Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

D'Astous, Roger

Type :

Personne (Homme)

Autre(s) nom(s) :

  • D'Astous et Pothier

Date :

  • 1926‑03‑03 – 1998‑04‑05

Occupation :

  • Architecte
  • Enseignant / professeur

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
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Synthèse

Né le 3 mars 1926 à Montréal, Roger D'Astous est le fils de René D'Astous, employé au service de la publicité du journal La Presse, et de Corinne Basilières, musicienne.

D'Astous amorce sa scolarité auprès des Soeurs de la Providence, avant de s'inscrire au cours scientifique du collège Mont-Saint-Louis de Montréal en 1940. Il entreprend, six ans plus tard, une formation d'architecte à l'École des beaux-arts de Montréal. Diplômé en 1952, il s'inscrit au Taliesin Fellowship, où il complète un stage d'un an sous la direction de l'architecte américain Frank Lloyd Wright, au Wisconsin puis en Arizona.

De retour à Montréal en 1953, D'Astous y établit son agence d'architecte. Considéré comme l'un des précurseurs du modernisme d'après-guerre, il apporte une contribution plus particulière à l'architecture religieuse et résidentielle. Ses premières oeuvres, la maison Laurion (1954-1955) à Laval-sur-le-Lac (Laval) et l'église de Notre-Dame-du-Bel-Amour (1955-1957) à Montréal, sont acclamées par la critique. Les années 1955 à 1967 correspondent à la période la plus productive de sa carrière. Durant ces douze années, il conçoit de nombreuses églises, ainsi que des maisons luxueuses et des édifices commerciaux. Dès 1959, il collabore avec l'architecte Jean-Paul Pothier et s'associe avec lui de 1965 à 1968. Avec ce dernier, il dresse les plans du Château Champlain à Montréal (1963-1967). À la suite de ce projet, sa production architecturale diminue considérablement, ce qui l'amène à se consacrer davantage à certains projets de recherche.

À partir du milieu de la décennie 1970, la carrière de D'Astous connaît un deuxième souffle. Collaborant avec Luc Durand de 1972 à 1991, il prend celui-ci pour partenaire de 1974 à 1983. Ensemble, les deux hommes travaillent au projet du Village Olympique (1974-1976). Entraîné dans un scandale judiciaire, D'Astous est forcé de mettre un frein à ses activités pour une période de cinq ans. À compter de 1984, il oeuvre surtout dans le domaine de l'architecture résidentielle. Les maisons qu'il conçoit à cette époque sont caractérisées par la recherche d'un style nordique et canadien.

De 1962 à 1965, D'Astous enseigne à l'École des beaux-arts de Montréal.

Il est décédé à Montréal le 5 avril 1998.

Il avait épousé, en 1952, Anastasia Papadatos; puis, en 1971, Micheline Valois.

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Références

Notices bibliographiques :

  • BERGERON, Claude. « D'Astous, Roger ». Institut Historica-Dominion. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
  • BERGERON, Claude. Roger D'Astous, architecte. Québec, Presses de l'Université Laval, 2001. 234 p.
  • Centre canadien d'architecture. Collections en ligne [En Ligne]. http://www.cca.qc.ca/

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