Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Brunet, Jean-Émile

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Synthèse

Probablement né à Huntingdon, le 18 mars 1892, Jean-Émile Brunet est le fils de Rémi Brunet, tailleur de pierre.

Brunet apprend d'abord le métier avec son père, en sculptant des têtes. Il étudie ensuite le modelage à l'école du Conseil des arts et manufactures en 1907. Il y a pour maîtres Alfred Laliberté, Louis-Philippe Hébert et Edmond Dyonnet. De 1910 à 1913, il continue son apprentissage auprès de William Brymner, à l'école de l'Art Association of Montreal. Il poursuit sa formation à l'Académie royale des arts du Canada où il expose un bas-relief en 1916. L'année suivante, il est engagé pour réaliser le décor sculpté de l'édifice du Parlement du Canada, à Ottawa. Boursier, il part étudier à l'école de l'Art Institute of Chicago.

Après ses études, Brunet s'installe à Chicago et travaille comme sculpteur ornemaniste à la Chicago Decorating Company et comme tailleur de pierre pour la compagnie National Granite d'Eau-Claire, au Wisconsin. En 1923, il décide de se perfectionner en Europe, et s'inscrit à l'École des beaux-arts de Paris. Il étudie dans les ateliers de plusieurs artistes, dont les sculpteurs Jean Boucher et Jean-Antoine Injalbert, ainsi que le graveur-médailliste Pierre-Alexandre Morlon.

Bien qu'établi en France, Brunet produit un grand nombre d'oeuvres destinées au Canada. En 1924, Brunet est l'auteur du Monument aux morts, dédié aux soldats de Longueuil tombés au combat, qui constitue sa première commande importante. Il remporte un autre concours et réalise, de 1924 à 1927, un monument à sir Wilfrid Laurier. Il créera plus tard deux autres monuments représentant Laurier, l'un pour le square Dominion, maintenant le square Dorchester et la place du Canada, à Montréal, et l'autre situé dans la ville de Québec.

Brunet sculpte, de 1928 à 1933, les figures monumentales qui ornent le fronton du Musée du Québec, aujourd'hui le pavillon Gérard-Morisset du Musée national des beaux-arts du Québec, à Québec. Il crée aussi plusieurs oeuvres pour des gares et des bureaux de poste, notamment à Lachine, sur l'île de Montréal, et à Peterborough, en Ontario.

En 1975, le sculpteur évaluait à 221 le nombre de ses oeuvres. Sa production compte, entre autres, un monument à Marie de l'Incarnation, à Québec, qui est réalisé de 1939 à 1942, un Monument aux morts à Joliette, produit en 1947, ainsi que le monument du frère André, créé en 1955 pour l'oratoire Saint-Joseph, à Montréal. De 1948 à 1976, il travaille régulièrement à la décoration sculptée de la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré, où il réalise notamment les chapiteaux, le chemin de croix et les statues de la façade.

En plus de ces nombreuses sculptures, il produit un très grand nombre de monuments funéraires, dont plusieurs se trouvent dans le cimetière de Notre-Dame-des-Neiges, à Montréal.

Il est décédé à Montréal le 11 janvier 1977.

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Références

Notices bibliographiques :

  • COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec [En Ligne]. http://www.memoireduquebec.com/
  • KAREL, David. Dictionnaire des artistes de langue française en Amérique du Nord : peintres, sculpteurs, dessinateurs, graveurs, photographes et orfèvres. Québec, Musée du Québec / Les Presses de l'Université Laval, 1992. 962 p.
  • LAROCHE, Ginette. Le sculpteur Émile Brunet et le décor historié du Musée de la province de Québec (1928-1932). Québec, Musée des beaux-arts de Québec, 2008. 80 p.
  • s.a. « Émile Brunet ». Ville de Montréal. Ville de Montréal - Portail officiel [En ligne]. ville.montreal.qc.ca

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