Ministère de la Culture et des Communications
Répertoire du patrimoine culturel du Québec

Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Site patrimonial de l'île du Pot à l'Eau-de-vie

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Secteur du phare de l'île du Pot à l'Eau-de-vie

Région administrative :

  • Bas-Saint-Laurent

Municipalité :

  • Saint-André

Date :

  • 1860 – 1861 (Construction)
  • 1862 – (Ouverture)

Thématique :

  • Patrimoine maritime et fluvial

Usage :

  • Transport, communication et services publics (Aides fixes à la navigation > Aides lumineuses (phares))

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (8)

Inventaires associés (1)

Carte

Description

Structure :

  • Bois, ossature en bois
  • Maçonnerie en pierre

Annexes :

  • Cuisine d'été

Fondations :

  • Pierre

Toit :

  • Forme : À dos d'âne

Haut de la page

Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Site patrimonial Municipalité (Saint-André) 2014-04-07

Statuts antérieurs

  • Avis de motion de citation, 2014-02-03
 
Inventorié --
 

Haut de la page

Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques du site patrimonial de l'île du Pot à l'Eau-de-vie comprennent notamment:
«- la singularité du modèle qui combine dans une composition harmonieuse les fonctions de tour et d'habitation au sein d'un même bâtiment;
- la volumétrie symétrique composée d'une tour circulaire surgissant au centre d'une habitation de plan carré, d'un seul étage et coiffé d'un toit à quatre versants, à laquelle s'ajoute la cuisine reconstruite au nord avec un toit à deux versants;
- la tour qui constitue le coeur de l'ensemble architectural, incluant ses matériaux, la galerie étroite munie d'un garde-corps en fonte, une lanterne (dont on dit qu'elle reprend la forme d'une poivrière) couronnée par une coupole en cuivre peint rouge et surmontée d'une girouette en forme de flèche;
[...]
- la qualité des matériaux extérieurs, en particulier la couverture en bardeau, le parement de planches à clin et les fenêtres à petits carreaux (incluant les nouvelles fenêtres fabriquées selon le modèle d'origine);
[...]
- une empreinte au sol réduite qui tire parti du terrain accidenté;
- l'accès au bâtiment par le biais d'un réseau de passerelles, d'escaliers et d'une grande galerie avec balustrade en croix de St-André et soutenue par des équerres en bois;
- les fondations en maçonnerie de pierres, recouvertes de planches de bois embouvetées posées à la verticale à l'est, au sud et à l'ouest.
- la palette de couleur d'origine avec les murs blancs et le toit rouge. »

Source : Municipalité de Saint-André

Haut de la page

Informations historiques

Le secteur du phare des îles du Pot à l'Eau-de-vie a été établi vers 1861-62. Il comprend une résidence surmontée d'un phare, un hangar et une nouvelle structure à claire-voie. Le site a été choisi comme emplacement d'un phare en raison des dangers que présentait le secteur pour la navigation : en effet, le chenal sud du fleuve était ponctué de nombreux récifs et hauts-fonds, qui avaient causé le naufrage de plusieurs navires. Il s'agit donc d'un phare de jalonnement des côtes (phare de deuxième ordre). Le phare des îles du Pot à l'Eau-de-vie fait partie d'une deuxième génération de phares au Québec (1850-1900), conçus pour améliorer la sécurité de la navigation sur le fleuve et dans le golfe du Saint-Laurent.

L'emplacement particulier du phare sur son îlet découle de deux considérations, soit, mettre le phare à l'abri des marées et des glaces hivernales, et en assurer la visibilité pour les navigateurs. Il a donc été positionné au centre de l'île, à 13,7 mètres (45 pieds) du niveau de l'eau et à une distance de 91 mètres (300 pieds) du littoral. Bref, le point le plus élevé de l'île, du côté de la voie navigable.

La conception du phare est due à l'ingénieur des travaux publics John Page, qui en a dessiné deux plans différents pour sa construction, et qui en a signé le devis technique. Dans le premier plan de Page, tout le phare était en pierre; dans le deuxième, celui qui a été retenu, seule la tour du phare est en pierre tandis que la maison du gardien est en bois.

Bâti en 1862, le phare comprend une tour de maçonnerie intégrée à une maison de bois, à plan carré de 9 mètres (29,5 pieds) de côté, revêtue de planches à clin et d'une toiture en bardeau de cèdre, le tout peint en blanc et rouge. Les fondations en pierre de la maison et de la tour suivent les irrégularités du sol et reposent directement sur le roc. Les murs extérieurs de la maison sont en madriers de 3 pouces, empilés à l'horizontale et assemblés à chaque coin par des poteaux verticaux. Le phare comprenait à l'origine une lampe dioptrique de quatrième ordre : fonctionnant à l'huile de colza, elle projetait une lumière blanche et fixe cinq fois supérieure à celle d'un système catoptrique.

En plus du phare, on retrouve également sur le site un entrepôt et four à pain que le gardien du phare aurait construit lui-même au début du XXe siècle. Ce bâtiment reprend le même style architectural que la maison du gardien. Le site est entièrement accessible par un réseau de passerelles et d'escaliers qui relient tous les bâtiments entre eux.

En 1964, un système automatique à pile a pris le relais des équipements originaux; puis en 1975, le phare historique a perdu sa fonction d'aide à la navigation au profit d'une structure à claire-voie. Vers 1989, les bâtiments sur le site ont été entièrement restaurés, l'escalier reconstruit et le phare transformé en gîte touristique. Le remplacement de certains bâtiments annexes par des constructions similaires, plus aptes à répondre aux besoins de la société Duvetnor, n'a pas altéré de façon significative le lien historique du phare avec son site d'origine. De plus, lors de la restauration, une grande partie des matériaux d'origine du phare et de la maison étaient encore existants et sains. Seule la lanterne de la tour, démolie en 1978, est une copie de l'original.

Perché sur son promontoire, le phare des îles du Pot à l'Eau-de-vie domine un paysage naturel protégé. Il offre un exemple d'une construction qui intégrait deux fonctions, résidentielle et d'aide à la navigation, dans un même bâtiment, en plaçant la tour au centre de la maison du gardien.

Haut de la page

Emplacement

Region administrative :

  • Bas-Saint-Laurent

MRC :

  • Kamouraska

Municipalité :

  • Saint-André

Localisation informelle :

Situé sur l'île du Pot à l'Eau-de-vie

Latitude :

  • 47° 52' 20.0"

Longitude :

  • -69° 40' 55.0"

Désignation cadastrale :

  • Lot 5 418 976
  • Lot 5 418 977

Haut de la page

Références

Notices bibliographiques :

  • HALLEY, Patrice. Les sentinelles du Saint-Laurent : sur la route des phares du Québec. Montréal, Éditions de l'Homme, 2002. 246 p.

Multimédias disponibles en ligne :

Haut de la page

Gouvernement du Québec

© Gouvernement du Québec, 2024