Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Pierre à pistolet

Type :

Patrimoine mobilier (Bien archéologique)

Autre(s) nom(s) :

  • Pierre à fusil
  • Pierre à pistolet sur éclat

Région administrative :

  • Capitale-Nationale

Municipalité :

  • Québec

Date :

  • 1690 (Naufrage)
  • 1996‑08‑06 (Découverte)

Période :

  • Le Régime français (1534 à 1760)

Thématique :

  • Patrimoine de la Nouvelle-France

Classification :

  • Bien archéologique > Outils et équipement de science et technologie > Armement : arme à feu > Accessoire

Éléments associés

Patrimoine mobilier associé (1)

Inventaires associés (1)

Images

Description

La pierre à pistolet, fabriquée avant 1690, est un composant du mécanisme de mise à feu d'une arme. Taillée dans un silex noir et opaque, la pierre mesure 2,20 cm de longueur, 2,10 cm de largeur et 0,71 cm d'épaisseur.

Provenance archéologique :

  • DiDt-8 > Opération 10 > Sous-opération M > Lot 2 > Numéro de catalogue 195

Site de provenance :

  • Épave du Elizabeth and Mary

Contexte archéologique :

  • Épave

Fonctions / usages :

La pierre à pistolet est utilisée sur les pistolets disposant d'une platine à silex. Elle produit une étincelle en percutant la batterie en acier de la platine, ce qui enflamme la poudre et propulse le projectile.

Type de fabrication :

Artisanal

Technique de fabrication :

  • Taillé

Matériaux :

  • Minéraux et inorganiques - matières premières (Silex)

Dimensions :

  • Épaisseur : 0,71 centimètre(s)
  • Largeur : 2,1 centimètre(s)
  • Longueur : 2,2 centimètre(s)

Intégrité :

Objet complet (75% et plus de l'objet)

Nombre de biens :

1

Nombre de fragments :

1

Numéro de l'objet :

  • CARQ : 8
  • Numéro archéologique : DiDt-8-10M2-195
  • Numéro Parcs Canada : 57M10M2-195

Discipline :

  • Archéologie historique

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Classement Partie d'un objet patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 1999-09-30
 

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Informations historiques

La pierre à pistolet, fabriquée avant 1690, est un composant du mécanisme de mise à feu d'une arme. Elle est taillée dans un silex noir et opaque. Sa couleur l'associe aux carrières de silex anglaises. La pierre taillée sur éclat se reconnait à son talon arrondi, sa mèche rectiligne et son profil en coin.

La pierre à pistolet s'insère dans le chien d'un pistolet disposant d'une platine à silex. Elle produit une étincelle en percutant la batterie en acier de la platine, ce qui enflamme la poudre et propulse le projectile. Les pierres à pistolet ont une forme similaire aux pierres à fusil, mais elles sont plus étroites.

La pierre présente plusieurs négatifs d'enlèvements bien visibles sur une moitié et le coin de sa mèche et sur le flan adjacent. Ils résultent probablement tous de l'emploi de cette pierre comme pierre à feu. La pierre est alors frappée sur un batte-feu en fer afin de produire une étincelle pour allumer un feu.

La platine à silex est mise au point par le Français Marin Bourgeois au début du XVIIe siècle. Dispendieuse, elle mettra des décennies à remplacer les dispositifs de mise à feu de l'époque, soit la platine à mèche et la platine à rouet. La platine à silex, comme son nom l'indique, requiert l'emploi d'une pierre taillée dans ce matériau pour produire l'étincelle, en frappant la batterie en acier, qui met le feu à la poudre. Au XVIIe siècle, il existe deux types de taille pour les pierres en silex, sur éclat et sur lame; seule la France maitrise alors la technique sur lame. La pierre sur éclat est de qualité inférieure et dure moins longtemps. Une pierre à pistolet peut être utilisée une dizaine de fois. Le soldat, comme le milicien, doit donc disposer d'une réserve.

Cette pierre à pistolet est découverte en 1997 lors des fouilles subaquatiques menées dans l'épave du Elizabeth and Mary, un navire britannique ayant sombré en 1690 lors du siège de Québec par William Phips. L'épave est trouvée au fond de l'anse aux Bouleaux, à Baie-Trinité, dans la région de la Côte-Nord. Le siège de Québec, entrepris en octobre par les autorités coloniales du Massachusetts, se solde par un échec et la flotte rebrousse chemin avant l'arrivée de l'hiver.

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Évaluation d'inventaire

  • Numérisation de la collection archéologique de référence du Québec (2016 - )
    Société du musée d'archéologie et d'histoire de Montréal Pointe-à-Callière


  • La pierre à pistolet fait partie de la collection archéologique de référence du Québec parce qu'elle est associée à l'épave du navire Elizabeth and Mary (1690), site sur lequel elle a été trouvée lors de fouilles subaquatiques. De plus, elle est fabriquée sur éclat selon les traditions anglaise et française et témoigne de la variété des matières premières et de leur utilisation.

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    Emplacement

    Region administrative :

    • Capitale-Nationale

    MRC :

    • Québec

    Municipalité :

    • Québec

    Arrondissement municipal :

    • Les Rivières

    Adresse :

    • 1825, rue Semple

    Localisation informelle :

    Laboratoire et Réserve d'archéologie du Québec

    Code Borden

    DiDt-8      

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    Références

    Contributeur de données :

    Laboratoire et Réserve d'archéologie du Québec

    Notices bibliographiques :

    • BERNIER, Marc-André, dir. L'épave du Elizabeth and Mary (1690). Fouilles archéologiques : Rapport d'activités 1997. Rapport de recherche archéologique [document inédit], Parcs Canada, 2008. 64 p.
    • NOËL HUME, Ivor. A guide to artifacts of colonial America. Philadelphie, University of Philadelphia Press, 2001. 323 p.

    Multimédias disponibles en ligne :

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