Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Ursulines de Roberval

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Synthèse

Les Ursulines constituent l'une des communautés religieuses fondatrices de la Nouvelle-France. Elles tiennent leur origine de la fondation de la Compagnie de Sainte-Ursule, à Brescia, en Italie, par Angèle Merici, en 1535. Contrairement aux congrégations de l'époque, les membres de la Compagnie vivent dans le monde plutôt que dans un cloître et sont dirigées par des femmes. Angèle Merici place la communauté sous la protection de sainte Ursule. Elle établit une règle, mais ne définit pas d'oeuvre précise pour la Compagnie.

Au milieu du XVIe siècle, à la suite du concile de Trente et à l'initiative de l'évêque de Milan, Mgr Charles Borromée, la Compagnie de Sainte-Ursule est réformée. Désormais cloîtrée, elle prend le nom d'ordre de Sainte-Ursule et se consacre à l'éducation des jeunes filles. Elle s'installe dans plusieurs pays, dont la France, à partir de 1592.

En 1639, les Ursulines s'établissent en Nouvelle-France. Ce sont les Ursulines de Tours qui envoient Marie de l'Incarnation dans la colonie, en compagnie de Marie de Saint-Joseph et de Cécile de Sainte-Croix, dans le but de fonder un monastère et une première école pour jeunes filles à Québec. L'entreprise est financée par Marie-Madeleine de Chauvigny de Gruel de La Peltrie, qui accompagne le groupe.

Afin de soutenir le mouvement de colonisation de la région du lac Saint-Jean, sept ursulines de Québec, avec à leur tête Malvina Gagné, mère Saint-Raphaël, viennent s'établir à Roberval et fonder un monastère en 1882. Invitée par l'évêque de Chicoutimi, Mgr Dominique Racine, et le curé Joseph-Ernest Lizotte, la nouvelle communauté se consacre au développement de vocations religieuses ainsi qu'à l'éducation des jeunes filles.

À leur arrivée, les religieuses doivent vivre dans des conditions difficiles puisque la construction du monastère n'est pas achevée. L'année suivante, elles accueillent dans leurs classes près de 75 jeunes filles, pensionnaires et externes, et mettent sur pied la première école ménagère au Canada. Dans le but de préparer les femmes à leur rôle d'épouse et de mère, particulièrement en région de colonisation, les religieuses combinent l'enseignement domestique à une formation agricole. L'école ménagère agricole de Roberval sert de modèle au réseau mis en place progressivement par le gouvernement au début du XXe siècle et influence même les programmes des institutions similaires en France, en Belgique et en Suisse.

Avec les années, les Ursulines de Roberval aménagent une ferme qui permet de subvenir à leur besoin en plus de favoriser l'enseignement horticole. Elles érigent également un pavillon séparé du monastère destiné à l'école ménagère qui devient affiliée à l'Université Laval en 1909. Après la destruction de l'école à la suite des incendies de 1897 et de 1919, les religieuses construisent un nouvel établissement qui abrite une école normale.

Autonome depuis 1894, la communauté passe de 28 religieuses en 1896 à 55 en 1919. Elle essaime en dehors de Roberval à partir de 1945, fonde et gère trois écoles de villages : à Chambord de 1945 à 1970, à Saint-Eugène de 1946 à 1959 et à Sainte-Croix de 1949 à 1964. La commission scolaire leur confie en 1951 l'école Sainte-Ursule et l'école Sainte-Angèle dans les paroisses de Notre-Dame-du-Lac-Saint-Jean et de Saint-Jean-de-Brébeuf. La communauté s'engage dans le Cercle des jeunes naturalistes de Roberval et fonde, en 1987, la Source d'eau vive, une maison de prières et de réflexion.

Les Ursulines de Roberval demeurent une communauté autonome jusqu'en 1953 alors que les différentes congrégations du Québec et du Nouveau-Brunswick se regroupent pour former l'Union canadienne des Ursulines qui se divise en trois provinces : Québec, Trois-Rivières et Rimouski. Depuis 2008, les trois provinces sont fusionnées en une seule, celle du Québec.

En 2002, un incendie détruit le couvent et les religieuses sont accueillies de façon permanente par les Augustines de la Miséricorde de Jésus de Roberval.

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Références

Notices bibliographiques :

  • FORTIN, Irène-Marie. Les pionnières : les Ursulines à Roberval de 1882 à 1982. Saint-Nazaire, Éditions JLC, 1982. 436 p.
  • THIVIERGE, Nicole. « Gagné, Malvina, (baptisée Marie-Éléonore-Malvina), dite Saint-Raphaël ». Bibliothèque et Archives Canada. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
  • Union canadienne des Ursulines. Les Ursulines [En Ligne]. http://www.ursulines-uc.com/
  • VIEN, Rossel. Histoire de Roberval, coeur du Lac-Saint-Jean. Chicoutimi, Société historique du Saguenay, 1955. 369 p.

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