Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Phips, William

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Synthèse

Né à Kennebec, au Maine, le 2 février 1650 ou 1651, William Phips est le fils de James Phips, charpentier naval ou pêcheur, et de Mary Phips.

Après avoir travaillé comme berger, Phips devient apprenti chez un charpentier de navires. Son mariage avec une riche veuve lui permet d'obtenir le commandement d'un navire pour retrouver des galions espagnols naufragés. Après quelques tentatives infructueuses, il découvre un bâtiment espagnol au large d'Haïti. Il rentre en Angleterre en 1687 avec un butin de plus de 200 000 £, ce qui lui vaut d'être anobli par le roi d'Angleterre, Jacques II.

En 1690, Phips est nommé major général et commande une expédition organisée par le Massachusetts contre l'Acadie française. Il s'empare de Port-Royal, le 22 mai 1690. Il prend ensuite la tête d'une expédition contre la Nouvelle-France. Pendant que des troupes se dirigent vers Montréal, il commande une flotte de 32 navires transportant deux mille miliciens du Massachusetts, à destination de la ville de Québec.

La flotte quitte tardivement Hull (près de Boston), le 19 ou le 20 août 1690. Les mauvaises conditions de navigation retardent le voyage et la flotte n'atteint Québec que le 16 octobre. Phips exige alors la reddition de la ville fortifiée, mais le gouverneur Louis de Buade, comte de Frontenac et de Palluau, lui répond sa célèbre phrase: «Je n'ay point de reponse a faire a vostre general que par la bouche de mes cannons et a coups de fuzil.» Dans les faits, Frontenac adopte cependant une stratégie défensive. Le siège se solde par un échec, notamment parce que les miliciens du Massachusetts sont mal formés et ne disposent pas de munitions et d'approvisionnement en quantité suffisante. Les 23 et 24 octobre, Phips doit lever les voiles et retourner à Boston.

En 1692, Phips obtient le poste de gouverneur royal du Massachusetts. Il fait cesser la chasse aux sorcières, particulièrement à Salem, et s'occupe de protéger la frontière contre les incursions amérindiennes et canadiennes. Il est rappelé à Londres en 1694 pour répondre à des accusations de mauvaise gestion.

Il est décédé à Londres, le 18 février 1694 ou 1695. Il est inhumé dans l'église de St. Mary Woolnoth, à Londres.

Il avait épousé Marie (Spencer) Hull.

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Références

Notices bibliographiques :

  • COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec [En Ligne]. http://www.memoireduquebec.com/
  • MARSH, James. « Phips, Sir William ». Institut Historica-Dominion. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
  • STACEY, C. P. « Phips, sir William ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
  • s.a. « Sir William Phips (1651-1695) ». s.a. Sir William Phips (1651-1695) [En ligne]. http://www.mass.gov/?pageID=mg2terminal&L=7&L0=Home&L1=State+Government&L2=About+Massachusetts&L3=Interactive+State+House&L4=History+Resources&L5=Governors+of+Massachusetts&L6=Royal+Colony+of+Massachusetts+(1692-1774)&sid=massgov2&b=terminalcontent&f=inte

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