Répertoire dupatrimoineculturel du Québec

Porte Pacifique-Duplessis

Type :

Patrimoine immobilier

Région administrative :

  • Mauricie

Municipalité :

  • Trois-Rivières

Date :

  • 1938 (Installation du bien commémoratif)

Usage :

  • Fonction culturelle et récréative, loisir (Monuments et lieux commémoratifs)

Éléments associés

Patrimoine immobilier associé (1)

Personnes associées (2)

Inventaires associés (1)

Images

Description

La porte Pacifique-Duplessis est un monument commémoratif construit en 1938. Reprenant la forme d'un arc de triomphe, la structure en béton recouvert de crépi est divisée en trois sections. Celle du centre, la plus large, est coiffée d'un toit à deux versants. Un passage en forme d'arc surbaissé est aménagé dans chaque section. De style Art déco, cette porte est ornée sur ses deux faces de bas-reliefs en béton avec agrégat de granite qui représentent des événements et des thèmes majeurs de l'histoire trifluvienne. Des luminaires verticaux en fibre de verre, groupés par trois sur chaque pilier, éclairent le monument la nuit. Quatre dates sont inscrites dans des médaillons : 1617, 1634, 1738 et 1938. La porte Pacifique-Duplessis marque l'entrée principale du parc de l'Exposition à l'angle des boulevards des Forges et du Carmel. Elle est située au nord du centre-ville de Trois-Rivières.

Haut de la page

Statuts

Statut Catégorie Autorité Date
Inventorié --
 

Haut de la page

Informations historiques

La porte Pacifique-Duplessis est édifiée dans le cadre d'un vaste projet de réaménagement du parc de l'Exposition à Trois-Rivières. Ce site, occupé depuis la fin du XIXe siècle, accueille des expositions agricoles, des événements et diverses festivités.

Durant la crise économique des années 1930, des programmes gouvernementaux sont mis en place afin de doter les municipalités d'infrastructures nécessitant l'embauche d'une abondante main-d'oeuvre alors sans travail. La reconstruction des bâtiments du parc de l'Exposition et la porte Pacifique-Duplessis fait partie de ces mesures gouvernementales. L'ensemble du projet est achevé en 1938.

La Deuxième Guerre mondiale (1939-1945) éclate alors que le réaménagement du parc est à peine terminé. Pendant toute la durée du conflit, les lieux sont occupés par l'armée qui en fait un camp militaire. La porte Pacifique-Duplessis, qui constitue l'entrée principale du parc, est fermée à la circulation. Elle reprend son usage après la guerre.

Ce monument est érigé à la mémoire du frère Pacifique Duplessis, franciscain décédé à Québec en 1619 et considéré comme le premier maître d'école en Nouvelle-France. Missionnaire « aux Trois-Rivières », il enseigne aux Amérindiens entre 1616 et 1618. La porte commémore aussi les grandes étapes de l'histoire municipale et régionale avec ses bas-reliefs illustrant des thèmes majeurs : l'arrivée de Laviolette, fondateur de la Ville, la présence amérindienne, l'industrie des pâtes et papiers, la sidérurgie et l'énergie hydroélectrique.

La porte Pacifique-Duplessis bénéficie d'une restauration complète en mai 1996. Quelques interventions sont aussi effectuées en 2009 et en 2010. Le monument sert encore aujourd'hui d'accès au site de l'Exposition. Les voitures de course du Grand Prix de Trois-Rivières franchissent notamment son seuil chaque année.

Haut de la page

Évaluation d'inventaire

  • Inventaire du patrimoine bâti de Trois-Rivières (2009 - 2010)
    Ville de Trois-Rivières


  • La valeur patrimoniale de la porte Pacifique-Duplessis repose notamment sur son intérêt historique. Ce monument est édifié dans le cadre d'un vaste projet de réaménagement du parc de l'Exposition, en période de crise économique. En effet, des programmes gouvernementaux sont mis en place durant la Grande Crise des années 1930 pour doter les municipalités d'infrastructures nécessitant l'embauche d'une abondante main-d'oeuvre alors sans travail. La porte Pacifique-Duplessis, et dans un contexte plus large, tous les bâtiments et structures du parc de l'Exposition, s'inscrivent dans ces mesures. La Deuxième Guerre mondiale (1939-1945) éclate alors que le réaménagement du parc est à peine terminé. Pendant toute la durée du conflit, les lieux sont occupés par l'armée qui en fait un camp militaire. La porte Pacifique-Duplessis, qui constitue l'entrée principale du parc, est fermée à la circulation. Elle reprend son usage après la guerre, et sert encore aujourd'hui d'accès au site.

    La valeur patrimoniale de la porte Pacifique-Duplessis tient également à ses intérêts architectural et artistique. L'oeuvre est conçue par l'architecte Jules Caron (1885-1942), qui réalise aussi les plans de plusieurs bâtiments du parc de l'Exposition, dont la bâtisse industrielle et la « vacherie ». Issu d'une famille d'architectes très actifs dans la région, Caron construit à Trois-Rivières de nombreuses résidences et quelques édifices publics, dont un bureau de poste (1933-1936), une succursale de la Banque Nationale (1935) et une école de papeterie (1937). Pour les bâtiments du parc de l'Exposition, il s'inspire du style Art déco issu de l'Exposition des arts décoratifs et industriels modernes qui a eu lieu à Paris en 1925. Ce style, en vogue au Québec à partir de la fin des années 1920, est caractérisé, entre autres, par une accentuation de la verticalité, par des surfaces claires et lisses, par des jeux de volumes composés de retraits et de saillies et par une simplification géométrique des ornements. La porte Pacifique-Duplessis est représentative de ce courant par ses surfaces en béton recouvertes de crépi, par la forme en escalier du sommet de ses piliers, par ses luminaires verticaux et ses frises ornées de motifs géométriques. Les bas-reliefs de la structure sont aussi le fruit d'une fine recherche artistique. Ceux-ci sont conçus par le sculpteur Jean-Jacques Cuvelier et réalisés par Télémaire Auger, tailleur de pierre. Ces images s'intègrent harmonieusement à l'ensemble et contribuent à créer un effet monumental.

    La valeur patrimoniale de la porte Pacifique-Duplessis réside en outre dans son intérêt symbolique. Le monument commémore les grandes étapes de l'histoire municipale et régionale. Il est dédié à la mémoire du frère Pacifique Duplessis, franciscain décédé à Québec en 1619 et considéré comme le premier maître d'école en Nouvelle-France. Missionnaire « aux Trois-Rivières », il enseigne aux Amérindiens entre 1616 et 1618 dans une cabane construite sur le Platon. Cette scène est d'ailleurs illustrée dans un des bas-reliefs de la porte. Les autres bas-reliefs rappellent quant à eux divers moments ou événements importants à Trois-Rivières et en Mauricie, comme l'arrivée de Laviolette, fondateur de la Ville, la présence amérindienne, l'industrie des pâtes et papiers, la sidérurgie et l'énergie hydroélectrique. Le monument porte également l'inscription de quatre années : 1617 pour la présence du frère Pacifique Duplessis à Trois-Rivières, 1634 qui marque la fondation de la Ville, 1738 où a lieu l'allumage du haut fourneau des forges du Saint-Maurice et, enfin, 1938, année où la porte est construite. Par sa lecture suggestive du passé, la porte Pacifique-Duplessis alimente le sentiment d'appartenance des citoyens de la ville et de la région.
    Source : Municipalité de Trois-Rivières, 2010.

    Haut de la page

    Emplacement

    Region administrative :

    • Mauricie

    MRC :

    • Trois-Rivières

    Municipalité :

    • Trois-Rivières

    Adresse :

    • 1600, rue des Forges

    Haut de la page

    Références

    Notices bibliographiques :

    • GÉLINAS, Hélène, Daniel ROBERT, Louise VERREAULT-ROY et René VERRETTE. Inventaire des plaques et monuments commémoratifs, suivi d'un relevé des lieux-dits et des toponymes trifluviens. Trois-Rivières, Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières, 1994. s.p.
    • Patrimoine trifluvien. No 2 (1992).
    • ROBERT, Daniel. « Une action née de l'urgence ». Continuité. No 77 (1998), p. 23-25.

    Multimédias disponibles en ligne :

    Haut de la page

    Gouvernement du Québec

    © Gouvernement du Québec, 2013