Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Bonet, Jordi

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Synthèse

Né à Barcelone, en Espagne, le 7 mai 1932, Jordi Bonet est le fils de Pedro Bonet, médecin.

Après une chute, Bonet doit être amputé de son bras droit. Durant sa convalescence, son père l'initie à l'art et à l'architecture. En 1950, il s'inscrit à l'École des beaux-arts Barcelone. Rêvant de faire de grandes fresques, il réalise cependant essentiellement des dessins et des huiles sur bois pendant ses études. En 1953, le régime franquiste lui apparaissant trop oppressant, il détruit presque toutes ses oeuvres et quitte son pays natal.

Après un bref passage à New York, en 1954, Bonet s'installe à Baie-du-Febvre, puis à Trois-Rivières. En 1955, il présente une première exposition solo, présidée par le premier ministre Maurice Duplessis. L'année suivante, il fait la connaissance du céramiste Jean Cartier. Bonet se lance aussitôt dans la production d'oeuvres de céramique, qui occuperont une partie importante de sa carrière.

Rapidement, Bonet s'intéresse à l'art «communautaire», qui n'est pas réservé à quelques individus privilégiés, mais qui, au contraire, peut être vu par un grand nombre. L'art sacré s'impose comme porte d'accès à cet art communautaire: les communautés religieuses désirent acquérir ses oeuvres, qui seront ainsi vues par tous ceux qui fréquentent les collèges, les couvents et les lieux de culte. Sa production d'art sacré est très vaste. Elle compte notamment des murales et d'autres oeuvres à la chapelle de la maison provinciale des Ursulines et à celle du scolasticat Notre-Dame-du-Sacré-Coeur des Pères missionnaires du Sacré-Coeur, à Québec, à la chapelle du collège Notre-Dame-des-Servites, à Ayer's Cliff, de même qu'à l'église de Saint-Raphaël, à Jonquière.

Le sculpteur embauche des représentants qui parcourent toute l'Amérique du Nord, à la recherche de commandes. Elles deviennent si nombreuses que Bonet doit s'entourer d'assistants à partir du début des années 1960. Vers la fin de cette décennie, il se tourne de plus en plus vers le métal et le béton. Sa réalisation la plus connue est sans doute la murale de 1100 mètres carrés qui orne l'intérieur du Grand Théâtre de Québec. En 1970, elle provoque un véritable scandale par la représentation de corps humains jugée obscène, mais surtout à cause d'une phrase du poète Claude Péloquin que le sculpteur y a inscrite.

Bonet se remet difficilement de cette controverse. En 1971, le décès de son fils Stéphane, âgé de dix ans, l'affecte profondément. L'artiste délaisse alors les grandes murales et se tourne vers des oeuvres plus intimes. Deux ans plus tard, il apprend qu'il est atteint de leucémie et qu'il ne lui reste probablement que quelques mois à vivre. Il se remet néanmoins au travail en 1974, dans l'atelier qu'il a aménagé au manoir Rouville-Campbell, à Mont-Saint-Hilaire, après l'achat, en 1969, du bâtiment abandonné.

Au cours de ses 25 ans de carrière, Bonet réalise des centaines de murales et des milliers de dessins, de sculptures, de céramiques et de tableaux. Il travaille le béton, l'aluminium, le verre et le bronze. Sa production se retrouve partout au Canada et aux États-Unis, mais également ailleurs dans le monde, notamment en Arabie saoudite.

Il est décédé à Mont-Saint-Hilaire, le 25 décembre 1979.

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Références

Notices bibliographiques :

  • COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec [En Ligne]. http://www.memoireduquebec.com/
  • ROBERT, Guy. « Bonet, Jordi ». Institut Historica-Dominion. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
  • ROUSSAN, Jacques de. Jordi Bonet. Signatures. La Prairie, Marcel Broquet, 1986. 108 p.

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