Ministère de la Culture et des Communications
Répertoire du patrimoine culturel du Québec

Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Ouimet, Gédéon

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Désignation Personnage historique Ministre de la Culture et des Communications 2012-11-01

Statuts antérieurs

  • Proposition de statut national, 2012-10-05
 
Inventorié --
 

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Synthèse

Né à Sainte-Rose (Laval), le 2 juin 1823, Gédéon Ouimet est le fils de Jean Ouimet, cultivateur, et de Marie Beautron dit Major.

Ouimet fait l'apprentissage du droit auprès de son frère André, avocat et ancien Fils de la liberté. Admis à la pratique en 1844, il exerce d'abord sa profession à Vaudreuil. Il est maire de cette municipalité de 1852 à 1854. Il s'établit à Montréal en 1853 et compte parmi ses associés Joseph-Adolphe Chapleau et Louis-Siméon Morin.

Ouimet est député de Beauharnois à l'Assemblée législative de la province du Canada de 1858 à 1861. Il appuie le Parti bleu. De 1867 à 1876, il est élu député conservateur de Deux-Montagnes à l'Assemblée législative de la province de Québec. Il est procureur général dans le gouvernement de Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, de 1867 à 1873. Premier ministre du Québec de 1873 à 1874, il occupe aussi les fonctions de ministre de l'Instruction publique et de secrétaire et registraire provincial. En 1876, il est nommé surintendant de l'Instruction publique. Il garde ce poste jusqu'en 1895, alors qu'il est nommé conseiller législatif de la division de Rougemont.

Ouimet est aussi bâtonnier du Barreau de Montréal en 1869 et bâtonnier du Barreau de la province de Québec en 1869 et en 1870. Il est momentanément président du Conseil général du Barreau de la province et substitut du procureur général à Sainte-Scholastique. Président de l'Association Saint-Jean-Baptiste de Montréal en 1869 et en 1870, Ouimet préside l'Institut canadien-français de Montréal en 1872.

Il est décédé en fonction à Saint-Hilaire, le 23 avril 1905. Il est inhumé dans le cimetière de Notre-Dame-des-Neiges, à Montréal.

Il avait épousé à Montréal, en 1850, Marie-Jeanne Pellant, fille du cultivateur Alexis Pellant et d'Élizabeth Lionais.

Ce personnage historique a été désigné par le ministre de la Culture et des Communications le 1er novembre 2012.

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Intérêt patrimonial

Ce personnage historique est désigné, avec les autres premiers ministres décédés du Québec, pour les motifs suivants:

Le premier ministre du Québec est, depuis l'Acte de l'Amérique du Nord britannique de 1867, le chef et la principale figure politique du gouvernement du Québec. Le titulaire de cette fonction occupe la plus haute fonction démocratique de la société québécoise. Il préside le Conseil exécutif, nomme les ministres et les hauts fonctionnaires, décide de la politique du gouvernement et en détermine les priorités. Désigné par le lieutenant-gouverneur, représentant de la Couronne, il est normalement le chef du parti possédant le plus grand nombre de sièges à l'Assemblée législative de la province de Québec (1867-1968), puis à l'Assemblée nationale (depuis 1968). Depuis 1867, cette fonction a été occupée par 30 personnes, dont 23 sont aujourd'hui décédées [en date du 1er novembre 2012]. Par leurs décisions et les politiques qu'ils ont mises en oeuvre, ces premiers ministres ont influencé le cours de l'histoire du Québec.

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Références

Notices bibliographiques :

  • Assemblée nationale du Québec. Histoire: Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1792 à nos jours [En Ligne]. http://www.assnat.qc.ca/
  • BRASSARD, Michèle et Jean HAMELIN. « Ouimet Gédéon ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/

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