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Hocquart, Gilles

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Statut Catégorie Autorité Date
Désignation Personnage historique Ministre de la Culture et des Communications 2013-09-12
 
Inventorié --
 

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Synthèse

Né en 1694 à Mortagne-au-Perche, en France, Gilles Hocquart est le fils de Jean-Hyacinthe Hocquart, intendant, et de Marie-Françoise Michelet Du Cosnier.

Hocquart devient écrivain au commissariat de la Marine à Rochefort en 1702. Il réside à Brest avec son père de 1706 à 1716, puis s'installe à Toulon en 1716 à titre de petit commissaire. Entre 1722 et 1729, il travaille comme commissaire ordinaire et contrôleur à Rochefort. Au moment où il quitte cette ville, il possède le titre de commandant en second.

Hocquart est nommé commissaire ordonnateur et intendant intérimaire de la Nouvelle-France en 1729, puis intendant de la Nouvelle-France en 1731. Il est chargé de promouvoir le commerce canadien au sein de l'empire atlantique français, tout en s'assurant de limiter les dépenses de la métropole envers sa colonie. Il décide donc de favoriser l'émergence d'une bourgeoisie commerciale canadienne et se rend en France en 1736 dans le but de solliciter de l'aide pour mettre en place des réformes.

Hocquart travaille sur plusieurs plans pour améliorer le commerce de la colonie. Il est, entre autres, le promoteur des forges du Saint-Maurice, il favorise l'expansion de la traite des fourrures, il appuie les expéditions de Pierre Gaultier de Varennes et de La Vérendrye dans les années 1730, il fait construire des routes et il permet l'agrandissement du chemin du Roi, sur la rive nord du Saint-Laurent, entre Montréal et Québec. Il favorise également le développement de l'industrie navale. Avec le gouverneur Charles de Beauharnois, Hocquart encourage l'expansion du système seigneurial. Il favorise aussi la culture de la pomme de terre, du lin et du tabac en Nouvelle-France et tente d'ouvrir différents marchés pour les produits d'exportation canadiens.

L'effet des différentes réformes implantées par Hocquart est amoindri par de mauvaises récoltes, par la faillite des forges du Saint-Maurice en 1741 et par la guerre entre la France et la Grande-Bretagne à partir de 1744. Remplacé par l'intendant François Bigot en 1748, il est intendant à Brest de 1749 à 1764.

Il est décédé à Paris le 1er avril 1783.

Il avait épousé à Brest, en France, en 1750, Anne-Catherine de La Lande.

Ce personnage historique a été désigné par le ministre de la Culture et des Communications le 12 septembre 2013.

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Intérêt patrimonial

Ce personnage historique est désigné, avec les autres intendants de la Nouvelle-France, pour les motifs suivants:

Avec l'instauration d'une province royale, une nouvelle figure d'autorité fait son entrée dans la colonie. Nommé en 1663, mais présent sur le territoire seulement à partir de 1665, l'intendant de la Nouvelle-France dispose de pouvoirs étendus. Figurant hiérarchiquement au second rang derrière le gouverneur, l'intendant n'en occupe pas moins un rôle central dans la direction des affaires coloniales. Le premier à en assumer pleinement la charge est Jean Talon. Responsable de l'administration civile, l'intendant s'occupe de la justice, de la police et des finances. Premier officier de justice, il peut délibérer à la fois sur des causes civiles et criminelles et préside de facto le Conseil souverain. Chargé de la police, il s'affaire à maintenir l'ordre public et à développer le réseau routier. En tant que financier, il détient les cordons de la bourse : de sa gestion du budget dépend le bon fonctionnement de l'administration. Le régime de l'intendance prend fin en 1760 avec la Conquête britannique et le départ de son dernier titulaire, François Bigot.

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Références

Notices bibliographiques :

  • COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec [En Ligne]. http://www.memoireduquebec.com/
  • DUBÉ, Jean-Claude. Les intendants de la Nouvelle-France. Montréal, Fides, 1984. 327 p.
  • HORTON, Donald J. « Hocquart, Gilles ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
  • MAUDE, Mary McDougall. « Hocquart, Gilles ». Institut Historica-Dominion. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
  • OUELLET, Marie-Eve. Le métier d'intendant en France et en Nouvelle-France au XVIIIe siècle. Québec, Septentrion, 2018. 392 p.

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