Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Plaque du pont Marchand

Type :

Plaque commémorative

Région administrative :

  • Outaouais

Municipalité :

  • Mansfield-et-Pontefract

Date :

  • 1998 – (Installation du bien commémoratif)

Objet de la commémoration :

  • Structure

Thèmes commémoratifs :

  • Transports

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (1)

Personnes associées (2)

Images

Description

Texte de la plaque

Pont Marchand "Mansfield"

Le pont Marchand, surnommé "Pont Rouge" par les citoyens locaux, a été construit en 1898 pour la somme de 6 000$ par M. Augustus Brown de Beachburg, Ontario. Le contrat était signé le 3 janvier 1898. Le construction devait être terminée le 1er mai de la même année mais, l'accès fut possible dès le 15 mars. Le bois utilisé fut traîné par des chevaux de "The Glen", Ontario, via le pont de glace situé à Waltham, Québec.

Comme il a été endommagé par divers éléments destructeurs, il a subi des réparations à maintes reprises. Par exemple, en 1939 la première toiture de bardeaux de cèdre a été remplacée par un toit de métal.

À cause de son mauvais état, l'on proposa sa démolition en 1964. Le docteur H.R. Rabb, M. Hugh Proudfoot et M. Dean Rogers ont formé un comité pour sa sauvegarde. Ils ont obtenu des dons de citoyens et des subventions des gouvernements provincial et fédéral. En 1966, avec les fonds amassés et à l'aide de bénévole, des réparations ont été effectuées aux piliers, et le pont fut entièrement repeint. À nouveau, ce dernier était fonctionnel.

En 1972, une subvention de 50 000$ a permis de faire la rénovation et la réfection du pont. Dans le temps, le flottage des billots sur la rivière Coulonge, était le moyen le plus économique pour le transport du bois. Des "boom timbers" étaient utilisés pour guider les billots dans un couloir, sous le pont, d'où ils étaient triés par les travailleurs. Le niveau surélévé de la rivière, au printemps, occasionna un embâcle de billots et le projet qui était en cours fut interrompu. Des câbles d'acier furent installés sur les deux rives, de façon à retenir les milliers de pieds de bois, car l'on craignait l'effondrement du pont si l'amas de bois s'écroulait.

Au printemps de 1979, après un dégel hâtif, le pont était, une fois de plus, en situation de péril. Comme en 1972 les billots descendaient la rivière Coulonge, mais il n'y avait pas de "boom timbers" pour retenir le bois, car le triage de bois se faisait un peu plus loin près de la scierie locale. Avec la crue des eaux, vint l'amoncellement de billots contre le pont, car ce dernier n'était pas assez élevé pour permettre le flottage. La force de l'eau, qui poussait l'amas de billots, l'aurait déplacé de plusieurs pieds. Comme le pont avait dévié sur deux de ses piliers, on l'immobilisa à l'aide de câbles d'acier et de poutres afin de minimiser les dommages structuraux. Il a donc été fermé à la circulation pour plus d'un an. Évidemment, les réparations ont repris afin de rehausser les piliers et repeindre le pont. Les travaux furent terminés en 1980 et il fut rouvert à la circulation.

À l'automne 1997, d'autres réparations s'imposaient afin de remplacer les piliers. Il fut donc fermé de septembre à décembre. Le coût total de ces réparations se chiffrait à 429 200$ et était défrayé par le gouvernement du Québec.

En ce qui concerne l'origine du nom, les opinions different. Selon certaines gens, il aurait été nommé ainsi en l'honneur du député libéral. M. Félix-Gabriel Marchand. Cependant, d'autres signalent qu'il tire son nom du mot "marche" ou "pont marchand".

Actuellement, il est le deuxième plus long pont couvert au Québec, mesurant 151,59m (497'3") de long par 5,56m (13'9") de large et il est construit entièrement de pin.

Le Pont Marchand a été officiellement déclaré monument historique, en 1989, par le Ministère des Affaires culturelles du Québec.

Langue :

  • Anglais
  • Français

Maître d'oeuvre :

  • Entreprise privée
  • Individu
  • Municipalité

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Classement Situé dans un immeuble patrimonial Ministre de la Culture et des Communications
 

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