Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Calice

Type :

Patrimoine mobilier (Oeuvre d'art / Ethno-historique)

Région administrative :

  • Montréal

Date :

  • 1686 – 1687 (Production)

Thématique :

  • Patrimoine religieux (Culte)

Tradition religieuse :

  • Christianisme (Catholicisme (rite latin))

Classification :

  • Oeuvre d'art / Bien ethno-historique > Objets de communication > Arts décoratifs > Orfèvrerie
  • Oeuvre d'art / Bien ethno-historique > Objets de communication > Objet de cérémonie > Objet religieux > Objet lié à l'Eucharistie

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Description

Ce calice a été réalisé en 1686-1687 par l'orfèvre parisien Adrien Davault (1626-1694). Il s'agit d'une pièce d'orfèvrerie religieuse associée au rituel pratiqué par l'Église catholique. L'objet, en argent massif dont certaines surfaces sont dorées, est un vase sacré utilisé pour consacrer le vin lors de la célébration de la messe. Seules trois pièces d'orfèvrerie, liées à la liturgie catholique, sont considérées comme sacrées parce qu'elles sont en contact avec les saintes espèces : le calice, la patène et le ciboire. Notons que les parties directement en contact avec les espèces consacrées (l'intérieur des coupes, des patènes et des couvercles) doivent être en métal précieux soit en or ou en argent doré. Le calice des Sulpiciens répond à cette exigence avec sa coupe en argent doré.

Ce vase sacré est une coupe sur pied mesurant 24,2 cm de haut et présentant une base d'une largeur de 13,7 cm. Le calice est composé de quatre parties indépendantes : le pied, la tige, la fausse coupe et la coupe. Le pied circulaire au dessus laissé uni - seule une fine croix y est gravée - est soudé sur une collerette au motif de cordon qui surplombe une frise de feuilles d'acanthe ajourée, rapportée et soudée à une bâte. Deux collerettes au motif de cordon ornent la tige qui présente un noeud ovoïde décoré d'un motif de feuilles de vigne soudées et rapportées aux extrémités de celui-ci. La coupe laissée unie selon l'usage repose sur une fausse coupe formée d'une frise de feuilles d'acanthe et de feuilles d'eau.

Ce calice a été restauré en 2007 par Nadine Saint-Pierre, sous la direction d'Estelle Richard au Musée des beaux-arts de Montréal.

Numéro de l'objet :

  • Numéro d'accession : 1976.0599

Lieu de production :

  • Europe > France > Paris

Dimensions :

  • Diamètre extérieur : 13,7 centimètre(s)
  • Hauteur : 24,2 centimètre(s)
  • Poids : 526 gramme(s)

Matériaux :

  • Métal (Argent)

Poinçon :

  • maison commune de Paris 1686-1687 : la lettre R couronnée
  • maître : couronne, au-dessus d'une forme semblable à une fleur de lys, au-dessus des lettres A et D, entre deux grains et au-dessus de deux palmes croisées
  • poinçon de charge de Paris 1684-1687 : semble être une fleur de lys au-dessus de la lettre A, avec trois croissants et comme une forme d'étoile à droite, le reste illisible
  • poinçon de décharge de Paris 1684-1687 : couronne surmontant une fleur de lys, au-dessus d'une petite lettre D probablement, au-dessous peut-être des palmes croisées, avec un grain au centre droit,

Inscription :

étiquette en métal soudée sous le pied: SEMINAIRE

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Avis d'intention de classement Partie d'un objet patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 2020-08-20
 
Inventorié --
 

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Informations historiques

Le calice est à mettre en rapport avec les neuf autres calices d'Adrien Davault conservés au Canada dans diverses institutions muséales, des communautés religieuses et des paroisses. Il se distingue toutefois de ces vases sacrés par son ornementation composée de motifs végétaux qui montre l'évolution stylistique de l'orfèvrerie religieuse parisienne de la fin du XVIIe siècle. Le calice des Sulpiciens se compare cependant à celui faisant partie de l'ensemble d'objets liturgiques - la Chapelle des armes de France (1675-1676) - réalisé par le même orfèvre et conservé au Musée du Louvre, dont il reprend le modèle.

Ce calice est sorti de l'atelier du maître orfèvre parisien Adrien Davault (1626-1694), spécialisé en orfèvrerie religieuse. Sans être un orfèvre du roi, Davault était suffisamment reconnu pour recevoir la commande d'un ensemble d'objets liturgiques vraisemblablement destiné à une communauté religieuse française par Louis XIV. Sans conteste, cette Chapelle aux armes de France (1675-1676), composée de neuf pièces, constitue le meilleur exemple du travail de Davault qu'il nous est donné à voir. Conservée au Musée du Louvre, la chapelle fait partie de la trentaine de pièces dont quatorze sont au Canada - qui témoignent de son activité.

En fait, environ 500 pièces d'orfèvrerie parisienne du XVIIe siècle subsistent dans le monde, dont un peu plus du cinquième est conservé au Québec. Cette rareté s'explique par les deux grandes fontes décrétées par Louis XIV, en 1689 et en 1709, pour financer les guerres de la Ligue d'Augsbourg et de la succession d'Espagne. Si nous ajoutons à cela les pertes subies lors de la Révolution française de 1789 et les habituelles fontes pour récupérer la valeur du métal ou réutiliser le matériau pour rajeunir les modèles, on comprendra que toutes les pièces d'orfèvrerie française de cette période sont exceptionnelles.

Le calice des Sulpiciens semble avoir été en usage tant à la chapelle du Séminaire de Montréal qu'à la basilique Notre-Dame de Montréal.

Auteur : Joanne Chagnon, 2014

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Références

Gestionnaires des données :

Univers culturel de Saint-Sulpice

Contributeur de données :

Univers culturel de Saint-Sulpice

Notices bibliographiques :

  • BIMBENET-PRIVAT, Michèle. Les orfèvres et l'orfèvrerie de Paris au XVIIe siècle. Vol. 1. Paris, Commission des travaux historiques de la ville de Paris, 2002. 568 p.
  • BIMBENET-PRIVAT, Michèle. « Les présents de Louis XIV au Saint Sépulcre de Jérusalem ». L'Estampille/ L'Objet d'art. Vol. Hors-série, no 50 (s.d.), p. 54-63.
  • CHAGNON, Joanne. « L'orfèvrerie des Messieurs de Saint-Sulpice ». LACROIX, Laurier. Les arts en Nouvelle-France. Collection Arts du Québec. Québec, Musée national des beaux-arts du Québec : Publications du Québec, 2012, p. 186-187.
  • TRAQUAIR, Ramsay. The old silver of Quebec. Toronto, Macmillan of Canada, 1940. 168 p.
  • TRUDEL, Jean. L'orfèvrerie en Nouvelle-France. Ottawa, Galerie nationale du Canada pour la Corporation des Musées nationaux du Canada, 1974. 239 p.

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