Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Religieuses hospitalières de Saint-Joseph

Type :

Groupe

Autre(s) nom(s) :

  • Congrégation des hospitalières de Saint-Joseph
  • Religieuses hospitalières de Saint-Joseph de l'Hôtel-Dieu de Montréal
  • Soeurs de l'Hôtel-Dieu de Montréal

Date :

  • 1659 –

Activité :

  • Communauté religieuse (Religion)
  • Service social (Santé et services sociaux)
  • Soins de santé (Santé et services sociaux)

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (22)

Patrimoine mobilier associé (10)

Plaques commémoratives associées (4)

Événements associés (2)

Personnes associées (6)

Images

Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Inventorié --
 

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Synthèse

En 1636 à Laflèche, en France, le dévot laïc Jérôme le Royer de la Dauversière fonde les Filles hospitalières de Saint-Joseph avec l'aide de Marie de la Ferre, qui en sera la première supérieure. Voué au soin des malades de l'Hôtel-Dieu de Laflèche, l'institut est officiellement reconnu en 1643 par l'évêque d'Angers. Parce que certaines hospitalières désirent devenir de véritables religieuses et que l'évêque d'Angers refuse de laisser partir pour Ville-Marie (Montréal) des filles qui ne sont pas soumises à la clôture, la communauté devient un ordre monastique à voeux solennels en 1659. À la suite de cette réforme, l'institut adopte la règle de saint Augustin et le pape Alexandre VII érige canoniquement les Religieuses hospitalières de Saint-Joseph en 1666. Trois ans plus tard, le roi Louis XIV leur accorde la reconnaissance civile, assurant ainsi leur légitimité juridique. À Ville-Marie, elles prononcent leurs voeux solennels et adoptent la clôture en 1671.

Les trois premières filles hospitalières de Saint-Joseph, soeurs Judith Moreau de Brésoles, Catherine Macé et Marie Maillet, arrivent à Ville-Marie en 1659. Elles viennent seconder Jeanne Mance dans le petit Hôtel-Dieu qu'elle a fondé en 1644 à la demande de le Royer, malgré les protestations de Mgr François de Laval, qui souhaite voir celui-ci confié aux Augustines de la Miséricorde de Jésus installées à Québec. Jeanne Mance demeure administratrice de l'hôpital jusqu'à sa mort en 1673, puis les Sulpiciens administrent l'hôpital durant trois ans avant d'en céder la gestion aux Hospitalières.

Les premières années en Nouvelle-France sont difficiles pour les Religieuses hospitalières de Saint-Joseph, qui doivent affronter le froid, la pauvreté et la menace iroquoise. Elles ont à reconstruire leur hôpital à quelques reprises, soit après un incendie en 1695, en 1721 et en 1734. Les religieuses poursuivent malgré tout leur mission, soulageant le corps et l'âme des malades pauvres. Jusqu'en 1822, l'Hôtel-Dieu de Montréal est le seul hôpital de la ville à s'occuper spécifiquement d'eux. Au cours du XIXe siècle, les Hospitalières élargissent leurs champs d'apostolat et prennent en charge des vieillards et des orphelins. À la même époque, Montréal est touchée par plusieurs épidémies causées, entre autres, par l'arrivée massive d'immigrants, dont des Irlandais. C'est pour eux que les Hospitalières fondent un deuxième hôpital en 1852, le Saint-Patrick's Hospital, qui ferme en 1861, lors de l'ouverture du nouvel Hôtel-Dieu érigé au pied du mont Royal. Elles quittent alors l'emplacement qu'elles occupaient depuis 200 ans pour s'installer dans leur nouvel hôpital réalisé par Victor Bourgeau.

À cette époque, les problèmes financiers des Hospitalières se résorbent et le nombre de vocations augmente. Cela permet à la communauté d'essaimer en Ontario à Kingston (1845) et à Windsor (1888); au Nouveau-Brunswick à Tracadie (1868), à Chatham (1869), à Saint-Basile (1873) et à Campbellton (1888); au Québec à Arthabaska (Victoriaville) (1884); et aux États-Unis (1894).

Au XXe siècle, les Religieuses hospitalières de Saint-Joseph vivent de grandes transformations. À partir de 1924, elles adoptent de nouvelles constitutions, reviennent aux voeux simples et délaissent graduellement le régime monastique. L'union en généralat de toutes les maisons sous une administration centrale, située à Montréal, s'effectue en 1965. La laïcisation des institutions de santé, dont l'Hôtel-Dieu, mène les religieuses vers de nouveaux champs d'action, dont l'aide aux victimes de violence, aux toxicomanes et aux itinérants. Sans délaisser le Québec, elles intensifient leurs activités vers des missions à l'étranger, notamment au Pérou, en République dominicaine, au Dahomey (Bénin) et au Mexique.

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Références

Notices bibliographiques :

  • COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec: de 1534 à nos jours: répertoire de noms propres. Montréal, Stanké, 2001. 1861 p.
  • D'ALLAIRE, Micheline. Les communautés religieuses de Montréal. Les communautés religieuses et l'assistance sociale à Montréal 1659-1900. Vol. 1. Montréal, Éditions du Méridien, 1997. 168 p.
  • DESJARDINS, Georgette. « Hospitalière de Saint-Joseph ». Institut Historica-Dominion. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
  • LEFEBVRE, Esther. « Macé, Catherine ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
  • LEFEBVRE, Esther. « Maillet, Marie ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
  • LEFEBVRE, Esther. « Moreau de Brésoles, Judith ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
  • Religieuses hospitalières de Saint-Joseph. Les religieuses hospitalières de Saint-Joseph [En Ligne]. http://www.rhsj.org/
  • Religieuses hospitalières de Saint-Joseph. Religieuses Hospitalière de Saint-Joseph [En Ligne]. http://personal.nbnet.nb.ca/rhsjnda

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