Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Presbytère de Saint-Anselme

Type :

Patrimoine immobilier

Région administrative :

  • Chaudière-Appalaches

Municipalité :

  • Saint-Anselme

Date :

  • 1829 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine religieux (Mission curiale)
  • Patrimoine religieux (Vie quotidienne)

Tradition religieuse :

  • Christianisme (Catholicisme)

Usage :

  • Services et institutions (Presbytères et bâtiments associés > Presbytères)

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (2)

Fait partie de :

Autres biens associés :

Voir la liste

Inventaires associés (1)

Images

Carte

Description

Plan au sol :

Rectangulaire

Nombre d'étages :

1 ½

Groupement :

Détaché

Structure :

  • Indéterminé

Annexes :

  • Agrandissement

Saillies :

  • Cheminée
  • Escalier
  • Galerie
  • Pare-soleil
  • Véranda

Toit :

  • Forme : À deux versants droits retroussés
    Matériau : Tôle à la canadienne

Porte principale :

  • bois, à panneaux et vitrage, à imposte

Fenêtre(s) :

  • Rectangulaire, À battants, à moyens ou grands carreaux

Lucarne(s) :

  • À pignon
  • Châtière

Éléments architecturaux :

  • Aisseliers
  • Balustrade en bois
  • Poteau ouvragé

Haut de la page

Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Immeuble patrimonial Municipalité (Saint-Anselme) 2020-10-06

Statuts antérieurs

  • Inventorié
 
Citation Situé dans un site patrimonial Municipalité (Saint-Anselme) 2020-10-06
 

Haut de la page

Valeur patrimoniale

Le presbytère de Saint-Anselme présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. « Ce qui est maintenant appelé presbytère de Saint-Anselme fut à l'origine le premier lieu de culte de la Municipalité. Le bâtiment avait à l'origine trois fonctions soit une chapelle, une résidence pour le prêtre et une salle paroissiale. Le bâtiment fut construit par l'initiative même des citoyens de l'époque, car aucun membre du clergé n'avait alors élu domicile sur le territoire.
La construction débuta le 1er juillet 1829 et fut exécutée par 18 citoyens élus comme syndics et M. François Audet, maitre ouvrier, charpentier et menuisier originaire de Saint-Charles. Les plans extérieurs furent réalisés par Thomas Baillargé, architecte diocésain et les plans intérieurs ont été conçu par l'abbé Jérôme Demers, grand-vicaire du diocèse de Québec. Entre 1850 et 1946, le bâtiment fut utilisé à des fins de presbytère et de salle publique. Entre 1946 et 1962, les lieux servirent de résidence pour la communauté religieuse des Marianistes, de salle de réunion, et de locaux de classe pour les enfants du primaire. Actuellement, le bâtiment sert à des fins administratives et comporte des logements. »

Le presbytère de Saint-Anselme présente aussi un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. « Le presbytère de Saint-Anselme est marqué par l'utilisation d'une architecture traditionnelle s'intégrant parfaitement aux influences anglaises et américaines qui sont caractéristiques à son créateur, l'architecte Thomas Baillargé. »

Source: Municipalité de Saint-Anselme, 2020

Haut de la page

Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques du presbytère de Saint-Anselme comprennent notamment :
« - [la p]résence de 46 ouvertures (dont 18 lucarnes);
- [le] revêtement extérieur en pierres;
- [le] toit à deux versants retroussés en tôle à la canadienne;
- [les] fenêtres rectangulaires à battant, à moyens ou grands carreaux;
- [les] portes en bois, à panneaux et vitrage, à imposte;
- [la] balustrade ouvrée en métal sur les deux façades du bâtiment;
- la volumétrie rectangulaire du bâtiment. »

Source: Municipalité de Saint-Anselme, 2020

Haut de la page

Informations historiques

Mis en chantier en 1829, le presbytère de Saint-Anselme a d'abord été construit pour servir de chapelle à la nouvelle communauté paroissiale qui allait y célébrer son premier office religieux en août 1830. Le rez-de-chaussée était alors occupé sur toute sa longueur pour le culte. Le logement du curé, originellement confiné dans le premier tiers ouest, sous les combles, s'est étendu à presque tout l'ensemble de l'édifice à partir de 1850, alors que l'église fut construite. On a dit que, si cette transition ne fut pas fatale pour la première chapelle, cela tenait au fait que celle-ci était l'initiative des pionniers
eux-mêmes, qui y avaient mis beaucoup d'efforts, de coeur, de sacrifices et d'argent pour la
construire. Cette chapelle représentait également le fruit d'un savoir-faire traditionnel et un bel exemple de la solidarité et de l'esprit communautaire des pionniers autour d'un même but.

Si la foi et la ferveur ont pu porter l'initiative de 1830, vingt ans plus tard, d'autres
sentiments ont dû animer ces pionniers. L'ancienne chapelle en pierres, de 75 pieds de long
par 34 pieds de large, coiffée d'un toit à deux versants, et percée de 46 ouvertures (dont 18 lucarnes) était d'un nouveau style. Les éléments de la tradition s'intégraient parfaitement à des influences anglaises et américaines dont son concepteur, Thomas Baillairgé, qui avait bien amorcé l'implantation dans les églises et autres bâtiments conventuels de la région. Ce modèle s'inspire des résidences prestigieuses anglo-saxonnes, tels les manoirs Taschereau (1809), Henderson (vers 1830-40), les résidences cossues de Québec, et va s'imposer sur tout le XIXe siècle. Quand à sa valeur de savoir-faire traditionnel, elle ne viendra que beaucoup plus tard, au siècle suivant, lorsqu'auront passé le temps et les modes, et que les élites et les spécialistes de l'art commenceront à qualifier ce modèle représentatif de l'architecture traditionnelle québécoise.

En changeant de fonction, l'ancienne chapelle devient rapidement un cauchemar pour ses
occupants qui tentent de l'aménager, l'entretenir et surtout de la chauffer. Quatre-vingt
années de tâtonnements furent nécessaires et mirent plus d'une fois les fidèles contre leur
pasteur. L'épisode de 1932 est déterminant parce qu'il sauve le presbytère de la désaffection et en fixe en 1935 son allure définitive. Après avoir rejeté le projet de leur curé de reconstruire à neuf un presbytère, les paroissiens votent une forte somme (11 000 $) pour enfin lui fournir un logement fonctionnel. Sa nouvelle toilette le consacre comme véritable manoir ancestral dans le style le plus pittoresque, à un point tel que le cardinal Villeneuve le désignera le plus beau presbytère de tout son diocèse.

Source : Ernest Arsenault, Ton histoire est une épopée. La paroisse Saint-Anselme. 1975.

Haut de la page

Emplacement

Region administrative :

  • Chaudière-Appalaches

MRC :

  • Bellechasse

Municipalité :

  • Saint-Anselme

Adresse :

  • 115, rue Principale

Latitude :

  • 46° 37' 44.62"

Longitude :

  • -70° 58' 21.66"

Désignation cadastrale :

  • Lot 6 158 259

Haut de la page

Références

Notices bibliographiques :

  • ASSELIN, Gisèle, Yvan GRAVEL, Jean-Pierre LAMONDE et Paul ST-ARNAUD. Patrimoine religieux de Bellechasse. Québec, Les Éditions GID, 2009. 324 p.

Multimédias disponibles en ligne :

Haut de la page

Gouvernement du Québec

© Gouvernement du Québec, 2013