Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Phare de l'Île-Verte

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Phare de l'Île-de-Notre-Dame-des-Sept-Douleurs

Région administrative :

  • Bas-Saint-Laurent

Municipalité :

  • Notre-Dame-des-Sept-Douleurs

Date :

  • 1806 – 1809 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine maritime et fluvial

Usage :

  • Transport, communication et services publics (Aides fixes à la navigation > Aides lumineuses (phares))

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (1)

Inventaires associés (1)

Carte

Description

Le phare de l'Île-Verte, au 2801 et au 2803, chemin du Phare, dans la municipalité de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, situé sur le terrain connu et désigné comme étant le lot 5 351 027 du cadastre du Québec, circonscription foncière de Témiscouata.

Plan au sol :

Circulaire

Groupement :

Détaché

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Avis d'intention de classement Immeuble patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 2021-06-23
 
Désignation (Canada) Lieu historique national du Canada Commission des lieux et monuments historiques du Canada 1974-01-01
 
Citation Situé dans un site patrimonial Municipalité (Notre-Dame-des-Sept-Douleurs) 2007-06-01
 
Avis d'intention de classement Situé dans un site patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 2021-06-23
 

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Valeur patrimoniale

Le phare de l'Île-Verte et son site présentent un intérêt patrimonial pour leur valeur historique. Le phare de l'Île-Verte est le plus ancien phare érigé au Québec et le deuxième au Canada. En 1805, dans un contexte d'intensification des échanges entre la colonie et la métropole, le gouvernement du Bas-Canada met sur pied la Maison de la Trinité de Québec, qui est chargée d'assurer la sécurité de la navigation sur le fleuve Saint-Laurent. L'organisme s'occupe notamment de la supervision du pilotage et de la mise en place des bouées, des phares et des fanaux. En 1806, le gouvernement ordonne la construction du phare de l'Île-Verte, à l'entrée du chenal sud, un lieu caractérisé par de dangereux hauts-fonds et de forts courants. Le phare est opérationnel à compter de 1809. Il demeure l'unique phare du Saint-Laurent jusqu'en 1830. Les canons, la cabane de la corne de brume et les poudrières servant à l'entreposage de dynamite et de poudre à canon, qui sont encore en place sur le site, témoignent des moyens de signalisation sonore élaborés au fil des ans pour guider les navires par temps de brouillard. En 1969, le fonctionnement du phare est automatisé. Le phare de l'Île-Verte et son site sont ainsi des témoins de première importance de l'histoire maritime du Québec.

Le phare de l'Île-Verte et son site présentent également un intérêt patrimonial pour leur valeur architecturale. La tour de 3 niveaux, surmontée d'une lanterne de cuivre s'élevant à 18 mètres, est érigée en pierre par le maître maçon Edward Cannon. Elle est lambrissée de planches horizontales en 1850, puis recouverte de planches verticales en 1904. Sa silhouette est représentative des phares construits dans la première moitié du XIXe siècle. Le phare de l'Île-Verte sert vraisemblablement de modèle pour les autres structures construites par la Maison de la Trinité de Québec. Le site comprend aussi deux résidences, deux poudrières, l'abri de la corne de brume, la cabane à huile, le puits, le garage et deux canons. Les bâtiments, peints en blanc et en rouge, forment un ensemble cohérent bien visible dans le paysage.

Le phare et son site présentent aussi un intérêt patrimonial pour leur valeur ethnologique. Ils témoignent du métier de gardien de phare et du mode de vie particulier qui lui est associé. La maison principale, de grandes dimensions, rappelle que la famille du gardien réside avec lui. L'assistant du gardien, privé de cet avantage, loge dans la seconde maison, plus petite. Les gardiens doivent faire fonctionner les divers instruments, dont le phare et les systèmes de signalisation sonore. Les poudrières, l'abri de la corne de brume et la cabane à huile rappellent ces tâches. Le gardien élève également des animaux et cultive la terre afin de répondre aux besoins alimentaires de sa famille. Le garage et le puits témoignent de la vie quotidienne des occupants du site. Par ailleurs, le métier de gardien de phare se transmet fréquemment de père en fils. Ainsi, quatre générations de la famille Lindsay ont gardé le phare de l'Île-Verte de 1827 à 1964.

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Emplacement

Region administrative :

  • Bas-Saint-Laurent

MRC :

  • Rivière-du-Loup

Municipalité :

  • Notre-Dame-des-Sept-Douleurs

Adresse :

  • chemin du Phare

Latitude :

  • 48° 3' 4.1"

Longitude :

  • -69° 25' 27.5"

Désignation cadastrale :

  • Lot 5 351 027

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