Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Sculpture (Vierge à l'Enfant)

Type :

Patrimoine mobilier (Oeuvre d'art / Ethno-historique)

Région administrative :

  • Montréal

Date :

  • après 1600 – avant 1700 (Production)
  • 2006 – 2007 (Restauration)

Thématique :

  • Patrimoine religieux (Culte)

Tradition religieuse :

  • Christianisme (Catholicisme (rite latin))

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (1)

Patrimoine mobilier associé (2)

Groupes associés (1)

Personnes associées (1)

Inventaires associés (1)

Images

Description

Cette sculpture de petite dimension, réalisée en ivoire doré et polychromé, a été créée par un sculpteur français non identifié. Ce dernier a représenté un thème religieux récurrent dans l'art chrétien, soit une Vierge à l'Enfant.

Debout, en contrapposto, sainte Marie avance légèrement la jambe gauche vers l'avant, écrasant du pied la tête d'un serpent dont la gueule est peinte en rouge. Elle est chaussée de sandales, porte une tunique et, par-dessus, un long manteau qui tombe de son épaule gauche en formant des plis dynamiques à ses hanches et dans son dos. Sa tête est revêtue d'un voile. Ses cheveux sont sculptés de lignes stylisées. Ils bordent le visage aux traits doux et réguliers de la Vierge. Elle tient un coeur enflammé de sa main droite, devant sa poitrine. De son bras gauche, elle porte l'Enfant Jésus. Corps potelé et cheveux bouclés, il regarde tendrement le coeur tenu par sa mère.

La sculpture a été restaurée en 2005 par Delphine Laureau, du Centre de Conservation du Québec.

Numéro de l'objet :

  • Numéro d'accession : 1976.0603.1-2

Lieu de production :

  • Europe > France

Dimensions :

  • Hauteur : 19,7 centimètre(s)
  • Largeur : 7 centimètre(s)
  • Profondeur : 4,7 centimètre(s)

Matériaux :

  • Ivoire

Type de fabrication :

Artisanal

Technique de fabrication :

  • Sculpté

Représentation iconographique :

  • Enfant Jésus
  • Vierge Marie

Sujet :

  • Figure
  • Religion

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Avis d'intention de classement Partie d'un objet patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 2020-08-20
 
Inventorié --
 

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Informations historiques

Le 6 juin 1937 est inauguré le Musée Notre-Dame, à Montréal. À cette occasion, nombre d'oeuvres appartenant aux Sulpiciens sont présentées au public, dont une statuette d'ivoire.

Dans le catalogue de la nouvelle institution muséale, paru en 1938, la sculpture est présentée en ces termes : « Vierge d'ivoire, ayant appartenu à Maisonneuve, fondateur de Montréal, léguée par lui au Séminaire de Saint-Sulpice. » Reposant sur une tradition orale, l'information est ensuite reprise dans les ouvrages successifs du Musée. La tradition est ainsi devenue un élément constitutif de l'histoire de l'objet, même s'il demeure impossible de la confirmer. Par exemple, le testament de Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve (1612-1676) ne fait pas mention de la statuette et des Sulpiciens. La monographie La Paroisse, de M. Olivier Maurault, p.s.s. (1886-1968), soulève également des doutes critiques en 1957 quant à l'historique de la pièce. L'auteur écrit :

« Quand il s'agit de reliques ou d'objets de musée, on voudrait être toujours sûr de leur provenance ou de leur attribution. Pourquoi ne pouvons-nous nous défendre d'un doute devant cette charmante Vierge d'ivoire (no 133) ? Elle aurait été léguée par Paul Chomedey de Maisonneuve au Séminaire de Montréal, lors de son départ, en 1665. Faute de document, nous avons la tradition. Pour qui sait de quel esprit de foi cet homme était doué et quelles furent ses épreuves intimes et publiques, on devine que cette statue dut recevoir bien des confidences et l'acceptation de maintes souffrances qui sanctifièrent les débuts de Ville-Marie. [...]
M. Bouhier, fondateur du musée, reçut la statuette de M. Hector Filiatrault, prêtre de Saint-Sulpice, esprit critique et fin, qui l'avait reçue de M. Louis Colin, supérieur de Saint-Sulpice du Canada, qui lui-même la tenait de ses prédécesseurs. Il y en eut treize entre l'époque où il exerça la supériorité, de 1881 à 1902, et le temps de la présence de Chomedey de Maisonneuve à Montréal, à savoir de 1642 à 1665. [...]
Un témoignage écrit, du XVIIe siècle, ferait mieux notre affaire que cette tradition imprécise. »

En somme, si la dévotion des prêtres du Saint-Sulpice à la Vierge n'est pas étrangère à la possession de la statuette, il reste que son ascendance demeure nébuleuse.

Auteur : Pierre-Olivier Ouellet, 2014

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Références

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Contributeur de données :

Univers culturel de Saint-Sulpice

Notices bibliographiques :

  • DESLANDRES, Dominique, John Alexander DICKINSON et Ollivier HUBERT. Les Sulpiciens de Montréal: une histoire de pouvoir et de discrétion, 1657-2007. Montréal, Fides, 2007. 670 p.
  • LACROIX, Laurier. Les arts en Nouvelle-France. Collection Arts du Québec. Québec, Musée national des beaux-arts du Québec : Publications du Québec, 2012. 296 p.
  • MAURAULT, Olivier. La Paroisse : histoire de l'Église Notre-Dame de Montréal. Montréal, Thérien Frères Limitée, 1957. 240 p.
  • Montréal, Département des archives, Univers culturel de Saint-Sulpice, « Testament de Paul Chomedey de Maisonneuve », 1676..
  • s.a. Musée Notre-Dame: catalogue illustré : souvenirs historiques, tableaux anciens et modernes, ornements et vases sacrés, objets d'art, livres anciens, vieille argenterie, collections diverses. Montréal, Musée Notre-Dame, 1938. 15 p.

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