Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Calvaire Lacoursière

Type :

Patrimoine immobilier

Région administrative :

  • Mauricie

Municipalité :

  • Batiscan

Date :

  • 1905 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine religieux (Culte)

Tradition religieuse :

  • Christianisme (Catholicisme (rite latin))

Usage :

  • Services et institutions (Calvaires, croix de chemin et chemins de croix)

Éléments associés

Personnes associées (2)

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Carte

Description

Le calvaire Lacoursière est un ensemble religieux représentant la crucifixion du Christ construit en 1905. Cette structure se compose d'un Christ en croix, accompagné des statues de Marie et de saint Jean l'Évangéliste, protégés par un édicule partiellement fermé. Le Christ en bois sculpté polychrome est vêtu d'un « perizonium » blanc et est retenu à la croix par quatre clous. Une inscription apparaît sur une pièce de bois sculptée en forme de parchemin (le « titulus ») posée au-dessus de la tête du Christ. L'édicule en bois de plan octogonal, peint en blanc, est coiffé d'un toit à pans coupés surmonté d'une croix. Le calvaire Lacoursière se situe à proximité du fleuve Saint-Laurent, à l'entrée est de la municipalité de Batiscan.

Ce bien est cité immeuble patrimonial.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Immeuble patrimonial Municipalité (Batiscan) 2000-05-01
 

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Valeur patrimoniale

Le calvaire Lacoursière présente un intérêt patrimonial pour ses valeurs historique et ethnologique. Le calvaire est une croix de chemin sur laquelle le corps du crucifié se trouve attaché. Il témoigne du courant de dévotion envers les images du Christ souffrant ou mort. L'intérêt grandissant des fidèles pour les expressions dramatiques de la Passion, de la crucifixion, de l'« Ecce homo » et de la « Pietà » suscite la création de nombreux calvaires extérieurs. Ceux-ci se substituent aux croix de chemin à partir des années 1850. Le bien culturel de Batiscan est représentatif des calvaires notamment par la position du Christ (tête penchée sur l'épaule droite, yeux fermés, pieds cloués côte à côte) et par la composition de la croix (« titulus » portant l'inscription « INRI » et « suppedanum » supportant les pieds). Les calvaires peuvent être accompagnés de personnages qui ont assisté au supplice ou à la mort du Christ. Le calvaire Lacoursière en est un exemple, puisque s'y retrouvent Marie et saint Jean l'Évangéliste, l'apôtre bien-aimé. À l'exemple d'autres calvaires et croix de chemin, le calvaire Lacoursière a été un site privilégié pour la prière et le recueillement, en plus d'être utilisé lors de certaines fêtes religieuses. Le calvaire est également un lieu de rencontre et de ralliement, et il sert de point de repère.

Le calvaire Lacoursière présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. L'édicule du calvaire se distingue par la qualité de son architecture. Il adopte un plan octogonal; cinq de ses huit côtés sont fermés par un parement en planche disposée verticalement. L'édicule s'ouvre sur trois faces par une série d'arcs brisés, encadrés de piliers saillants. La partie supérieure des arcs est ornée de vitraux polychromes. La forme des arcs et des piliers est reprise sur les murs intérieurs du calvaire. Une toiture octogonale, revêtue de tôle en plaque, surmonte le calvaire.

Source : Municipalité de Batiscan, 2007.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques du calvaire Lacoursière lié à ses valeurs historique, ethnologique et architecturale comprennent, notamment :
- sa situation à proximité du fleuve Saint-Laurent, dans le parc du Millénaire,à l'entrée est de la municipalité de Batiscan;
- les trois personnages sculptés, l'un représentant le Christ en croix, les autres Marie et saint Jean l'Évangéliste;
- la position du corps du Christ, soit la tête penchée sur l'épaule droite, les yeux fermés, les pieds cloués côte à côte sur le « suppedanum » (support sous les pieds du Christ);
- les clous sculptés à même les membres;
- le traitement du « perizonium » (bande de tissu ajustée à la taille et nouée du côté droit);
- le « titulus » portant l'inscription « INRI », posé sur la partie supérieure de la croix;
- les caractéristiques de l'édicule, dont la toiture octogonale, revêtue de tôle en plaque et surmontée d'une croix, le parement en planche verticale, sur cinq de ses côtés, les piliers saillants, supportant trois arcs brisés, la baie ornée de vitraux située à l'intérieur des trois arcs ogivaux, les pilastres et les arcs brisés appliqués sur les murs intérieurs.

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Informations historiques

Au début du XXe siècle, François-Xavier Lacoursière (1885-1970), missionnaire d'Afrique et originaire de Batiscan, réunit l'argent nécessaire à l'érection d'un calvaire sur la ferme familiale.

Érigé par L. P. Lacoursière, le calvaire est inauguré et béni le 1er octobre 1905 par Mgr François-Xavier Cloutier (1848-1934), évêque du diocèse de Trois-Rivières. Le calvaire se compose d'un Christ en croix, accompagné des statues de Marie et de saint Jean l'Évangéliste, protégés par un édicule partiellement fermé. Ce type de structure témoigne du courant de dévotion envers les images du Christ souffrant ou mort. L'intérêt grandissant des fidèles pour les expressions dramatiques de la Passion, de la crucifixion, de l' « Ecce homo » et de la « Pietà » suscite la création de nombreux calvaires extérieurs. Ceux-ci se substituent aux croix de chemin à partir des années 1850.

Comme d'autres calvaires et croix de chemin, le calvaire Lacoursière est utilisé comme point de ralliement, lieu de rassemblement et de prière.

En 1965, le calvaire Lacoursière est restauré par les familles Lacoursière et Fortin ainsi que leurs amis, sous la direction de François-Xavier Lacoursière, devenu évêque en Ouganda.

Le calvaire est cité en 2000. La Municipalité de Batiscan en devient alors propriétaire. Le calvaire est situé dans le parc du Millénaire, inauguré par la municipalité de Batiscan en novembre 2000.

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Emplacement

Region administrative :

  • Mauricie

MRC :

  • Les Chenaux

Municipalité :

  • Batiscan

Adresse :

  • rang Nord

Localisation informelle :

Situé sur le rang Nord de la rivière Batiscan.

Latitude :

46° 31' 25.8"

Longitude :

-72° 14' 41.8"

Désignation cadastrale

Circonscription foncière Division cadastrale Désignation secondaire Numéro de lot
Champlain Paroisse de Saint-François-Xavier-de-Batiscan Absent 484

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Références

Liens Internet :

Notices bibliographiques :

  • MILOT, Jocelyne et Jean SIMARD. Les croix de chemin du Québec : inventaire sélectif et trésor. Collection Patrimoines. Dossier, 10. Québec, Les publications du Québec, 1994. 510 p.
  • SIMARD, Jean. Les arts sacrés au Québec. Boucherville, Éditions de Mortagne, 1989. 319 p.

Multimédias disponibles en ligne :

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