Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Martin, Félix

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Synthèse

Né à Auray, en France, le 4 octobre 1804, Félix Martin est le fils de Jacques-Augustin Martin, commerçant, et d'Anne-Armèle Lauzer.

Il fait ses études au petit séminaire de Sainte-Anne, à Auray, dirigé par les Jésuites. Par la suite, il entre au noviciat de Montrouge en 1823, puis à celui d'Avignon en 1824. Il poursuit sa formation en philosophie au petit séminaire de l'Arc, à Dole, l'année suivante. Finalement, en 1831, il complète ses études en théologie à Brigue, en Suisse, et est ordonné prêtre. De 1832 à 1842, il enseigne la religion, les mathématiques et le dessin dans plusieurs collèges jésuites à travers l'Europe.

En 1842, Martin traverse l'Atlantique à la suite de l'invitation de l'évêque de Montréal, Mgr Ignace Bourget, et s'installe à Montréal. Peu de temps après, il emménage à La Prairie. Prêchant dans plusieurs églises et institutions de Montréal, il est nommé, en 1844, supérieur des Jésuites du Bas-Canada. Peu de temps plus tard, il participe à la fondation du collège Sainte-Marie de Montréal et occupe les postes de procureur, de préfet des études et de professeur suppléant. Il enseigne le dessin, la géométrie et l'architecture. En 1859, il est nommé supérieur de la résidence des Jésuites à Québec.

Féru d'histoire religieuse de la Nouvelle-France, Martin traduit, en 1852, les anciens textes du père François-Joseph Bressani, parus originalement en italien, puis travaille à la réédition des Relations des Jésuites s'échelonnant de 1611 à 1672. Il effectue des recherches sur l'histoire coloniale du Canada et publie plusieurs livres.

Intellectuel polyvalent, Martin emploie ses talents en dessin pour réaliser les plans de plusieurs bâtiments dans la région de Montréal. Il conçoit entre autres l'église de Saint-Hilaire (1830-1837), la basilique de Saint-Patrick (1843-1847), l'église de la mission de Saint-François-Xavier (1845) à Caughnawaga (Kahnawake), le monastère du Bon-Pasteur (1846), l'église de Saint-Georges (1846-1848) à Henryville, le collège Sainte-Marie (1847-1851) et la maison Saint-Joseph-du-Sault-au-Récollet (1852-1853).

Martin rentre définitivement en France en 1861. Il y occupe les postes de supérieur des maisons jésuites de Poitiers et de Rouen ainsi que celui de directeur spirituel du collège de Vaugirard.

Il a publié Le Marquis de Montcalm et les dernières années de la colonie française au Canada (1756-1760) (1867), Le R. P. Isaac Jogues, de la Compagnie de Jésus, premier apôtre des Iroquois (1873), ainsi que Hurons et Iroquois : le P. Jean de Brébeuf, sa vie, ses travaux, son martyre (1877).

Il est décédé à Paris le 25 novembre 1886.

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Références

Notices bibliographiques :

  • Fondation du patrimoine religieux du Québec. Inventaire des lieux de culte du Québec [En Ligne]. http://www.lieuxdeculte.qc.ca/
  • GIGUÈRE, Georges-Émile. « Martin, Félix ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
  • SAUVÉ, Jean-Sébastien. « Les carnets de croquis du père jésuite Félix Martin ». Journal de la Société pour l'étude de l'architecture au Canada. Vol. 39, no 1 (2014), p. 35-56.

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