Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Calvaire du Bas-de-Sainte-Anne

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Calvaire Hubert-Mayrand

Région administrative :

  • Mauricie

Municipalité :

  • Sainte-Anne-de-la-Pérade

Date :

  • 1893 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine religieux

Usage :

  • Services et institutions (Calvaires, croix de chemin et chemins de croix)

Éléments associés

Personnes associées (3)

Inventaires associés (1)

Carte

Description

Le calvaire du Bas-de-Sainte-Anne, aussi connu sous le nom de calvaire Hubert-Mayrand, sis au 1287, boulevard De Lanaudière (route 138), dans la municipalité de Sainte-Anne-de-la-Pérade, sur le terrain connu et désigné comme étant le lot 4 175 645 du cadastre du Québec, circonscription foncière de Champlain.

Haut de la page

Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Avis d'intention de classement Immeuble patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 2020-12-08
 
Citation Immeuble patrimonial Municipalité (Sainte-Anne-de-la-Pérade) 2012-07-10
 

Haut de la page

Valeur patrimoniale

Le calvaire du Bas-de-Sainte-Anne présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. Il est construit par un groupe de paroissiens de Sainte-Anne-de-la-Pérade mené par Onésime Trottier et Aphrodis Mayrand pour remplacer une croix de chemin. Mayrand avait d'ailleurs fait la promesse d'ériger un calvaire si son souhait de se trouver une nouvelle épouse se réalisait. Il se marie en secondes noces le 17 février 1890 avec Elmire Germain. La construction du calvaire est financée grâce à des représentations théâtrales et des soirées musicales organisées par les paroissiens. En 1893, le calvaire est érigé sur le terrain du cultivateur Alphonse Tessier (1861-1962), père de Mgr Albert Tessier (1895-1976), dont Aphrodis Mayrand est le parrain. Le calvaire est béni le 9 juillet 1893 par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr Louis François Laflèche (1818-1898), originaire de Sainte-Anne-de-la-Pérade.

Le calvaire du Bas-de-Sainte-Anne présente aussi un intérêt patrimonial pour sa valeur artistique. Le corps est sculpté par Louis Jobin (1845-1928), qui compte parmi les statuaires les plus réputés de l'histoire du Québec. Le Christ en croix constitue l'un des thèmes les plus représentés dans l'oeuvre de cet artiste reconnu pour sa production religieuse. L'édicule en bois de plan carré, coiffé d'un toit en pavillon couvert de tôle et surmonté d'une croix, constitue une œuvre de menuiserie soignée.

Le calvaire du Bas-de-Sainte-Anne présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur ethnologique. Il témoigne d'un courant de dévotion envers les images du Christ souffrant ou mort qui a marqué la population du Québec au XIXe siècle. L'intérêt grandissant des fidèles pour les expressions dramatiques de la Passion, de la crucifixion, de l'ecce homo et de la pietà suscite la création de nombreux calvaires extérieurs, qui s'ajoutent aux croix de chemin à partir des années 1850. De 1893 jusque vers 1945, les familles du rang du Bas-de-Sainte-Anne se sont rassemblées autour du calvaire pour honorer le mois de Marie en mai et le Sacré-Coeur en juin. Par la suite, le calvaire a été un lieu de rassemblement pendant la neuvaine de sainte Anne, au cours du mois de juillet.

Source: Ministère de la Culture et des Communications, 2020.

Haut de la page

Informations historiques

Le calvaire du Bas de Sainte-Anne résulte d'un projet initié par Aphrodis Mayrand, un résident de Sainte-Anne-de-la-Pérade, qui fait la promesse d'ériger un calvaire si son souhait de se trouver une nouvelle épouse se réalise. Mayrand se marie en secondes noces le 17 février 1890 avec Elmire Germain. Le calvaire est financé grâce à des soirées dramatiques et musicales organisées par Mayrand et des résidents du Bas-de-Sainte-Anne.

Le calvaire est érigé en 1893 sur un terrain donné à cette fin par le cultivateur Alphonse Tessier (né en 1861), père de Mgr Albert Tessier (1895-1976). Le corpus est sculpté par Louis Jobin (1845-1928). Ce dernier compte parmi les statuaires les plus réputés de la fin du XIXe siècle et des premières décennies du siècle suivant, et le Christ en croix constitue l'un des thèmes les plus représentés par l'artiste.

Le monument est béni le 9 juillet 1893 par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr Louis-François Laflèche (1818-1898), originaire de Sainte-Anne-de-la-Pérade.

En 1990, le calvaire est restauré grâce au programme de mise en valeur de l'environnement du projet Radisson-Nicolet-Des Cantons d'Hydro-Québec.

Le calvaire du Bas de Sainte-Anne est cité en 2012.

Haut de la page

Emplacement

Region administrative :

  • Mauricie

MRC :

  • Les Chenaux

Municipalité :

  • Sainte-Anne-de-la-Pérade

Adresse :

  • 1287, boulevard De Lanaudière

Latitude :

  • 46° 35' 21.3"

Longitude :

  • -72° 8' 21.9"

Désignation cadastrale :

  • Lot 4 175 645

Haut de la page

Références

Notices bibliographiques :

  • MILOT, Jocelyne et Jean SIMARD. Les croix de chemin du Québec : inventaire sélectif et trésor. Collection Patrimoines. Dossier, 10. Québec, Les publications du Québec, 1994. 510 p.
  • Municipalité de Sainte-Anne-de-la-Pérade. Calvaires [En Ligne]. http://www.sainteannedelaperade.net/tourisme/attraits-culturels-et-touristiques/calvaires

Multimédias disponibles en ligne :

Haut de la page

Gouvernement du Québec

© Gouvernement du Québec, 2013