Gouin, Lomer
Type :
Personne (Homme)
Autre(s) nom(s) :
- Gouin, Sir Lomer
Date :
- 1861‑03‑19 – 1929‑03‑28
Occupation :
- Avocat
- Gouverneur / lieutenant-gouverneur / gouverneur général
- Premier ministre / chef de gouvernement
Patrimoine immobilier associé (5)
-
Maison Louis-Joseph-De Montcalm
- Lieu de résidence
- 34-36, rue Sainte-Anne
- 16, rue Mont-Carmel - Lieu de résidence, Propriété
- Annexe du palais de justice
Patrimoine mobilier associé (9)
Plaques commémoratives associées (1)
Groupes associés (1)
- Parti libéral du Québec (1867 – ) - Parti dirigé
Personnes associées (2)
- Gouin, Arthur (1855 – 1936) - Frère
- Gouin, Charles (1855 – 1932) - Frère
Inventaires associés (1)
Statuts
| Statut | Catégorie | Autorité | Date |
|---|---|---|---|
| Désignation | Personnage historique | Ministre de la Culture et des Communications | 2012-11-01 |
Statuts antérieurs
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| Inventorié | -- | ||
Synthèse
Né à Grondines le 19 mars 1861, Lomer Gouin est le fils de Joseph-Nérée Gouin, médecin, et de Séraphine Fugère.
Diplômé en droit de l'Université Laval à Montréal en 1884, Gouin est admis au Barreau la même année. Il exerce le droit en parallèle de sa carrière politique et s'associe notamment avec Louis-Olivier Taillon et Honoré Mercier.
Après avoir tenté sa chance aux élections fédérales, Gouin est député libéral à l'Assemblée législative de la province de Québec dans la circonscription de Montréal no 2 de 1897 à 1908, puis député de Portneuf de 1908 à 1920. En 1900, il siège également au conseil municipal de Montréal. Commissaire des Travaux publics dans le gouvernement de Simon-Napoléon Parent de 1900 à 1901, il est ensuite nommé ministre de la Colonisation et des Travaux publics. Il lutte en vain contre l'adoption de mesures avantageuses pour la Montreal Light, Heat and Power Company, dont il redoute la constitution en monopole.
À l'automne 1904, Gouin mène une fronde contre le premier ministre Simon-Napoléon Parent avec ses collègues ministres Adélard Turgeon et William Alexander Weir. En février 1905, tous trois démissionnent et une majorité de députés libéraux signent une pétition réclamant la démission du premier ministre. Celui-ci démissionne en mars et le lieutenant-gouverneur Louis-Amable Jetté choisit Gouin pour lui succéder. Gouin occupe en même temps la fonction de procureur général. En 1907, il fait voter les projets de loi créant les écoles techniques de Montréal et de Québec ainsi que l'École des hautes études commerciales de Montréal. En 1909, son gouvernement adopte la première loi sur l'indemnisation des accidents du travail. En 1910, il impose un embargo sur l'exportation du bois à pâte afin d'obliger les papetières à venir s'installer dans la province et soutenir son développement économique. Il mène avec succès des démarches auprès du gouvernement fédéral pour intégrer le district d'Ungava au territoire québécois. Celui-ci est annexé à la province sous le nom de Nouveau-Québec en 1912. Cette même année, il crée le ministère de la Voirie pour accélérer le développement des routes et faciliter le transport automobile.
En 1915, le gouvernement de Gouin dépose un projet de loi qui modifie la loi électorale et retire le droit de vote aux Autochtones vivant dans des réserves. Par ailleurs, Gouin soutient la lutte des Franco-Ontariens contre le Règlement 17, qui limite l'usage du français comme langue d'enseignement. Après avoir remporté un triomphe aux élections générales de 1919 pour assurer un mandat fort à son successeur, Gouin démissionne en 1920 et cède la place à Louis-Alexandre Taschereau.
Élu député libéral dans Laurier-Outremont aux élections fédérales de 1921, il est ministre de la Justice dans le gouvernement de William Lyon Mackenzie King de 1921 à 1924. En janvier 1929, il est nommé lieutenant-gouverneur de la province de Québec.
En marge de sa vie politique, Lomer Gouin est directeur ou administrateur de plusieurs banques et compagnies, notamment la Banque de Montréal, la Shawinigan Water and Power Co, la Mutual Life Insurance et la Montreal Light, Heat and Power Co. Comme avocat, il représente plusieurs compagnies ferroviaires, dont le Grand Tronc du Canada. Il est aussi membre du bureau de contrôle de la Banque Provinciale du Canada et du Conseil de l'instruction publique de la province de Québec. En 1920, il devient président du conseil d'administration de l'Université de Montréal et directeur politique du journal La Presse.
Il est décédé à Québec, le 28 mars 1929. Il est inhumé à Montréal, dans le cimetière Notre-Dame-des-Neiges.
Il avait épousé à Montréal, en 1888, Élisa Mercier, fille d'Honoré Mercier, premier ministre, et de Léopoldine Boivin ; puis, à Montréal, en 1911, Alice Amos, fille d'Auguste Amos, industriel, et de Marie-Louise Boyer.
Ce personnage historique a été désigné par le ministre de la Culture et des Communications le 1er novembre 2012.
Intérêt patrimonial
Ce personnage historique est désigné, avec les autres premiers ministres décédés du Québec, pour les motifs suivants:
Le premier ministre du Québec est, depuis l'Acte de l'Amérique du Nord britannique de 1867, le chef et la principale figure politique du gouvernement du Québec. Le titulaire de cette fonction occupe la plus haute fonction démocratique de la société québécoise. Il préside le Conseil exécutif, nomme les ministres et les hauts fonctionnaires, décide de la politique du gouvernement et en détermine les priorités. Désigné par le lieutenant-gouverneur, représentant de la Couronne, il est normalement le chef du parti possédant le plus grand nombre de sièges à l'Assemblée législative de la province de Québec (1867-1968), puis à l'Assemblée nationale (depuis 1968). Depuis 1867, cette fonction a été occupée par 30 personnes, dont 23 sont aujourd'hui décédées [en date du 1er novembre 2012]. Par leurs décisions et les politiques qu'ils ont mises en oeuvre, ces premiers ministres ont influencé le cours de l'histoire du Québec.
Références
Notices bibliographiques :
- Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
- Assemblée nationale du Québec. Par ici la démocratie. Ligne du temps [En Ligne]. http://paricilademocratie.com/
- JONES, Richard. « Gouin, sir Lomer ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
- PONTBRIAND, Mathieu. Former l’individu, profiter du territoire, élever la nation : la pensée libérale de Lomer Gouin, 1897-1920. Université Laval, 2014. 141 p.

Inscrit au Registre du patrimoine culturel