Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Bague dite « jésuite »

Type :

Patrimoine mobilier (Bien archéologique)

Autre(s) nom(s) :

  • Bague à plaque dite « jésuite »
  • Bague de Jésuite
  • Bague jésuite
  • Bague sulpicienne

Région administrative :

  • Capitale-Nationale

Municipalité :

  • Québec

Date :

  • après 1704 – avant 1727 (Contexte archéologique)
  • 2003 (Découverte)
  • après 1650 – avant 1780 (Typologie)

Période :

  • Le Régime français (1534 à 1760)

Thématique :

  • Patrimoine autochtone (Patrimoine amérindien)
  • Patrimoine de la Nouvelle-France

Classification :

  • Bien archéologique > Objets personnels > Parure

Éléments associés

Patrimoine mobilier associé (1)

Inventaires associés (2)

Images

Description

La bague dite « jésuite » est un objet de parure en usage entre le milieu du XVIIe siècle et le troisième quart du XVIIIe siècle. L'anneau en bronze possède un diamètre extérieur mesurant 1,5 cm . La plaque, en forme de coeur, présente un décor composé d'un motif abstrait.

Provenance archéologique :

  • BiFl-5 > Opération 2 > Sous-opération AH > Lot 1v > Numéro de catalogue 76

Site de provenance :

  • Site archéologique de l'Île-aux-Tourtes

Contexte archéologique :

  • Campement
  • Militaire
  • Religieux

Fonctions / usages :

La bague dite « jésuite » est un objet de parure porté en Nouvelle-France à la fois par les Français et les Amérindiens. Elle joue également un rôle important dans les relations franco-amérindiennes.

Lieu de production :

  • Europe > France

Type de fabrication :

Artisanal

Technique de fabrication :

  • Brasure
  • Courbé
  • Découpé
  • Limé
  • Martelé

Matériaux :

  • Métal - métaux et alliages cuivreux (Bronze)

Technique de décoration :

  • Gravé

Dimensions :

  • diamètre extérieur : 1.5 centimètre(s)
  • diamètre intérieur : 1.2 centimètre(s)

Intégrité :

Objet entier (100% de l'objet)

Nombre de biens :

1

Numéro de l'objet :

  • Numéro archéologique : BiFl-5-2AH1v-76

Discipline :

  • Archéologie historique

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Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Classement Partie d'un objet patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 2015-08-13
 
Inventorié --
 

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Informations historiques

La bague dite « jésuite » est confectionnée dans un alliage de bronze à faible titre d'étain, un alliage qui se caractérise par sa couleur rougeâtre. Cette bague est associée au modèle de bague découpée-assemblée à décor gravé. Importé de France, ce modèle aurait transité par le port commercial de Bordeaux. Ce port commence à armer régulièrement des navires pour le Canada en 1671 et domine les échanges durant les deux dernières décennies du Régime français (vers 1740-vers 1760).

La mise en forme de la bague combine plusieurs techniques pour fabriquer la plaque et l'anneau, puis pour les assembler. La fabrication de la plaque s'effectue à partir d'une grande plaque de métal dans laquelle une petite plaque cordiforme est découpée à la scie. La fabrication de l'anneau débute par la confection d'un fil. Celui-ci est obtenu en coulant une tige de métal dans une lingotière, puis en l'étirant par martelage ou par tréfilage à la filière. Le fil est ensuite courbé par pliage à l'aide d'une pince à mâchoires cylindriques ou par martelage sur un triboulet. La dernière étape consiste à assembler la plaque et l'anneau par brasage.

La technique de décoration utilisée est la gravure. Celle-ci consiste à entamer la surface du métal à l'aide d'un outil tranchant, comme un burin ou une pointe-sèche.

La plaque en forme de coeur aurait une signification dans l'univers culturel amérindien. À l'époque des premiers contacts avec les Européens, plusieurs nations amérindiennes du nord-est américain considèrent le coeur comme le siège de la vie et du courage. Les parures décorées de ce motif sont très appréciées : elles permettent vraisemblablement d'accroître la force d'un individu ou d'évoquer sa bravoure. La signification du décor de type « motif abstrait » demeure toutefois inconnue.

En Nouvelle-France, la bague dite « jésuite » est un objet de parure porté à la fois par les Français et les Amérindiens. Elle joue également un rôle important dans les relations franco-amérindiennes.

Cette bague est mise au jour en 2003 sur un campement amérindien contemporain de la mission sulpicienne Saint-Louis de l'île aux Tourtes (1704-1727). À compter de 1710, la mission est doublée d'un fort de pieux, d'un corps de garde et d'une maison servant à loger une petite garnison militaire. Le campement, localisé à l'extérieur de l'enceinte fortifiée, aurait été fréquenté surtout durant la période estivale. La bague dite « jésuite » fait son apparition sur les sites archéologiques nord-américains après 1650 et perdure jusque vers 1770-1780.

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Évaluation d'inventaire

  • Numérisation de la collection archéologique de référence du Québec (2016 - )
    Société du musée d'archéologie et d'histoire de Montréal Pointe-à-Callière


  • La bague dite « jésuite » fait partie de la collection archéologique de référence du Québec parce qu'elle est représentative du type stylistique « motif abstrait », un décor peu répandu parmi les collections archéologiques québécoises. Elle a aussi été choisie en raison de son contexte archéologique de découverte, soit sur un site de mission sulpicienne.

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    Emplacement

    Region administrative :

    • Capitale-Nationale

    MRC :

    • Québec

    Municipalité :

    • Québec

    Arrondissement municipal :

    • La Cité

    Adresse :

    • 1825, rue Semple

    Localisation informelle :

    Laboratoire et Réserve d'archéologie du Québec

    Code Borden

    BiFl-5      

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    Références

    Contributeur de données :

    Laboratoire et Réserve d'archéologie du Québec

    Notices bibliographiques :

    • Archéotec inc. Île aux Tourtes. Interventions archéologiques 2006, BiFl-5. Rapport. Rapport de recherche archéologique [document inédit], Ministère de la Culture et des Communications/Ville de Vaudreuil-Dorion, 2007. 218 p.
    • Archéotec inc. Île aux Tourtes. Site BiFl-5. Fouilles archéologiques. Rapport de la campagne 2003. Rapport de recherche archéologique [document inédit], MCCQ/Vaudreuil-Dorion/Société archéologique et historique de l'Île aux Tourtes, 2004. 76 p.
    • MERCIER, Caroline. Bijoux de pacotille ou objets de piété? : les bagues dites « jésuites » revisitées à partir des collections archéologiques du Québec. Cahiers d'archéologie du CÉLAT, 34. Québec, Célat, 2012. 234 p.
    • MERCIER, Caroline. « La dérive stylistique des bagues dites « jésuites » : une thèse réévaluée à partir des collections archéologiques du Québec ». Archéologiques. No 26 (2013), p. 92-106.

    Multimédias disponibles en ligne :

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    Gouvernement du Québec

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