Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Maison Hubert-Maisonneuve

Type :

Patrimoine immobilier

Région administrative :

  • Laurentides

Municipalité :

  • Rosemère

Date :

  • avant 1832 – (Construction)

Usage :

  • Fonction résidentielle (Maisons rurales et urbaines)

Éléments associés

Personnes associées (3)

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Description

La maison Hubert-Maisonneuve est un ensemble résidentiel établi avant 1832. La demeure en pierre comporte un corps de logis de plan rectangulaire coiffé d'un toit à deux versants à larmiers retroussés, dont les extrémités sont surmontées de souches de cheminée. Une aile de volume semblable est adossée au mur arrière, formant un « L » avec le corps principal. L'ensemble est implanté le long d'un tracé ancien, sur un terrain paysager planté d'arbres matures, dans la ville de Rosemère.

Ce bien est cité site patrimonial. La protection s'applique au terrain ainsi qu'à l'enveloppe extérieure de la maison et du garage.

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Citation Site patrimonial Municipalité (Rosemère) 1992-07-13
 

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Valeur patrimoniale

La maison Hubert-Maisonneuve présente un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Cette demeure, construite avant 1832, est représentative de la maison rurale d'inspiration française. Ce type d'habitation est issu du savoir-faire et de modèles français qui ont été progressivement adaptés aux conditions climatiques du pays, à la disponibilité des matériaux et à certaines influences stylistiques. La maison Hubert-Maisonneuve en constitue un très bon exemple par son corps de logis en maçonnerie de pierres, son élévation d'un étage et demi et son toit à deux versants. La résidence possède aussi des caractéristiques architecturales propres aux habitations rurales de l'époque construites à Montréal et aux environs. L'absence de crépi et la présence de deux souches de cheminée disposées aux extrémités du faîte en sont des traits distinctifs. En outre, d'autres éléments témoignent de l'influence du mouvement pittoresque sur l'architecture domestique au XIXe siècle. Ce courant esthétique est apparu en Angleterre à la fin du XVIIIe. Il favorise un rapport plus intime entre l'architecture et la nature. La galerie de bois longe toute la façade de la maison. Les larmiers retroussés du toit sont probablement ajoutés au XIXe siècle. Ces deux éléments illustrent l'influence du pittoresque sur l'architecture rurale québécoise.

La maison Hubert-Maisonneuve présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. Elle témoigne de la colonisation d'une partie de la seigneurie des Mille-Îles, dont est issu l'actuel territoire de Rosemère. Les débuts du peuplement dans cette région remontent à 1683. Ce n'est toutefois qu'à partir du XVIIIe siècle que de véritables efforts de colonisation sont entrepris par Marie-Thérèse DuGué de Boisbriand (1671-1744) et sa descendance, seigneurs de l'endroit. Les colons s'établissent, notamment, le long du chemin de la Grande-Côte qui relie les seigneuries de Terrebonne et de la Rivière-du-Chêne (Saint-Eustache). L'une des filles de Mme de Boisbriand, Suzanne Piot de Langloiserie (1700-1769), et son époux, Jean-Baptiste Céloron de Blainville (1696-1756), prennent la relève en 1743. À la mort de Mme de Langloiserie, plusieurs terres longeant le chemin de la Grande-Côte sont défrichées. La seigneurie porte alors le nom de Blainville. En 1792, ce territoire est séparé en deux parts. La partie est, où se trouve l'actuel territoire de Rosemère, est attribuée à Marie-Hypolite de Blainville (1735-1810) et à son mari Louis-Hugues Hertel de Chambly (1731-1817). La maison Hubert-Maisonneuve est déjà construite en 1832, puisqu'elle est léguée par son propriétaire d'alors, Martin Gratton, à sa femme et à ses enfants. La maison Hubert-Maisonneuve constitue l'une des plus anciennes habitations subsistant sur le territoire de la ville.

Source : Ville de Rosemère, 2009.

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Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques de la maison Hubert-Maisonneuve liés à ses valeurs architecturale et historique comprennent, notamment :
- son volume, dont le corps de logis de plan rectangulaire, l'annexe arrière formant un « L » avec le corps principal, l'élévation d'un étage et demi et le toit à deux versants à larmiers retroussés;
- les matériaux, dont la maçonnerie de pierres non crépie et les éléments architecturaux et ornementaux en bois;
- les ouvertures, dont les fenêtres rectangulaires et les lucarnes à pignon;
- l'ornementation sobre, constituée essentiellement des chambranles;
- la galerie couverte longeant la façade;
- les souches de cheminée en pierre disposées aux extrémités du faîte;
- son implantation légèrement en retrait de la voie publique, sur un terrain paysager planté d'arbres matures, dans un secteur ancien.

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Informations historiques

La maison Hubert-Maisonneuve est construite sur le territoire de l'ancienne seigneurie des Mille-Îles, dont l'origine remonte à 1683. Ce n'est toutefois qu'à partir du XVIIIe siècle que de véritables efforts de colonisation sont entrepris par Marie-Thérèse DuGué de Boisbriand (1671-1744) et sa descendance, seigneurs de l'endroit. Les colons s'établissent, notamment, le long du chemin de la Grande-Côte qui relie les seigneuries de Terrebonne et de la Rivière-du-Chêne (Saint-Eustache). L'une des filles de Mme de Boisbriand, Suzanne Piot de Langloiserie (1700-1769), et son époux, Jean-Baptiste Céloron de Blainville (1696-1756), prennent la relève. À la mort de Mme de Langloiserie, un grand nombre de terres longeant le chemin de la Grande-Côte sont défrichées. La seigneurie porte alors le nom de Blainville. En 1792, ce territoire est séparé en deux parts. La partie est, où se trouve l'actuel territoire de Rosemère, est attribuée à Marie-Hypolite de Blainville (1735-1810) et à son mari Louis-Hugues Hertel de Chambly (1731-1817).

La maison Hubert-Maisonneuve est déjà construite en 1832, puisqu'elle est léguée par son propriétaire d'alors, Martin Gratton, à sa femme et à ses enfants. La famille Gratton possède la demeure jusqu'à la fin du XIXe siècle, sauf entre 1881 et 1887. En 1898, Louis Maisonneuve acquiert les terres et ses constructions; son fils, Hubert, les reprend en 1932. Ce dernier participe à la création de la paroisse et s'implique en tant que syndic et marguillier. Commissaire d'école, il est également un des six premiers conseillers municipaux de Rosemère de 1947 à 1953. Maisonneuve fait don de sa grange en 1960 à la Ville; celle-ci y établit son premier centre culturel. Les Maisonneuve sont propriétaires du site pendant plus de cent ans.

La maison Hubert-Maisonneuve est constituée site du patrimoine en 1992. Ce bien est devenu un site patrimonial cité à l'entrée en vigueur de la Loi sur le patrimoine culturel en 2012.

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Emplacement

Region administrative :

  • Laurentides

MRC :

  • Thérèse-De Blainville

Municipalité :

  • Rosemère

Adresse :

  • 369, chemin de la Grande-Côte

Latitude :

  • 45° 38' 16.5"

Longitude :

  • -73° 47' 24.6"

Désignation cadastrale :

  • Lot 2 778 949

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Références

Liens Internet :

Notices bibliographiques :

  • BERTRAND, Huguette. Deux cents ans de mon histoire. Sainte-Thérèse, Société d'histoire des Mille-Îles : Comité des fêtes du 200e de la paroisse de Sainte-Thérèse, 1989. 57 p.
  • LAPIERRE, France. Rosemère: hier et aujourd'hui. Rosemère, s.n., 1983. 14 p.
  • Ville de Rosemère. Politique culturelle de Rosemère : vers une politique culturelle. Rosemère, Ville de Rosemère, 2004. 21 p.

Multimédias disponibles en ligne :

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