Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Phare de L'Anse-à-la-Cabane

Type :

Patrimoine immobilier

Autre(s) nom(s) :

  • Amherst Lighttower
  • Phare de l'île du Havre-Aubert
  • Phare de Millerand
  • Secteur du phare de l'Anse-à-la-Cabane

Région administrative :

  • Gaspésie--Îles-de-la-Madeleine

Municipalité :

  • Les Îles-de-la-Madeleine

Date :

  • 1870 – 1871 (Construction)

Thématique :

  • Patrimoine maritime et fluvial

Usage :

  • Transport, communication et services publics (Phares et aides à la navigation)

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (4)

Personnes associées (3)

Inventaires associés (1)

Images

Carte

Description

Le phare de L'Anse-à-la-Cabane est une installation côtière d'aide à la navigation construite en 1870 et 1871. La structure est composée d'une tour hexagonale en bois, peinte en blanc, coiffée d'une lanterne en fonte au toit arrondi. La lanterne rouge est ceinturée d'une galerie soutenue par de larges consoles. Le phare de L'Anse-à-la-Cabane est érigé sur le littoral formé d'une falaise de grès rouge, à proximité du canton de l'Anse-à-la-Cabane. Il est situé au sud de l'île du Havre-Aubert, dans la municipalité des Îles-de-la-Madeleine.

Ce bien est cité immeuble patrimonial. La protection s'applique à l'enveloppe extérieure du phare, de la maison du gardien et de ses dépendances.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Immeuble patrimonial Municipalité (Les Îles-de-la-Madeleine) 2006-01-17
 

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Valeur patrimoniale

Le phare de L'Anse-à-la-Cabane présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. La structure est érigée durant la première phase de construction de phares aux Îles-de-la-Madeleine. Entre 1870 et 1874, le ministère de la Marine et des Pêches du Canada fait construire quatre phares sur les côtes des îles pour sécuriser le corridor maritime du golfe du Saint-Laurent; de fréquents naufrages ont lieu dans cette zone. Il s'agit des phares de L'Anse-à-la-Cabane (1870 et 1871), du Rocher-aux-Oiseaux (1870), de L'Île-d'Entrée (1874) et du Borgot (1874). Les phares érigés à cette époque sont toujours entourés de constructions adjacentes, comme la maison du gardien (qui veille à l'entretien de la structure), une remise à pétrole et d'autres dépendances. Dans les années 1970, le gouvernement du Canada amorce l'automatisation de ses phares. La présence permanente d'un gardien n'est donc plus nécessaire, ce qui entraîne la démolition de plusieurs maisons de gardien. Le phare de L'Anse-à-la-Cabane est le plus ancien phare de l'archipel toujours en activité. Il témoigne d'un pan de l'histoire de la navigation dans le golfe Saint-Laurent et du mode de vie qui s'y rattache.

Le phare de L'Anse-à-la-Cabane présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Il est représentatif d'un modèle de phare privilégié par le ministère de la Marine et des Pêches du Canada lors de la première vague de construction de phares dans la région. Ce type de phare est caractérisé par une structure en bois de forme hexagonale et élancée. Après 1871, ce genre est délaissé en faveur d'un modèle de plan carré, moins coûteux et plus facile à construire. Le phare de L'Anse-à-la-Cabane constitue vraisemblablement l'un des derniers de ce type au Canada. Avec sa tour d'une hauteur de 17,1 mètres, il est le plus haut des Îles-de-la-Madeleine. Les larges consoles soutenant la galerie en constituent l'ornement principal. Le phare forme un ensemble architectural cohérent avec les trois bâtiments qui l'entourent. Ils sont tous érigés en bois et peints en blanc et rouge. La maison du gardien, de plan carré et coiffée d'un toit en pavillon, est construite en 1951. Elle remplace une première résidence datant de 1871 et démolie en 1952. La remise remonte quant à elle à l'époque de la construction du phare. Le phare de L'Anse-à-la-Cabane forme avec la maison du gardien et ses dépendances un ensemble unique sur l'archipel.

Le phare de L'Anse-à-la-Cabane présente en outre un intérêt patrimonial pour sa valeur emblématique. La municipalité des Îles-de-la-Madeleine compte cinq phares encore fonctionnels. Ceux-ci sont tous aisément accessibles, à l'exception du phare de l'Île-Brion. Ils constituent des éléments prédominants du paysage architectural maritime. En plus de leur rôle d'aide à la navigation, les phares représentent des repères maritimes pour les pêcheurs et les plaisanciers. Ils sont aussi des indices terrestres pour chacun de leur village respectif. Plus de 700 naufrages sont répertoriés au fil des ans dans cette région insulaire. La valeur symbolique de guide et de porteurs de lumière des phares demeure présente dans l'imaginaire collectif des Madelinots. L'histoire des phares est intimement liée à celle des îles de la Madeleine, et les insulaires leur manifestent un attachement réel.

Source : Municipalité des Îles-de-la-Madeleine, 2008.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques du phare de L'Anse-à-la-Cabane liés à ses valeurs historique, architecturale et emblématique comprennent, notamment :
- son intégration à un ensemble composé de la maison du gardien et de dépendances;
- sa situation sur le littoral formé d'une falaise de grès rouge, au sud de l'île du Havre-Aubert, dans la municipalité des Îles-de-la-Madeleine;- le volume du phare, dont la tour de plan hexagonal et la lanterne coiffée d'un dôme nervuré;
- ses matériaux, dont le parement en planches posées à clins de couleur blanche de la tour ainsi que la fonte de la lanterne;
- ses ouvertures en bois, dont les petites fenêtres à carreaux, les grandes baies vitrées de la lanterne, la porte à la base de la tour ainsi que les chambranles;
- la galerie ceinturant la lanterne, dont le garde-corps métallique et les larges consoles la soutenant;
- l'escalier de bois menant à la porte d'entrée.

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Informations historiques

Le phare de L'Anse-à-la-Cabane est le plus ancien phare de l'archipel des Îles-de-la-Madeleine toujours en activité. Il est parfois aussi nommé phare de Millerand ou phare de l'île du Havre-Aubert. Entre 1870 et 1874, le ministère de la Marine et des Pêches du Canada entreprend des travaux de balisage afin de sécuriser le corridor maritime du golfe du Saint-Laurent; de fréquents naufrages ont lieu dans cette zone. Quatre phares sont construits sur les côtes des îles durant cette période. Il s'agit des phares de L'Anse-à-la-Cabane érigé en 1870 et 1871 au sud de l'île de Havre-Aubert, ainsi que ceux du Rocher-aux-Oiseaux (1870), de L'Île-d'Entrée (1874) et du Borgot à L'Étang-du-Nord (1874).

La structure en bois et en métal du phare de L'Anse-à-la-Cabane, de plan hexagonal et élancée, est construite selon un modèle caractéristique de cette première vague de construction. Ce phare fait partie des derniers représentants de ce type, qui se raréfie après 1871 au profit de structures plus simples et plus économiques. À l'origine, le phare est doté de planches cornières et de pignons sur les fenêtres. D'une hauteur de 17, 1 mètres, il est le plus haut phare de l'archipel.

William Cormier est le premier gardien du phare. Il habite la maison de gardien construite sur ce site en 1871. Suivant la tradition, son fils Charles prend la relève en 1912. La route menant au phare n'est aménagée qu'en 1922. En 1951, une nouvelle résidence de gardien est construite. L'année suivante, l'ancienne est démolie, car jugée en mauvais état. Le dernier gardien, Edmond Boudreau, occupe cette fonction jusqu'en 1970, l'année où le phare est automatisé. Le phare de L'Anse-à-la-Cabane se trouve dans la partie ouest-sud-ouest des îles. C'est là où les Madelinots pratiquent beaucoup la chasse artisanale (à pied, en petits groupes) aux phoques communs. Les chasseurs demandent souvent des nouvelles de la mouvée, c'est-à-dire du troupeau, au gardien de phare.

Le gouvernement amorce l'automatisation de ses phares dans les années 1970. La présence permanente d'un gardien n'est plus nécessaire et la plupart des maisons de gardien sont alors démolies. Celle du phare de L'Anse-à-la-Cabane est préservée et vendue à un particulier en 1971. L'ensemble architectural formé par le phare, la maison du gardien et les dépendances qui l'entourent, dont une remise datant de l'époque de construction du phare, est unique aux Îles-de-la-Madeleine. Le phare a été ouvert au public, pour une rare fois, en septembre 2003. Des centaines de Madelinots ont profité de l'occasion pour le visiter ou, pour les plus âgés, le revisiter.

Le phare de L'Anse-à-la-Cabane est cité en 2006. Il n'est pas ouvert aux visiteurs pendant la saison estivale. Des organismes travaillant à la sauvegarde du patrimoine projettent d'y aménager une exposition permanente sur l'histoire des phares aux Îles-de-la-Madeleine.

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Emplacement

Region administrative :

  • Gaspésie--Îles-de-la-Madeleine

MRC :

  • Les Îles-de-la-Madeleine

Municipalité :

  • Les Îles-de-la-Madeleine

Adresse :

  • chemin du Phare

Lieux-dits :

  • Amherst
  • Anse-à-la-Cabane
  • Bassin
  • Havre-Aubert
  • Millerand

Localisation informelle :

Situé sur l'île du Havre-Aubert.

Latitude :

  • 47° 12' 46.0"

Longitude :

  • -61° 58' 16.0"

Désignation cadastrale

Circonscription foncière Division cadastrale Désignation secondaire Numéro de lot
Îles-de-la-Madeleine Île-du-Havre-Aubert Absent 1315-P

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Références

Notices bibliographiques :

  • BOUCHARD, Claude et George FISHER. Sentinels in the Stream : Lighthouses of the St. Lawrence River. s.l. The Boston Mills Press, 2001. s.p.
  • HALLEY, Patrice. Les sentinelles du Saint-Laurent. Sur la route des phares du Québec. Montréal, Éditions de l'Homme, 2002. 246 p.

Multimédias disponibles en ligne :

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