Johnson, Daniel
Type :
Personne (Homme)
Date :
- 1915‑04‑09 – 1968‑09‑26
Occupation :
- Avocat
- Premier ministre / chef de gouvernement
Patrimoine immobilier associé (6)
- Édifice Thémis - Lieu de travail
- Château Frontenac - Lieu de résidence secondaire
- Aménagement hydroélectrique Manic-5 - Lieu du décès
- Monument funéraire de Daniel Johnson - Lieu d'inhumation
Plaques commémoratives associées (2)
Événements associés (1)
Groupes associés (1)
- Union nationale (1935 – 1989) - Parti dirigé
Inventaires associés (1)
Statuts
| Statut | Catégorie | Autorité | Date |
|---|---|---|---|
| Désignation | Personnage historique | Ministre de la Culture et des Communications | 2012-11-01 |
Statuts antérieurs
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| Inventorié | -- | ||
Synthèse
Né le 9 avril 1915 à Danville, Daniel Johnson est le fils de Francis Johnson, journalier, et de Marie-Adéline Daniel.
Johnson étudie le droit à l'Université de Montréal. Durant ses études, il est président de l'Association générale des étudiants de cette université, de la Fédération canadienne des étudiants catholiques et de la section française de l'Union des jeunesses catholiques du Canada.
Johnson fait sa cléricature auprès de l'avocat Henri Crépeau. Admis au Barreau du Québec en 1940, il exerce sa profession à Montréal. Il est conseiller juridique de plusieurs associations telles que le conseil central de Montréal de la Confédération des travailleurs catholiques du Canada, l'Association des hebdomadaires de langue française et la Chambre de commerce des jeunes de la province de Québec et du Canada.
Daniel Johnson est député de l'Union nationale dans la circonscription de Bagot à l'Assemblée législative de 1946 à 1968. Il est adjoint parlementaire au président du Conseil exécutif en 1955, orateur suppléant de 1955 à 1958 puis ministre des Ressources hydrauliques de 1958 à 1960. À ce titre, il est à l'origine du projet hydroélectrique Bersimis-Outardes-Manicouagan. Élu chef de l'Union nationale en 1961, il dirige l'opposition jusqu'en 1966. En 1965, il publie l'ouvrage Égalité ou indépendance, où il défend l'égalité des deux peuples fondateurs du Canada, principe qui guidera son gouvernement en matière de réforme constitutionnelle.
En 1966, Johnson devient premier ministre du Québec. Il occupe également les fonctions de ministre des Richesses naturelles et de ministre des Affaires fédérales-provinciales de 1966 à 1967. De 1967 à 1968, il est le premier titulaire du ministère des Affaires intergouvernementales, mis sur pied en 1967 par son gouvernement afin de structurer et d'augmenter la visibilité du Québec à l'étranger.
Le gouvernement unioniste de Johnson poursuit les réformes de la Révolution tranquille. Il lance le réseau des cégeps et de l'Université du Québec. En 1966, il crée la Commission d'enquête sur la santé et le bien-être social (commission Castonguay-Nepveu) qui mènera à l'implantation d'un régime québécois d'assurance maladie. Johnson favorise un rapprochement du Québec avec la France et obtient la visite du président français Charles de Gaulle à l'Expo 67. En 1968, son gouvernement crée un service provincial de radiodiffusion : Radio-Québec.
Il est décédé en fonction au barrage Manic-5 (barrage Daniel-Johnson), le 26 septembre 1968. Il est inhumé dans le cimetière de Saint-Pie.
Il avait épousé à Montréal, en 1943, Reine Gagné, fille d'Horace-J. Gagné, avocat, et de Lauretta Demers. Il est le père de Pierre Marc Johnson et de Daniel Johnson, premiers ministres du Québec respectivement en 1985 et en 1994.
Ce personnage historique a été désigné par le ministre de la Culture et des Communications le 1er novembre 2012.
Intérêt patrimonial
Ce personnage historique est désigné, avec les autres premiers ministres décédés du Québec, pour les motifs suivants:
Le premier ministre du Québec est, depuis l'Acte de l'Amérique du Nord britannique de 1867, le chef et la principale figure politique du gouvernement du Québec. Le titulaire de cette fonction occupe la plus haute fonction démocratique de la société québécoise. Il préside le Conseil exécutif, nomme les ministres et les hauts fonctionnaires, décide de la politique du gouvernement et en détermine les priorités. Désigné par le lieutenant-gouverneur, représentant de la Couronne, il est normalement le chef du parti possédant le plus grand nombre de sièges à l'Assemblée législative de la province de Québec (1867-1968), puis à l'Assemblée nationale (depuis 1968). Depuis 1867, cette fonction a été occupée par 30 personnes, dont 23 sont aujourd'hui décédées [en date du 1er novembre 2012]. Par leurs décisions et les politiques qu'ils ont mises en oeuvre, ces premiers ministres ont influencé le cours de l'histoire du Québec.
Références
Notices bibliographiques :
- Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
- Assemblée nationale du Québec. Par ici la démocratie. Ligne du temps [En Ligne]. http://paricilademocratie.com/
- GODIN, Pierre. Daniel Johnson 1964-1968 : la difficile recherche de l'égalité. Vol. 2. Montréal, Éditions de l'Homme, 1980. 403 p.
- LATOUCHE, Daniel. « Daniel Johnson (père) ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. https://thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/daniel-johnson-pere

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