Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Rotonde de l'Abbaye-Notre-Dame-du-Lac-à-Oka

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Ancien amphithéâtre de l'Abbaye-Notre-Dame-du-Lac-à-Oka

Région administrative :

  • Laurentides

Municipalité :

  • Oka

Thématique :

  • Patrimoine agricole

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (1)

Images

Description

La rotonde de l'Abbaye-Notre-Dame-du-Lac-à-Oka est un immeuble patrimonial classé ne vertu de la Loi sur le patrimoine culturel. La rotonde est située dans le site patrimonial de l'Abbaye-Notre-Dame-du-Lac-à-Oka, qui est également classé.

Haut de la page

Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Classement Immeuble patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 2020-07-09
Prise d'effet : 2019-08-09

Statuts antérieurs

  • Avis d'intention de classement, 2019-06-13
 
Classement Situé dans un site patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 2020-07-09

Statuts antérieurs

  • Avis d'intention de classement, 2019-06-13
 
Inventorié --
 

Haut de la page

Valeur patrimoniale

La rotonde de l'Abbaye-Notre-Dame-du-Lac-à-Oka présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. Elle est associée à une communauté de moines de l'ordre des cisterciens de la Stricte Observance. Cette communauté est issue d'un mouvement de réforme visant à revenir à l'idéal bénédictin organisé autour du travail manuel et de la prière. Ces moines sont aussi dits « trappistes » en référence au monastère de La Trappe, en France, où l'ordre des cisterciens a été réformé au XVIIe siècle. Le 3 mai 1881, la congrégation de Saint-Sulpice cède un vaste terrain de l'ancienne seigneurie du Lac-des-Deux-Montagnes aux moines trappistes de l'abbaye française de Notre-Dame de Bellefontaine qui accepte l'offre, notamment en raison des relations tendues entre l'État français et l'Église qui poussent un grand nombre de communautés religieuses à s'établir au Québec. Les moines logent d'abord dans la maison du meunier s'élevant sur le site depuis le début du XIXe siècle, en attendant de pouvoir occuper leur monastère à partir de novembre 1881. Ce premier monastère était implanté sur le site de l'ancien institut agricole, au sommet de la colline. Dès 1882, la communauté fait construire une scierie qui forme avec le moulin à farine de 1795, aujourd'hui disparu, le premier noyau du complexe agricole qui sera établi au fil des ans sur le site et dont subsistent aujourd'hui plusieurs bâtiments. Le monastère est érigé en prieuré en 1887, et la communauté sans cesse grandissante entraîne la construction d'un nouveau monastère, cette fois implanté dans la vallée. L'école d'agriculture, aménagée dans l'ancien monastère, ouvre ses portes en 1893. La rotonde a pour sa part vraisemblablement été érigée au début du XXe siècle pour servir de salle de cours de l'école d'agriculture. L'aménagement reprenait les grandes lignes des amphithéâtres de médecine, notamment dans la disposition concentrique des rangées de gradins autour de l'emplacement central où le professeur pouvait faire des démonstrations avec des animaux. Les fenêtres percées dans la partie supérieure des murs assuraient le bon éclairage de l'amphithéâtre. En 2009, la communauté quitte l'abbaye d'Oka pour s'installer dans l'abbaye Val-Notre-Dame, nouvellement érigée à Saint-Jean-de-Matha. La rotonde de l'Abbaye-Notre-Dame-du-Lac-à-Oka témoigne de la présence pendant plus d'un siècle à Oka de la première communauté de trappistes au Québec et rappelle le rôle joué par celle-ci dans l'histoire de l'agriculture dans la région et au Québec.

La rotonde de l'Abbaye-Notre-Dame-du-Lac-à-Oka présente aussi un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Il s'agit d'un des rares bâtiments octogonaux s'élevant sur le territoire québécois et il constitue une combinaison unique des typologies de la grange polygonale pour l'enveloppe et de l'amphithéâtre de médecine pour l'aménagement intérieur. L'immeuble conserve sa plateforme centrale octogonale en planches, son plafond en planches de bois disposées horizontalement et le dallage de pierre du plancher. La rotonde présente en outre la même maçonnerie grasse que les ailes anciennes de l'abbaye, s'harmonisant ainsi aux autres bâtiments du site.

Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2020.

Haut de la page

Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques de la rotonde de l'Abbaye-Notre-Dame-du-Lac-à-Oka liés à ses valeurs historique et architecturale comprennent, notamment :
- son implantation à l'arrière de l'abbaye;
- son volume, dont le plan octogonal, le toit pavillonnaire, le lanternon faîtier, la souche de cheminée;
- les matériaux, dont la maçonnerie de moellons, la charpente d'acier du toit couverte d'un pontage en bois, la couverture de tôle pincée, et la tôle couvrant la cheminée et le lanternon de bois, les chambranles en pierre de taille;
- les ouvertures, dont la porte en bois à double vantail et à panneaux dotée de sa quincaillerie d'origine, les fenêtres rectangulaires à grands carreaux jumelées et percées dans la partie supérieure des murs;
- les contreforts massifs placés aux angles du bâtiment;
- les caractéristiques intérieures, dont le dallage de pierre du plancher, le plafond en planches de bois disposées horizontalement et la plateforme centrale octogonale en planches.

Haut de la page

Informations historiques

La rotonde de l'Abbaye-Notre-Dame-du-Lac-à-Oka fait partie d'un vaste ensemble monastique érigé à Oka pour une communauté de moines de l'ordre des Cisterciens de la Stricte Observance, issu d'un mouvement de réforme visant à revenir à l'idéal bénédictin organisé autour du travail manuel et de la prière. Ces moines sont aussi dits « trappistes » en référence au monastère de La Trappe, en France, où l'ordre des Cisterciens a été réformé au XVIIe siècle.

Le 3 mai 1881, la congrégation de Saint-Sulpice cède un vaste terrain de sa seigneurie du Lac-des-Deux-Montagnes aux moines trappistes de l'abbaye française de Notre-Dame de Bellefontaine qui acceptent l'offre, notamment en raison des relations tendues entre l'État français et l'Église qui poussent un grand nombre de communautés religieuses à s'établir au Québec. Les moines logent dans la maison du meunier s'élevant sur le site en attendant de pouvoir occuper leur monastère à partir de novembre 1881. Dès 1882, la communauté fait construire une scierie qui forme avec le moulin à farine de 1795 le premier noyau du complexe agricole qui sera établi au fil des ans.

Le monastère est érigé en prieuré en 1887. Le premier bâtiment monastique devenant rapidement trop exigu, la construction d'un nouvel édifice est entreprise, selon les plans de l'architecte Moïse-Amédée Sigouin (1869-1912).

L'école d'agriculture, aménagée dans l'ancien monastère, ouvre ses portes en 1893.

La rotonde a vraisemblablement été érigée au début du XXe siècle pour servir de salle de cours de l'école d'agriculture. L'aménagement reprenait les grandes lignes des amphithéâtres de médecine, notamment dans la disposition concentrique des rangées de gradins autour de l'emplacement central où le professeur pouvait faire des démonstrations avec des animaux. Les fenêtres percées dans la partie supérieure des murs assuraient le bon éclairage de l'amphithéâtre.

Au tournant du XXIe siècle, la communauté qui comptait autrefois environ 175 moines n'en compte plus qu'une trentaine, et les environs de l'abbaye se sont urbanisés et n'offrent plus la quiétude d'antan. En 2009, la communauté délaisse donc l'abbaye Notre-Dame-du-Lac pour s'installer dans l'abbaye Val-Notre-Dame, nouvellement érigée à Saint-Jean-de-Matha.

La rotonde de l'Abbaye-Notre-Dame-du-Lac-à-Oka est classée en 2020, en même temps que le site patrimonial de l'Abbaye-Notre-Dame-du-Lac-à-Oka et l'abbaye elle-même.

Haut de la page

Emplacement

Region administrative :

  • Laurentides

MRC :

  • Deux-Montagnes

Municipalité :

  • Oka

Adresse :

  • 1600, chemin d'Oka

Désignation cadastrale :

  • Lot 6 125 111

Haut de la page

Gouvernement du Québec

© Gouvernement du Québec, 2013