Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Paradis, Élodie

Type :

Personne (Femme)

Autre(s) nom(s) :

  • Bienheureuse mère Marie-Léonie
  • Mère Marie-Léonie
  • Paradis, Alodie-Virginie
  • Paradis, Marie-Léonie
  • Soeur Marie-de-Sainte-Léonie

Date :

  • 1840-05-12 – 1912-05-03

Occupation :

  • Enseignant / professeur
  • Membre d'une communauté religieuse
  • Supérieur d'une communauté religieuse ou d'une société de prêtres diocésains

Éléments associés

Plaques commémoratives associées (1)

Groupes associés (1)

Images

Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Désignation Personnage historique Ministre de la Culture et des Communications 2016-12-20
 
Inventorié --
 

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Synthèse

Née le 12 mai 1840 à L'Acadie (Saint-Jean-sur-Richelieu), Élodie Paradis, baptisée Alodie-Virginie Paradis, est la fille de Joseph Paradis et d'Émilie Grégoire.

À l'âge de neuf ans, Élodie Paradis entre au pensionnat des Soeurs de la congrégation de Notre-Dame à La Prairie, puis en 1854, elle se présente au noviciat des Soeurs de Sainte-Croix à Saint-Laurent (Montréal). En 1857, elle prononce ses voeux et reçoit le nom de soeur Marie-de-Sainte-Léonie, mais est communément appelée soeur Marie-Léonie.

Soeur Marie-Léonie enseigne dans trois écoles de la région de Montréal jusqu'en 1862, puis sa communauté l'envoie aux États-Unis. De 1862 à 1874, elle oeuvre à New York, en Indiana et au Michigan. En 1874, elle est invitée par la Congrégation de Sainte-Croix à prendre en charge un groupe de soeurs qui assume les travaux domestiques au collège Saint-Joseph, au Nouveau-Brunswick. Elle devient ainsi auxiliaire et collaboratrice des Pères de Sainte-Croix de ce collège dont l'enseignement est destiné aux Acadiens.

Le 31 mai 1880, soeur Marie-Léonie fonde l'Institut des Petites Soeurs de la Sainte-Famille au collège Saint-Joseph avec l'accord des Pères de Sainte-Croix. La nouvelle communauté est vouée au service domestique des collèges, des séminaires, des évêchés et des maisons de formation de prêtres. Soeur Marie-Léonie est dorénavant appelée mère Marie-Léonie et devient la supérieure de l'Institut.

En 1895, mère Marie-Léonie déménage la maison mère de sa communauté à Sherbrooke. Mgr John Sweeny, l'évêque de Saint-Jean, refusant d'accorder l'approbation canonique à la communauté, mère Marie-Léonie se tourne vers l'évêque de Sherbrooke, Mgr Paul Larocque, qui cherche du personnel pour son séminaire. En 1896, la communauté reçoit l'approbation canonique et prend rapidement de l'expansion dès ce moment. Mère Marie-Léonie envoie des soeurs pour assurer les services domestiques dans 42 maisons au Québec, en Ontario, au Nouveau-Brunswick et aux États-Unis. En 1912, plus de 600 religieuses sont des Petites Soeurs de la Sainte-Famille. Mère Marie-Léonie se fait aussi connaître par la population de Sherbrooke et de la région environnante pour ses nombreuses actions de charité.

Elle est décédée à Sherbrooke le 3 mai 1912.

En 1984, lors de sa visite au Canada, le pape Jean-Paul II béatifie celle qui devient bienheureuse mère Marie-Léonie. Il s'agit de la première cérémonie de béatification tenue en Amérique.

Ce personnage historique a été désigné en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel en 2016.

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Intérêt patrimonial

Ce personnage historique est désigné pour les motifs suivants:

Élodie Paradis, mieux connue sous le nom de mère Marie-Léonie, est la fondatrice et la première supérieure de l'Institut des Petites Soeurs de la Sainte-Famille, une communauté de religieuses se consacrant au service domestique des collèges, des séminaires, des évêchés et des maisons de formation de prêtres. Élodie Paradis entre chez les Soeurs de Sainte-Croix en 1854 et prononce ses voeux en 1857. Elle reçoit le nom de soeur Marie-de-Sainte-Léonie et est communément appelée soeur Marie-Léonie. Elle oeuvre dans la région de Montréal, aux États-Unis et au Nouveau-Brunswick. En 1874, elle est invitée par la Congrégation de Sainte-Croix à prendre en charge un groupe de soeurs qui assume les travaux domestiques au collège Saint-Joseph, au Nouveau-Brunswick. Le 31 mai 1880, elle y fonde l'Institut des Petites Soeurs de la Sainte-Famille et est appelée mère Marie-Léonie. Elle déménage la maison mère de sa communauté à Sherbrooke en 1895. L'année suivante, la communauté reçoit l'approbation canonique et prend rapidement de l'expansion dès ce moment. Mère Marie-Léonie envoie des soeurs pour assurer les services domestiques dans 42 maisons au Québec, en Ontario, au Nouveau-Brunswick et aux États-Unis. À son décès, plus de 600 religieuses sont des Petites Soeurs de la Sainte-Famille.

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Références

Notices bibliographiques :

  • AUGER, Christian. « La spiritualité victimale au Canada français. Étude de dix congrégations de religieuses au service du clergé ». Claretianum. Vol. 46 (2006), p. 361-412.
  • BIENVENUE, Louise et Guy LAPERRIÈRE. « Sans elles, le collège ne serait pas ce qu'il est». Le travail des Petites Soeurs de la Sainte-Famille dans les collèges classiques au Québec ». Histoire sociale/ Social History. Vol. XLVII, no 93 (2014), p. 5-35.
  • Centre Marie-Léonie Paradis. Centre Marie-Léonie Paradis [En Ligne]. http://www.centremarie-leonieparadis.com/
  • GAUTHIER, Jacques. Les Chemins de l'Évangile : entretiens avec Marie-Léonie Paradis. s.l. Novalis, 2012. 188 p.
  • JEAN, Marguerite. Évolution des communautés religieuses de femmes au Canada de 1639 à nos jours. Histoire religieuse du Canada. Montréal, Fides, 1977. 324 p.
  • LAPERRIÈRE, Guy. Histoire des communautés religieuses au Québec. Montréal, Vlb éditeur, 2013. 329 p.
  • LAPERRIÈRE, Guy. « L'implantation des communautés religieuses dans le diocèse de Sherbrooke ». Histoire Québec. Vol. 18, no 1 (2012), p. 18-20.
  • ROBILLARD, Denise. Mère Marie-Léonie, 1840-1912, fondatrice des Petites Soeurs de la Sainte-Famille. Montréal, Fides, 1984. 46 p.
  • ROBILLARD, Denise. « Paradis, Élodie (baptisée Alodie-Virginie), dite mère Marie-Léonie ». Bibliothèque et Archives Canada. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
  • VEILLETTE, Denise. Femmes et religions. Québec, Presses de l'Université Laval, 1995. 466 p.

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