Ministère de la Culture et des Communications
Répertoire du patrimoine culturel du Québec

Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Secteur du phare de l'Île-Bicquette

Type :

Patrimoine immobilier

Région administrative :

  • Bas-Saint-Laurent

Municipalité :

  • Rimouski

Thématique :

  • Patrimoine maritime et fluvial

Usage :

  • Transport, communication et services publics (Aides fixes à la navigation > Aides lumineuses (phares))

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (1)

Groupes associés (1)

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Inventaires associés (1)

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Inventorié --
 

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Informations historiques

Le secteur du phare de l'île Bicquette a été établi en 1843. Il se compose d'un phare en pierre, d'une nouvelle structure à claire-voie, de deux maisons pour les gardiens, d'un abri du criard de brume, d'un hangar et d'un abri pour le canon. Le site a été choisi par la Maison Trinité de Québec pour y ériger un puissant feu, différent de celui de l'île Verte. L'objectif était de remédier aux nombreux naufrages dans ce secteur du fleuve en créant un nouvel alignement de trois phares (comprenant ceux de l'île Verte, l'île Bicquette et l'île Rouge). En effet, les armateurs et capitaines de navires réclamaient depuis 1828 l'édification d'un phare à cet endroit pour diriger les navires dans la noirceur. Il s'agit donc d'un phare de jalonnement des côtes de deuxième ordre.

Le phare de l'île Bicquette appartient, avec ceux de l'île Rouge et du Pilier de Pierre, à une même génération de phares construits sur le fleuve en aval de Québec par la Maison Trinité, dans le but d'assurer la dominance continue du fleuve Saint-Laurent comme route commerciale pour les importations et exportations. Tous trois témoignent de l'expansion du commerce par voie maritime dans la première moitié du XIXe siècle, et leur présence a contribué directement à la croissance économique du Québec et du Canada.

Construit selon les plans et devis de l'ingénieur civil montréalais Charles Atherton, le phare de l'île Bicquette est un témoin de l'époque coloniale anglaise. Érigée en 1843, la tour circulaire haute de 22,5 mètres (74 pieds) a été réalisée en maçonnerie massive. Une pierre calcaire importée d'Europe a été utilisée pour les murs extérieurs; à l'intérieur, ceux-ci sont revêtus d'un parement de briques. Par la suite (probablement vers 1902), la tour a été dotée d'un revêtement extérieur en planches de bois posées à la verticale, ce qui protégeant la maçonnerie des intempéries.

La tour incorporait à l'origine toutes les fonctions qu'un phare du XIXe siècle devait contenir : la machinerie, la lanterne, les appartements du gardien. Une trappe au plafond sépare les étages où étaient situées les pièces de vie, afin de diminuer les risques qu'un incendie se propage. La lanterne existante, circulaire, abrite un feu catoptrique rotatif de premier ordre, mais des traces portent à croire que la lanterne originale était plutôt de forme polygonale. Bref, la massivité, les matériaux, la technologie, et même les bandes de couleur rouge et blanche de ce phare reflètent son rôle important comme point de repère et aide à la navigation dans le paysage maritime québécois.

Sur le site, deux résidences pour les gardiens (construites respectivement en 1955 et 1961 pour remplacer l'ancienne maison du XIXe siècle) et un abri du criard de brume (1889) complètent l'ensemble : tous arborent le blanc et le rouge, les couleurs traditionnelles de l'île Bicquette. Parmi les nombreuses familles attitrées au rôle de vigile, la famille Thibault a contribué pendant plus de 75 ans au bon maintien de la lumière du phare. Cette famille a reçu une reconnaissance internationale pour son dévouement à la protection des canards Eider, ce qui a contribué à faire le renom de l'île. Aujourd'hui inhabitée, l'île Bicquette n'est pas entièrement accessible, évoquant ainsi le mode de vie isolé et précaire des gardiens de phare passés. De nos jours, le secteur du phare de l'Île-Bicquette est visité annuellement par bon nombre de touristes, qui viennent tant pour le phare que pour le sanctuaire d'oiseaux présent sur l'île.

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Emplacement

Region administrative :

  • Bas-Saint-Laurent

MRC :

  • Rimouski-Neigette

Municipalité :

  • Rimouski

Localisation informelle :

Situé sur l'île Bicquette.

Latitude :

  • 48° 24' 55.0"

Longitude :

  • -68° 53' 36.0"

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Références

Notices bibliographiques :

  • HALLEY, Patrice. Les sentinelles du Saint-Laurent : sur la route des phares du Québec. Montréal, Éditions de l'Homme, 2002. 246 p.

Multimédias disponibles en ligne :

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