Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Bourassa, Henri

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Synthèse

Né le 1er septembre 1868 à Montréal, Henri Bourassa est le fils de Napoléon Bourassa, auteur et peintre, et de Marie-Julie-Azélie Papineau. Il est le petit-fils de Louis-Joseph Papineau.

Bourassa entreprend ses études à Montréal en 1876. Il fréquente l'Institution des sourdes-muettes, l'académie commerciale catholique de Montréal, l'École polytechnique de Montréal et des professeurs privés. Il termine ses études au College of the Holy Cross à Worcester, dans l'État du Massachusetts, en 1886. Il est réputé être autodidacte.

De 1887 à 1896, Bourassa administre la seigneurie familiale de la Petite-Nation. Il y exploite une ferme modèle, laquelle lui vaut la médaille du Mérite agricole en 1893. Maire de Montebello de 1889 à 1894, il est aussi propriétaire et éditeur, de 1892 à 1895, du journal L'Interprète, publié en Ontario.

Élu député libéral de Labelle à la Chambre des communes en 1896, il démissionne en 1899 pour protester contre l'envoi, sans consultation préalable des représentants du peuple, d'un contingent militaire canadien pour combattre aux côtés des Britanniques dans la guerre de Boers. Bourassa considère que le Canada devrait exercer une plus grande autonomie au sein de l'Empire britannique. Il est néanmoins réélu en 1900 et en 1904. Il prend part à la fondation de la Ligue nationaliste, avec Olivar Asselin, en 1903. L'année suivante, il participe à la fondation du journal Le Nationaliste, dans lequel il écrit jusqu'en 1910.

Bourassa est très attaché au pacte de 1867 par lequel les Canadiens français et les Canadiens anglais sont devenus des associés à droits égaux. C'est notamment au nom de ce principe qu'il prend position pour les écoles séparées de la minorité francophone et catholique de l'Alberta et de la Saskatchewan en 1905. Déçu des décisions du premier ministre Wilfrid Laurier en cette matière, Bourassa abandonne ses fonctions de député fédéral en 1907 pour briguer un siège à l'Assemblée législative de la province de Québec. Élu aux élections générales de 1908, il siège à Québec jusqu'en 1912. En tant que député, Bourassa se bat notamment pour que les ressources naturelles soient développées de manière profitable pour la province. Les pâtes et papiers, les ressources hydrauliques, ainsi que la spéculation sont des enjeux sur lesquels il travaille.

En 1910 à Montréal, Bourassa fonde Le Devoir et en assume la direction. Ce quotidien acquiert ainsi une voix considérable dans la sphère publique. Dans les pages du Devoir, Bourassa se prononce sur l'actualité et fait valoir ses préceptes ultramontains et nationalistes. Il s'oppose notamment à la création d'une marine de guerre canadienne en 1910 et à la conscription en 1917.

Bourassa retourne siéger à la Chambre des communes en 1925 comme député indépendant de Labelle. Il y continue son combat pour les minorités francophones hors Québec. En août 1932, il démissionne de son poste de directeur du Devoir. Il cesse également d'exercer ses fonctions de député aux Communes en 1935. En 1942, il sort de sa retraite pour soutenir le Bloc populaire canadien et s'opposer au projet de conscription du gouvernement fédéral.
Pendant plus de 50 ans de vie publique, Bourassa participe à de nombreux débats. En raison notamment de ses qualités manifestes d'orateur, il possède une influence non négligeable sur les francophones catholiques du Québec. On le perçoit même, dans certaines occasions, comme la conscience du Canada français.

Il est l'auteur de plusieurs articles, publications et brochures, notamment Grande-Bretagne et Canada, questions actuelles (1902), Le problème des races au Canada (1910), Que devons-nous à l'Angleterre? (1915), Hier, aujourd'hui et demain (1916) et Le Canada apostolique (1916).

Il est décédé à Outremont (Montréal) le 31 août 1952. Il est inhumé dans le cimetière de Notre-Dame-des-Neiges à Montréal.

Il avait épousé à Sainte-Adèle, en 1905, Joséphine Papineau, fille de Godfroy Papineau, notaire, et de Marie-Alexina Beaudry.

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Références

Notices bibliographiques :

  • Assemblée nationale du Québec. Histoire: Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1792 à nos jours [En Ligne]. http://www.assnat.qc.ca/
  • BÉLANGER, Réal. « Henri Bourassa ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/fr/bio/bourassa_henri_18F.html
  • BÉLANGER, Réal. Henri Bourassa: Le fascinant destin d'un homme libre. Québec, Presses de l'Université Laval, 2013. 570 p.
  • LEVITT, Joseph. « Bourassa, Henri ». Institut Historica-Dominion. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com
  • RUMILLY, Robert. Henri Bourassa. Stanstead, Éditions du Marais, 2000. 791 p.

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