Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Site du patrimoine de l'Église-de-Saint-Raphaël

Type :

Patrimoine immobilier

Région administrative :

  • Saguenay--Lac-Saint-Jean

Municipalité :

  • Saguenay

Thématique :

  • Patrimoine de la modernité

Usage :

  • Non applicable

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (1)

Personnes associées (2)

Images

Carte

Description

Le site du patrimoine de l'Église-de-Saint-Raphaël est un lieu de culte de tradition catholique érigé en 1960. Le bâtiment moderne en forme de tente possède un plan rectangulaire composé d'une nef à un vaisseau et d'un choeur à chevet plat. Sa toiture en cuivre est constituée de deux pans inclinés, légèrement incurvés, qui se prolongent jusqu'au sol et forment ainsi les murs latéraux. Un clocher hors-oeuvre en béton s'élève à la droite de l'église. Le site du patrimoine de l'Église-de-Saint-Raphaël est implanté en bordure de la voie publique, dans l'arrondissement municipal de Jonquière de la ville de Saguenay.

Ce bien est cité site patrimonial. La protection s'applique à l'enveloppe extérieure du bâtiment et à son terrain.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Site patrimonial Municipalité (Saguenay) 2006-05-01
 

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Valeur patrimoniale

Le site du patrimoine de l'Église-de-Saint-Raphaël présente un intérêt pour sa valeur architecturale. L'architecture résolument moderne de l'église de Saint-Raphaël marque une importante rupture avec l'architecture religieuse traditionnelle. La silhouette légère de l'édifice ressemble à une toile suspendue. Ses formes sculpturales et l'utilisation du béton sont notamment des éléments qui la distinguent des lieux de culte traditionnels. Sa façade entièrement vitrée et dépouillée, où seule une petite marquise marque l'entrée principale, est caractéristique des effets recherchés à cette époque dans la conception des lieux de culte. L'architecture de l'église de Saint-Raphaël est également en accord avec les préceptes de Rome émis à l'époque. En effet, selon ceux-ci, les édifices de culte catholique doivent favoriser un rassemblement plus intime des fidèles. L'église de Saint-Raphaël illustre cette volonté par sa forme symbolique de tente, son puits de lumière créé par l'espacement des pans du toit et son volume bas, qui touche le sol. Le site du patrimoine de l'Église-de-Saint-Raphaël, à l'exemple des églises Notre-Dame-de-Fatima (1963) et de Saint-Mathias (1964), s'inscrit dans le patrimoine religieux moderne de Saguenay.

Le site du patrimoine de l'Église-de-Saint-Raphaël présente aussi un intérêt pour sa valeur historique découlant de son association avec son architecte, Evans Saint-Gelais (né en 1928). Un an après la construction de l'église, il est récipiendaire de la Médaille du Gouverneur général en architecture. Ce prix constitue l'une des plus hautes distinctions attribuées à une oeuvre architecturale au Canada. Sa réalisation reçoit également des critiques élogieuses dans plusieurs revues d'architecture. Evans Saint-Gelais est associé de la firme d'architectes Saint-Gelais et Tremblay. Natif de la région, il réalise plusieurs édifices au Saguenay-Lac-Saint-Jean ainsi qu'à Québec; il enseigne à l'École d'architecture de l'Université Laval, de 1961 à 1967. Lorsqu'il conçoit l'église de Saint-Raphaël, le jeune architecte se voit décerner la médaille du Mérite par l'Ordre des architectes du Québec. Il est reconnu comme l'un des pères de la modernité architecturale au Québec. Saint-Gelais est alors choisi pour la conception du pavillon du Canada à l'exposition universelle d'Osaka en 1970. L'église de Saint-Raphaël est l'une de ses oeuvres pionnières qui marquent le paysage bâti du Québec.

Sources : Ville de Saguenay, 2008.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques de l'église de Saint-Raphaël liés à ses valeurs historique et architecturale comprennent, notamment :
- son volume, dont le plan rectangulaire composé d'une nef à un vaisseau et d'un choeur à chevet plat réunis en un seul volume, ainsi que le toit constitué de deux pans inclinés, légèrement incurvés, se prolongeant jusqu'au sol et formant les murs latéraux;
- les matériaux, dont les panneaux d'acier recouverts de cuivre de la toiture, les panneaux en tôle à la base du toit, le béton de la structure et de la façade arrière ainsi que le verre de la façade;
- les ouvertures, dont la façade entièrement vitrée, les puits de lumière entre les rotules reliant les pans du toit, les minces ouvertures situées entre le mur de la façade arrière et les pans du toit ainsi que les quatre portes vitrées;
- l'ornementation sobre, constituée principalement de la croix en métal du faîte et de la marquise en béton;
- la sacristie adossée au chevet, dont le plan rectangulaire, l'élévation d'un étage, le toit plat, les murs recouverts de tôle, le bandeau de fenêtres, les portes (dont une à double vantail) ainsi que les deux balcons;
- le clocher hors-oeuvre situé à l'est de l'église, composé de deux formes en béton (une servant de cheminée), de trois cloches et d'une croix;
- le parvis de béton.

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Informations historiques

Le site du patrimoine de l'Église-de-Saint-Raphaël forme le noyau de la paroisse Saint-Raphaël de Jonquière, érigée canoniquement en 1956. Le presbytère est construit la même année. En 1960, la conception des plans de l'église est confiée au jeune architecte Evans Saint-Gelais (né en 1928), associé de la firme d'architectes Saint-Gelais et Tremblay. Le bâtiment moderne se distingue des lieux de culte traditionnels notamment par ses formes sculpturales, le dépouillement de son ornementation et l'utilisation de béton. Avec sa forme symbolique de tente, l'église de Saint-Raphaël est également en accord avec les préceptes de Rome émis à l'époque. En effet, selon ceux-ci, les édifices de culte catholique doivent favoriser un rassemblement plus intime des fidèles. Le presbytère de Saint-Raphaël adopte un volume cubique simple, un soubassement en béton et des façades sans ornements. Il est représentatif de la modernité qui caractérise le paysage bâti du Québec dans la seconde moitié du XXe siècle.

Les murales et le chemin de croix qui décorent l'intérieur de l'église de Saint-Raphaël sont l'oeuvre du sculpteur d'origine catalane Jordi Bonet (1932-1979).

Un an après la construction de l'église, son architecte est récipiendaire de la Médaille du Gouverneur général en architecture. Ce prix constitue l'une des plus hautes distinctions attribuées à une oeuvre architecturale au Canada. La même année, Saint-Gelais se voit attribuer la médaille du Mérite par l'Ordre des architectes du Québec pour cette réalisation. Reconnu comme l'un des pères de la modernité architecturale au Québec, Saint-Gelais réalise de nombreux édifices au Saguenay-Lac-Saint-Jean ainsi qu'à Québec; il enseigne à l'École d'architecture de l'Université Laval, de 1961 à 1967.

Le site du patrimoine de l'Église-de-Saint-Raphaël est constitué en 2006. Ce bien est devenu un site patrimonial cité à l'entrée en vigueur de la Loi sur le patrimoine culturel en 2012.

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Emplacement

Region administrative :

  • Saguenay--Lac-Saint-Jean

MRC :

  • Saguenay

Municipalité :

  • Saguenay

Arrondissement municipal :

  • Jonquière

Adresse :

  • rue Saint-Jean-Baptiste

Latitude :

48° 24' 33.4"

Longitude :

-71° 15' 52.1"

Désignation cadastrale

Circonscription foncière Division cadastrale Désignation secondaire Numéro de lot
Chicoutimi Canton de Jonquière Rang 4 17-33 ptie
17-34
17-35
17-36
17-42
17-43
17-44
17-45
17-46
17-47

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Références

Notices bibliographiques :

  • BERGERON, Claude. Architecture des églises du Québec : 1940-1985. Québec, Presses de l'Université Laval, 1987. 383 p.
  • CÔTÉ, Dany. Arrondissement de Jonquière : coeur industriel. Cahiers de Saguenayensia, Études et Documents, 9. Chicoutimi, Société historique du Saguenay, 2003. 44 p.

Multimédias disponibles en ligne :

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