevrons;
- les caractéristiques de la maison québécoise d'inspiration néoclassique, dont les lucarnes à pignon, la disposition régulière des ouvertures, les larmiers légèrement retroussés, la couverture en tôle à baguettes et certaines portes à carreaux et imposte vitrée;
- la cave en terre battue accessible de l'extérieur;
- l'espace intérieur caractérisé par les deux foyers, un mur en moellons ainsi que les troncs d'arbre servant de poutres dans la cave.

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Informations historiques

La maison Marie-Rose-Durocher est construite en 1812 pour Dominique Rollin afin de servir d'auberge. La fabrique de Saint-Antoine de Longueuil loue cette résidence en 1832 et l'achète en 1834 pour en faire une école. L'institutrice Henriette Céré (1804-1885) y enseigne à partir de 1840.

En 1841, en raison d'une pénurie de maîtres, le curé de Longueuil, Louis-Moïse Brassard (1800-1877), fait appel aux Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie de Marseille pour fonder une communauté enseignante au Canada. Gouvernante du presbytère de Saint-Mathieu-de-Beloeil où son frère est curé, Eulalie Durocher (1811-1849) s'inscrit comme novice avec son amie Mélodie Dufresne (1809-1881), mais les religieuses de France se désistent.

En 1843, Eulalie Durocher et Mélodie Dufresne viennent habiter avec l'institutrice Henriette Céré. Guidées spirituellement par les Oblats de Marie Immaculée et avec l'appui de Mgr Ignace Bourget (1799-1885), évêque de Montréal, elles deviennent les trois premières postulantes d'une nouvelle communauté catholique vouée à l'éducation chrétienne des jeunes filles, les Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie du Canada. La fondatrice, Eulalie Durocher, qui prend le voile sous le nom de mère Marie-Rose, devient la première supérieure de la communauté. Décédée en 1849, mère Marie-Rose est proclamée bienheureuse en 1982.

Dès 1844, les soeurs emménagent dans une nouvelle résidence. La maison sert subséquemment d'école pour garçons, de salle communautaire, de logement pour le bedeau, de cour municipale du comté de Chambly, de bureau d'enregistrement et de local pour le Musée de l'électricité. Elle demeure la propriété de la fabrique de Saint-Antoine de Longueuil jusqu'en 1959. Menacée de destruction en raison de l'élargissement du chemin de Chambly, elle est déménagée pierre par pierre à l'est du couvent des religieuses, puis reconstruite intégralement par Victor Depocas (1901-1985), architecte attitré à la Commission des monuments et sites historiques de la province de Québec.

La maison Marie-Rose-Durocher est classée en 1960. Elle bénéficie d'une aire de protection depuis 1975. La résidence est comprise dans le site du Vieux-Longueuil depuis 1993.

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Emplacement

Region administrative :

  • Montérégie

MRC :

  • Longueuil

Municipalité :

  • Longueuil

Arrondissement municipal :

  • Le Vieux-Longueuil

Adresse :

  • 90, rue Saint-Charles Est

Latitude :

  • 45° 32' 32.4"

Longitude :

  • -73° 30' 24.6"

Désignation cadastrale

Circonscription foncière Division cadastrale Désignation secondaire Numéro de lot
Chambly Village de Longueuil Absent 41-1

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Références

Notices bibliographiques :

  • Commission des biens culturels du Québec. Répertoire des motifs des biens classés et reconnus (document interne). Québec, 2003. s.p.
  • GARIÉPY, Odette. « Maison Labadie ». Commission des biens culturels du Québec. Les chemins de la mémoire. Monuments et sites historiques du Québec. Tome I. Québec, Les Publications du Québec, 1990, p. 217.
  • JEAN, Marguerite. « Durocher, Eulalie ». Bibliothèque et Archives Canada. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
  • PINARD, Guy. Montréal, son histoire, son architecture. Vol. 6. Montréal, Éditions du Méridien, 1995. 552 p.
  • PRATT, Michel. « Maison Marie Rose Durocher ». Société d'histoire du Marigot. Dictionnaire historique de Longueuil, de Jacques-Cartier et de Montréal-Sud. Édition révisée et augmentée, février 2004 [En ligne]. http://marigot.ca/dictio/longueuil/m.html
  • Société d'histoire du Marigot. Dictionnaire historique de Longueuil, de Jacques-Cartier et de Montréal-Sud. Édition révisée et augmentée, février 2004

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