Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Maison Louis-Joseph-De Montcalm

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Maison Pie XII

Région administrative :

  • Capitale-Nationale

Municipalité :

  • Québec

Date :

  • 1725 – 1730 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine de la Nouvelle-France

Usage :

  • Fonction résidentielle (Maisons rurales et urbaines)

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (2)

Plaques commémoratives associées (1)

Événements associés (2)

Groupes associés (1)

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Personnes associées (12)

Carte

Description

La maison Louis-Joseph-De Montcalm comprend quatre résidences urbaines construites à partir de 1725 et modifiées selon le style néoclassique pendant le XIXe siècle. Les demeures en pierre, à deux étages et demi et à murs coupe-feu mitoyens, sont revêtues de planches horizontales. Trois d'entre elles présentent un plan rectangulaire et sont coiffées de toits à deux versants droits, tandis que celle située à l'extrémité ouest adopte le plan irrégulier de son emplacement et est coiffée d'un toit à croupe. Des annexes occupent le terrain à l'arrière. La maison Louis-Joseph-De Montcalm est située dans un milieu urbain, en bordure des fortifications de la rue des Remparts, dans l'arrondissement municipal de La Cité-Limoilou de la ville de Québec.

Ce bien est classé immeuble patrimonial. Trois sites archéologiques inscrits à l'Inventaire des sites archéologiques du Québec sont associés au lieu. La maison Louis-Joseph-De Montcalm est comprise dans le site patrimonial du Vieux-Québec.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Classement Immeuble patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 1973-11-28
 
Déclaration Situé dans un site patrimonial Gouvernement du Québec

Transfert de responsabilité

  • Exercice de certains pouvoirs par la municipalité (Québec), 2016-12-09
    Prise d'effet : 2017-06-09
 

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Valeur patrimoniale

La maison Louis-Joseph-De Montcalm présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. La demeure a été louée au marquis Louis-Joseph de Montcalm (1712-1759), maréchal de camp, qui arrive à Québec le 13 mai 1756, au début de la guerre de Sept Ans (1756-1763), pour prendre le commandement des troupes régulières françaises en Amérique du Nord. Vainqueur des Britanniques aux forts Chouaguen (1756), William-Henry (1757) et Carillon (1758), il est promu au grade de lieutenant général des armées de la Nouvelle-France, le 20 octobre 1758. Il s'installe dans la résidence au mois de décembre 1758, mais la quitte en juin 1759 pour rejoindre son quartier général de Beauport. Le 13 septembre 1759, les troupes sous son commandement perdent la bataille des plaines d'Abraham. Blessé à mort, le général expire le lendemain matin. La maison Louis-Joseph-De Montcalm évoque ainsi ce personnage important de l'histoire du Canada et du Québec.

La maison Louis-Joseph-De Montcalm présente aussi un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Cet ensemble monumental de quatre demeures en pierre est le résultat de plusieurs chantiers de construction échelonnés sur un siècle et demi. À la maison initiale, édifiée en 1725 selon les plans de l'ingénieur militaire Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry (1682-1756), s'ajoutent deux pavillons trois ans plus tard. Au XIXe siècle, l'apparence extérieure de l'ensemble est transformé dans l'esprit néoclassique. Le volume est uniformisé, la façade organisée de manière symétrique, les lucarnes alignées avec les fenêtres et les murs revêtus de planches horizontales. En 1851, une demeure de plan irrégulier est ajoutée à l'ouest et, l'année suivante, la propriété est divisée en quatre lots. Malgré toutes ces modifications, la maison Louis-Joseph-De Montcalm conserve néanmoins certains éléments remontant au Régime français, dont la charpente de la toiture (de l'unité possédant un porche) à chevrons portant fermes avec pannes, croix de Saint-André, poinçons et entraits, la maçonnerie du rez-de-chaussée, les caves voûtées, les âtres, ainsi que les murs coupe-feu. L'ensemble est par conséquent un exemple remarquable de la fusion d'éléments d'inspiration française et d'éléments néoclassiques qui confère à l'architecture québécoise son caractère distinctif.

Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2005.

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Éléments caractéristiques

Les éléments clés de la maison Louis-Joseph-De Montcalm liés à ses valeurs historique et architecturale comprennent, notamment :
- sa situation dans un milieu urbain, en bordure des fortifications de la rue des Remparts, dans la partie haute du site patrimonial du Vieux-Québec;
- la percée visuelle sur l'embouchure de la rivière Saint-Charles et le fleuve Saint-Laurent;
- les trois sites archéologiques inscrits à l'Inventaire des sites archéologiques du Québec associés au bien;- le volume de la maison composé de quatre unités adjacentes de deux étages et demi, soit trois maisons de plan rectangulaire coiffées de toits à deux versants droits et une maison de plan irrégulier coiffée d'un toit à croupe;
- ses caractéristiques rattachées à la maison urbaine d'inspiration française, dont la maçonnerie de pierre du rez-de-chaussée, les murs portants en pierre, la charpente de la toiture de l'unité dotée d'un porche à chevrons portant fermes (pannes, croix de Saint-André, poinçons et entraits), la couverture en tôle à la canadienne, les caves voûtées, les âtres, les murs coupe-feu mitoyens et les corbeaux;
- ses caractéristiques extérieures d'influence néoclassique, dont le revêtement de planches horizontales, la composition symétrique des façades (fenêtres rectangulaires à carreaux aux chambranles en bois moulurés et lucarnes à fronton et à la capucine), le porche ainsi que les portails à pilastres et entablement;
- ses caractéristiques intérieures d'influence néoclassique, dont les manteaux de cheminée, les portes, les plinthes, les moulures décoratives, les boiseries ainsi que les plâtres décoratifs;
- la verrière aux armoiries de Montcalm;
- les annexes situées à l'arrière.

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Informations historiques

La maison Louis-Joseph-De Montcalm est un ensemble monumental qui remonte au XVIIIe siècle. La partie centrale est érigée sur deux terrains contigus du fief du Sault-au-Matelot concédés en 1724 et 1725 par le Séminaire de Québec à François Hérault (vers 1680-1749), sieur de Courcy et de Saint-Michel de Courville, lieutenant d'une compagnie des troupes de la marine. En juin 1725, Hérault commande à Jacques de Guise dit Flamand (1697-1780), maître maçon, une maison d'un étage et demi conçue d'après les plans de l'ingénieur militaire Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry (1682-1756).

En 1726, Hérault doit remettre la demeure à son créancier, Nicolas Lanouiller de Boisclerc (vers 1679-1756), membre du Conseil supérieur de la Nouvelle-France. Par la suite, ce dernier agrandit sa propriété en achetant des terrains du Séminaire et de la Fabrique Notre-Dame de Québec; en 1728, il conclut un marché pour la construction de deux pavillons, de part et d'autre de la maison, ainsi que d'une glacière. À la fin du Régime français, la résidence possède 16 pièces et 10 âtres.

Le 28 novembre 1752, Joseph Brassard Deschenaux (1722-1793), secrétaire de l'intendant François Bigot (avant 1703-1778), acquiert l'ensemble. En 1756, Deschenaux loue la propriété au marquis Louis-Joseph de Montcalm (1712-1759), maréchal de camp, venu à Québec pour prendre le commandement des troupes régulières françaises en Amérique du Nord. Vainqueur des Britanniques aux forts Chouaguen (1756), William-Henry (1757) et Carillon (1758), il est promu au grade de lieutenant général des armées de la Nouvelle-France. Au mois de décembre 1758, il s'installe dans la résidence, mais la quitte en juin 1759 pour rejoindre son quartier général de Beauport. Le 13 septembre 1759, les troupes commandées par Montcalm perdent la bataille des plaines d'Abraham. Blessé à mort, le général expire le lendemain matin.

Après la capitulation de Québec, le 18 septembre 1759, Deschenaux partage la maison avec des officiers britanniques. En 1761, il cède son bien à son beau-frère, Germain Leroux d'Esneval (mort en 1792), négociant prospère d'origine parisienne installé à L'Assomption. Le 24 janvier 1769, la propriété est acquise par William Grant (1744-1805), marchand, futur conseiller législatif et homme politique influent du Bas-Canada. Le 1er août 1775, l'homme d'affaires George Allsopp (vers 1733-1805) achète l'ensemble, alors objet d'une saisie. De l'automne 1775 au mois de mai 1777, la maison est utilisée comme caserne pour des matelots et des soldats d'origine britannique et allemande. En 1779 et 1780, d'importants travaux de réparation sont effectués.

En 1799, la propriété est achetée par le révérend John Jackson (vers 1765-1839), qui y établit une école. Ce dernier la revend en 1822 à Archibald Campbell (1790-1862), notaire de Québec. Des aquarelles peintes par James Pattison Cockburn (1779-1847) en 1829, 1830 et 1834 ainsi qu'un croquis réalisé par Alexander Jamieson Russell en 1834 montrent les modifications apportées par Campbell. La partie centrale est notamment rehaussée d'un étage et ornée d'un porche. Par la suite, un étage est ajouté aux parties latérales. En 1851, une demeure de plan irrégulier est ajoutée à l'ouest et l'ensemble est revêtu de planches horizontales. L'année suivante, la propriété est divisée en quatre lots. Au tournant du XXe siècle, un nouveau porche remplace le porche initial.

En 1944, l'Archevêché de Québec acquiert les deux maisons du centre pour loger des prêtres et des étudiants. Entre 1951 et 1953, les maisons des extrémités sont achetées à leur tour par l'Archevêché. L'ensemble est alors également connu sous le nom de maison Pie XII.En 1972, les architectes Laroche et Déry, propriétaires, entreprennent la restauration de l'ensemble.

La maison Louis-Joseph-De Montcalm est classée en 1973. Elle abrite depuis des résidences privées. L'intérieur a fait l'objet de travaux importants depuis 2000.

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Emplacement

Region administrative :

  • Capitale-Nationale

MRC :

  • Québec

Municipalité :

  • Québec

Arrondissement municipal :

  • La Cité

Adresse :

  • 45, rue des Remparts
  • 47, rue des Remparts
  • 49, rue des Remparts
  • 51, rue des Remparts
  • 2, rue Saint-Flavien

Latitude :

  • 46° 48' 58.037"

Longitude :

  • -71° 12' 28.379"

Désignation cadastrale :

  • Lot 1 212 960
  • Lot 1 212 962
  • Lot 1 212 964
  • Lot 1 212 971
  • Lot 2 744 485
  • Lot 2 744 486

Code Borden

CeEt-326 CeEt-351 CeEt-362 CeEt-380
CeEt-385      

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