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Répertoire du patrimoine culturel du Québec

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Cormier, Ernest

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Synthèse

Né le 5 décembre 1885 à Montréal, Ernest Cormier est le fils d'Isaïe Cormier, médecin et professeur à l'Université Laval à Montréal, et de Malvina Généreux.

De 1902 à 1906, Cormier étudie le génie civil à l'École polytechnique de Montréal où il décroche un baccalauréat ès sciences appliquées. Il travaille ensuite comme stagiaire à la compagnie Dominion Bridge, puis en 1908, s'en va parfaire sa formation en France. Après avoir suivi un atelier préparatoire chez Godefroy et Freynet, il est admis en 1909 à l'École des beaux-arts de Paris. En 1914, il reçoit la Henry Jarvis Studentship, une bourse offerte par l'Institut royal des architectes britanniques qui lui permet d'aller passer deux ans à Rome. En 1917, il rentre à Paris, obtient son diplôme de l'École des beaux-arts et oeuvre pour le bureau d'études d'ingénieurs Pelnard-Considère-Caquot.

De retour à Montréal en 1918, Cormier fonde l'agence Ernest Cormier, architecte et ingénieur. Au cours de sa carrière, il dessine de nombreux bâtiments, parmi lesquels plusieurs églises, ainsi que sa propre maison, considérée comme un des bâtiments Art déco les plus achevés au Québec. L'architecte est particulièrement remarqué pour ses édifices publics. De 1919 à 1923, il est associé à Jean-Omer Marchand avec lequel il conçoit notamment l'École des beaux-arts de Montréal. De 1920 à 1924, il est impliqué, avec Louis-Auguste Amos et Charles Jewett Saxe, dans la conception de l'annexe au palais de justice de Montréal (édifice Ernest-Cormier). En 1924, il est engagé par l'Université de Montréal pour dessiner le plan de son nouveau campus et de son pavillon principal. À la fin des années 1930, il dessine le bâtiment de la Cour suprême du Canada, situé à Ottawa. En 1947, il conçoit les portes d'entrée du siège de l'Organisation des Nations unies à New York. Dix ans plus tard, il entame l'un de ses derniers grands projets, le grand séminaire, à Québec, aujourd'hui intégré à l'Université Laval sous le nom de pavillon Louis-Jacques-Casault. Il cesse ses activités professionnelles en 1973.

Parallèlement à son métier d'ingénieur-architecte, Cormier est professeur d'architecture à l'Université McGill en 1919 et 1920. Cinq ans plus tard, il enseigne à l'École polytechnique de Montréal, fonction qu'il occupe jusqu'en 1954. Il donne également des cours à l'École des beaux-arts de Montréal. Au nombre de ses passe-temps, il pratique la reliure et l'aquarelle.

Cormier s'implique dans plusieurs associations professionnelles. En 1918, il devient membre de l'Association des architectes de la province de Québec et est inscrit à la Société des architectes diplômés par le gouvernement français. Deux ans plus tard, il joint la Corporation des ingénieurs professionnels du Québec. En 1929, il est reçu compagnon de l'Institut royal des architectes britanniques. La même année, il préside l'Association des architectes de la province de Québec. Il devient fellow de l'Institut royal d'architecture du Canada en 1930. L'année suivante, il entre à l'Académie royale des arts du Canada. En 1974, il est nommé officier de l'Ordre du Canada.

Il est décédé à Montréal le 1er janvier 1980. Il est inhumé dans la même ville, au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.

Il avait épousé à Montréal, en 1908, Berthe Leduc, fille de Théodore Leduc, employé civil, et de Monique St-Aubin; puis, en 1976, Clorinthe Perron.

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Références

Notices bibliographiques :

  • GOURNAY, Isabelle, dir., Pierre-Richard BISSON, Yves DESCHAMPS, Marcel FOURNIER et Phyllis LAMBERT. Ernest Cormier et l'Université de Montréal. Montréal, Centre canadien d'architecture / Éditions du Méridien, 1990. 179 p.
  • GOURNAY, Isabelle, dir. et France VANLAETHEM, dir. Montréal métropole, 1880-1930. Montréal, Boréal, 1998. 224 p.
  • HILL, Robert G. Biographical Dictionary of Architects in Canada, 1800-1950 [En Ligne]. http://dictionaryofarchitectsincanada.org/
  • JOBIDON, Hélène, Luc NOPPEN et Paul TRÉPANIER. Québec monumental, 1890-1990. Sillery / Montréal, Septentrion / Ordre des architectes du Québec, 1990. 191 p.
  • VANLAETHEM, France. « Cormier, Ernest ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
  • VANLAETHEM, France. L'édifice Ernest Cormier. Siège de la Cour d'appel du Québec à Montréal. Patrimoines. Québec, Les Publications du Québec, 2005. 56 p.

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